- BÉNÉFICES DES SOCIÉTÉS EN 2009 OU POUR L’ANNÉE FISCALE LA PLUS RÉCENTE
- Banque Royale du Canada 3,858 milliards $ - - - - Banque de Nouvelle-Écosse 3,547 milliards - - - - $ La Banque Toronto-Dominion 3,120 milliards $ - - - - Research In Motion Ltd. 2,731 milliards $ - - - - EnCana Corp. 2,124 milliards $ - - - - Canadian National Railway Co. 1,854 milliard $ - - - - Teck Resources Ltd. 1,831 milliard $ - - - - Banque de Montréal 1,787 milliard $ - - - - BCE Inc. 1,738 milliard $ - - - - Great-West Lifeco Inc. 1,699 milliard $ - - - - Canadian Natural Resources Ltd. 1,580 milliard $ - - - - Compagnie Pétrolière Impériale Ltée 1,579 milliard $ - - - - Enbridge Inc. 1,562 milliard $ - - - - Rogers Communications Inc. 1,478 milliard $ - - - - Power Financial Corp. 1,439 milliard $ - - - - Husky Energy Inc. 1,416 milliard $ - - - - Financière Manuvie 1,402 milliard $ - - - - TransCanada Corp. 1,380 milliard $ - - - - Banque Canadienne Impériale de Commerce 1,174 milliard $ - - - - Suncor Energy Inc. 1,146 milliard $ - - - - Potash Corp. of Saskatchewan Inc. 1,127 milliard $ - - - - Cameco Corp. 1,099 milliard $ - - - - George Weston Ltd. 1,035 milliard $ - - - - TELUS Corp. 998 millions $ - - - - Fairfax Financial Holdings Ltd. 977 millions $ - - - - Thomson Reuters Corp. 963 millions $ - - - - Banque Nationale du Canada 854 millions $ - - - - Bombardier Inc. 786 millions $ - - - - Power Corp. of Canada 682 millions $
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« Avez-vous déjà fait
votre don pour gonfler les bénéfices des sociétés ? »
La vraie histoire derrière le
gel salarial de McGuinty
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Dalton McGuinty veut vous voir
travailler à salaire réduit
À partir
de cette année, le premier ministre de l'Ontario demande à un million de
travailleurs de la fonction publique provinciale d'accepter un gel salarial de
deux ans. Selon lui, le gel salarial protégera les services et les emplois. Il
dit aussi qu'il aidera à réduire la dette. D'après lui, les travailleurs
provinciaux bénéficient d’augmentations salariales depuis trop longtemps.
La
réalité est bien différente. Voici ce que vous devriez savoir :
Le gel des salaires n'est pas un « gel »
On peut
croire qu'avec un « gel » salarial, votre revenu familial ne change pas. Mais
ce n'est pas vrai. En fait, en situation de gel, votre salaire est réduit du
taux d'inflation. Pour le moment, un gel vous coûterait deux pour cent la
première année et quatre pour cent la deuxième année.
Ce n'est
pas rien. Si vous gagnez 40 000 $ par année, une réduction de quatre pour cent
représente 1 600 $. Et même une fois que le gel prend fin, ce montant
continuera de manquer sur votre salaire les années suivantes. Inutile de dire
que vous le perdriez pour toujours.
Le gel des salaires est une injustice
En vertu
du programme de McGuinty, un travailleur d'un foyer de groupe qui gagne 25 000 $
par année paiera 1 000 $ par année pour réduire la dette. Le spécialiste des
services de banque d'investissement qui a gagné 12 millions de dollars l'an
dernier ne paiera pas un cent de plus.
C'est
tout simplement injuste.
Une
autre raison pourquoi c'est injuste ? Le gel des salaires touche plus durement
les femmes. Pour chaque dollar gagné par un homme en Ontario, une femme gagne
85 cents. Les femmes comptent pour 60 pour cent des fonctionnaires (82 pour
cent dans les soins de santé et services sociaux). Le gel des salaires
entraînera une diminution des salaires des femmes dans chaque communauté
ontarienne.
Le
déficit budgétaire provincial est dû à la récession mondiale; il n'a rien à voir
avec vos salaires. Il n'est pas juste que les travailleurs du secteur public
soient les seuls à payer.
Les
augmentations dans le secteur public suivent derrière celles du secteur privé
Malgré les dires du premier ministre,
votre salaire n'augmente pas trop vite.
Les salaires au sein du secteur
public ont augmenté dernièrement, oui, mais seulement après des années de
pertes. Les salaires au sein du secteur public (après inflation) ont baissé
considérablement dans les années 1990. Il est vrai qu’ils ont remonté la pente,
mais cela a quand même pris 16 ans. En 2008, une travailleuse typique du
secteur public gagnait le même salaire qu'en 1992. Les règlements salariaux
dans le secteur public depuis 1992 sont quatre pour cent inférieurs à ceux du
secteur privé.
Votre argent
financera les réductions d’impôt des sociétés
Si l'argent que le gouvernement
économise en bloquant les salaires allaient aux emplois ou aux services publics,
ou même à la dette, ce serait une chose, mais ce n'est pas le cas.
Chaque dollar auquel les membres du
SEFPO renoncent en raison du gel salarial est ajouté aux bénéfices de sociétés
comme la Banque Royale du Canada, Rogers et l'Impériale.
Chaque dollar auquel les membres du
SEFPO renoncent en raison du gel salarial est ajouté aux bénéfices de sociétés
comme la Banque Royale du Canada, Rogers et l'Impériale.
Le
gouvernement économisera 1,8 milliard de dollars par année une fois le gel
salarial entièrement mis en place. Rien qu'avec les réductions d'impôt qu'on
envisage de leur accorder, les grandes entreprises vont économiser 2,4 milliards
de dollars par année.
Pourquoi
une travailleuse d'une société d'aide à l'enfance, une agente de correction ou
une commise à l'admission collégiale devrait-elle mettre son argent dans un seau
troué ? Pourquoi devrait-elle payer pour remplir les poches de dirigeants de
banque et PDG de compagnie téléphonique ? La réponse est simple, elle ne
devrait pas !
La réduction d’impôt des sociétés ne permettra pas de créer
des emplois
Les
sociétés prétendent que les réductions d'impôt permettent de créer des
investissements et des emplois. Mais après 10 années de réductions des impôts
des sociétés en Ontario, le taux d'investissement a en fait
baissé.
Les
sociétés paient déjà peu d'impôts, comme l'admet le gouvernement. Une étude
effectuée en 2010 par la société d'experts-conseils KPMG montre que les impôts
des sociétés sont beaucoup plus bas en Ontario qu'ils ne le sont aux États-Unis
et chez nos concurrents clés. Et, comme le dit KPMG, le facteur impôts ne
compte que pour 14 pour cent des décisions en ce qui concerne l'endroit où
investir. Cela signifie que des choses comme une main-d'œuvre éduquée et les
soins de santé publics jouent un rôle clé dans l'apport d'emplois en Ontario.
Dans son
budget 2010, le gouvernement du Canada a calculé le rendement de différents
investissements et dépenses. Chaque dollar en réductions de l'impôt frappant
les sociétés stimulerait l'économie de 30 cents, selon le gouvernement. Chaque
dollar dépensé sur les « autres mesures de dépenses » (services publics)
stimulerait l'économie de 1,40 $.
En
d'autres termes, le meilleur investissement pour l'Ontario en ce moment, c'est
les services publics.
La réduction d’impôt des sociétés nuit à l'Ontario
Si en
réduisant les impôts des sociétés nous ne créons pas d'emplois, à quoi donc
servent ces réductions en Ontario ? Voici ce à quoi elles servent : à réduire
le financement des services de santé et autres services essentiels. À réduire
les salaires et le nombre d'emplois. Et à augmenter la dette provinciale.
C'est
aussi simple que ça. La réduction des impôts des sociétés nuit à l'Ontario.
Il est temps que les sociétés paient leur part
Les
habitants de l'Ontario ne soutiennent pas les réductions de l'impôt des
sociétés. Pas pour le moment. Dans un sondage effectué au mois d'août dernier
auprès de 1 000 Ontariens par l'entreprise de sondage Angus Reid, un
spectaculaire 81 pour cent avaient répondu qu'ils approuvaient l'augmentation
des impôts des sociétés pour réduire la dette.
Les
habitants de l'Ontario travaillent depuis des décennies pour enrichir les
sociétés. Il est temps que les sociétés fassent leur part pour la province. |