Le Fonds « vivez et laissez vivre » du SEFPO a pour objet de venir en aide aux organismes qui luttent contre les ravages faits par le VIH/SIDA en Afrique et au Canada.Cette maladie détruit les mœurs de nombreuses nations africaines. Des parents meurent du VIH/SIDA,
laissant souvent leurs propres parents en charge de leurs enfants, qui, dans certains cas, sont eux-mêmes déjà porteurs du virus. Une génération entière de travailleurs productifs souffre, laissant de nombreuses sociétés africaines en plein désarroi. Les structures familiales et les secteurs de l’éducation, du logement et des soins de la santé
vont rapidement à vau-l’eau. Les peuples africains ont besoin d’aide pour faire face aux dévastations de la maladie.
Ici, au Canada, les défis à relever sont différents. Nous maîtrisons le HIV/SIDA. Nous n’avons toujours pas trouvé de cure, mais la vie d’une personne qui en est atteinte peut être prolongée de plusieurs années. Malgré cela, il est important de noter que certains Canadiens n’ont pas accès aux
médicaments coûteux dont ils ont besoin. Pas plus qu’ils n’ont accès aux soins particuliers qui leur sont essentiels lorsqu’ils sont au plus mal. Et nos enfants et nos jeunes ont encore besoin de programmes de prévention.
Nous ne pouvons ignorer la souffrance d’autrui. Nous partageons un sens d’humanité avec nos voisins du monde entier, quelles que soient leurs convictions religieuses ou politiques. C’est pourquoi les délégués du congrès du SEFPO de 2003 ont voté à l’unanimité en faveur de la création du Fonds
« vivez et laissez vivre ». Depuis le congrès de 2003, les membres se sont engagés à mettre sur pied toutes sortes d’activités de levée de fonds au niveau des sections locales du SEFPO dans toute la province. Nous pouvons faire une différence !
Le Fonds comment fonctionne-t-il ?
Tous les dons versés au Fonds « vivez et laissez vivre » du SEFPO sont déposés dans un compte séparé. Les membres du SEFPO peuvent cotiser individuellement ou contribuer au montant forfaitaire versé chaque année par leur section locale, le cas échéant. Le siège social du SEFPO double les fonds
recueillis par les sections locales, lesquels sont distribués deux fois par année aux organismes et projets qui oeuvrent directement avec des personnes vivant avec le VIH/SIDA.
Où vont les fonds recueillis ?
Soixante-quinze pour cent des fonds recueillis par le Fonds « vivez et laissez vivre » vont à des organismes africains choisis en partenariat avec la Fondation Stephen Lewis en fonction du caractère méritoire de leurs projets. Vingt-cinq pour cent des fonds sont versés en Ontario à des
programmes dignes de les recevoir.
Que puis-je faire pour aider davantage ?
- Faites preuve de créativité ! Votre section locale peut mettre sur pied un poste de lavage de voitures, des tirages au sort à parts égales, un bingo – ou n’importe quoi d’autre – pour recueillir des fonds pour le Fonds.
- On a récemment fait droit au grief d’une section locale des collèges communautaires; la décision fut que la direction verse directement le gain découlant du règlement dans le Fonds « vivez et laissez vivre ».
- Envisagez de vous porter bénévole au sein d’un organisme qui vient en aide aux personnes qui vivent avec le VIH/SIDA. Servez-vous de vos aptitudes pour participer à diverses activités, comme aider à la création d’un bulletin ou à la construction d’une rampe.
- Demandez à vos collègues s’ils seraient d’accord de verser un cent par mois des gains de la section locale dans le Fonds. Discutez-en en groupe dans le cadre d’une réunion de votre section locale.
- Vendez les épinglettes rouges (que vous pouvez vous procurer au SEFPO) et remettez le produit de vos ventes au Fonds.
- Visitez le site Web du SEFPO pour vous tenir au courant des activités de levée de fonds organisées à travers la province.
Faits sur le VIH/SIDA
Afrique du sud du Sahara
- Trois quarts de toutes les personnes qui ont le VIH/SIDA vivent en Afrique du sud du Sahara. Quatre-vingt-dix pour cent d’entre elles ne savent pas qu’elles ont la maladie.
- Plus de 30 000 Africains ont accès aux médicaments antirétroviraux nécessaires.
- Un des parents de onze millions d’enfants est mort du VIH/SIDA, et parfois les deux parents. L’UNICEF estime que ce chiffre aura doublé en 2010.
- Près de 90 pour cent de ces orphelins sont pris en charge par des membres de leur famille élargie – la grand-maman, le plus souvent.
- En Zambie, un adulte sur cinq vit avec le VIH/SIDA. L’espérance de vie est passée de 58 ans à 37 ans dans les 15 dernières années.
- Le Botswana accuse l’incidence de VIH/SIDA la plus élevée. Entre 35 et 40 pour cent des personnes âgées de 15 à 49 ans sont infectées.
Canada
- Dans les pays développés, les antirétroviraux ont permis de faire duVIH/SIDA une affection chronique maîtrisable.
- Le gouvernement canadien a promis d’amender la loi sur les brevets pour permettre la fabrication et l’exportation de médicaments génériques à prix modiques.
- L’Organisation mondiale de la santé s’est fixée l’objectif de faire en sorte que trois millions de personnes – pour la plupart en Afrique – suivent un traitement d’ici à 2005, à un coût annuel d’environ 150 $ par personne.
Ontario
- L’épidémie de VIH en Ontario n’est pas stabilisée.
- Le prix d’une réserve de deux semaines de médicaments contre le VIH/SIDA se monte à quelque 1 600 $.
- Selon la Black Coalition for AIDS Prevention, les jeunes femmes de 14 à 24 ans forment le groupe avec la croissance des cas de VIH/SIDA la plus rapide au sein de la communauté noire de Toronto.
Femmes
- C’est parmi les femmes qu’on retrouve le taux de croissance du VIH le plus rapide au Canada.
- Plus de 26 pour cent des nouveaux diagnostics posés en 2001 en Ontario concernaient des femmes.
- Plus d’un quart des nouvelles infections à VIH au pays touchent des femmes, comparativement à moins de 10 pour cent il y a dix ans.
- La tendance semble être d’exclure les femmes des essais et recherches cliniques menés au Canada sur le VIH/SIDA.
Jeunes gens
- Environ 10,3 millions de personnes âgées de 15 à 24 ans vivent avec le VIH/SIDA. Dans le monde, on attribue la moitié des nouvelles infections aux jeunes gens.
- En Ontario, environ 22 000 personnes sont séropositives. Environ 17 pour cent ont entre 18 et 29 ans. Et environ 61 pour cent de ces personnes vivent dans la Région du Grand Toronto.
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