Lorsque vous pensez à la province de l’Ontario, quelles sont les
images qui vous viennent d’abord à l’esprit?
Pour bon nombre d’entre nous, l’+-Ontario évoque le Bouclier canadien,
les forêts et les lacs, les eaux poissonneuses et l’abondance de la
faune sauvage – en un mot, la NATURE.
Le ministère provincial des Richesses naturelles (MRN) a
l’importante tâche d’administrer et de protéger le milieu naturel au
nom des citoyens de l’Ontario. Toutefois, au cours des 15 dernières
années, le budget du MRN a subi des coupes sombres.
Le SEFPO représente plus de 4 300 fonctionnaires du MRN. Nous nous
sommes fixé pour objectif de rebâtir le MRN afin qu’il puisse de
nouveau remplir le rôle qui lui a été dévolu par les Ontariens. Avec
le dépôt prochain du budget provincial et les élections provinciales
fixées au 4 octobre 2007, le moment ne saurait être mieux choisi.
Pour en savoir davantage sur le SEFPO, visitez notre site :
www.sefpo.org
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Le budget du MRN
Pour l’exercice 2006-2007, le budget global du Ministère a été
inférieur de 24 %, en chiffres constants, à celui de l’exercice
1992-1993. Quant au budget consacré aux opérations du ministère
proprement dites (à l’exclusion des transferts à l’industrie et
autres organismes externes), il a accusé une baisse de 31 %. En
2006-2007, le budget du MRN a subi – sans compter les transferts –
une réduction de 5 % en chiffres constants, réduction qui a eu de
profondes répercussions sur de nombreux
tableaux.
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Agents de protection de la nature
Diminution du nombre d’agents
En 1992, il y avait, en Ontario, 257 agents de protection de la
nature (APN) en uniforme sur le terrain. En juillet 2006, le MRN ne
comptait plus que 173 APN en uniforme sur le terrain et 26 autres
APN chargés d’enquêtes spéciales, soit 199 agents au total. Il y a
maintenant 84 APN de moins qu’en 1992 pour veiller à l’application
de la loi sur le terrain (une réduction de 31 %) et 58 agents de
moins pour veiller à l’application générale de la loi (une réduction
de 23 %).
Compression des dépenses de fonction des agents
Les agents de protection de la nature ont des frais importants :
essence (pour camions, bateaux, VTT), réparations de véhicules,
factures de téléphone cellulaire, uniformes, repas, etc. Or,
l’ampleur des compressions en la matière paralyse l’action de ces
agents. Selon l’estimation la plus fiable, le budget actuel ne
représenterait que la moitié de celui de l’an dernier.
« Je ne vois pas comment je pourrais être plus clair », écrivait, en
septembre, un superviseur de l’application des règlements aux agents
de protection de la nature sous ses ordres. « Il est IMPÉRATIF que
vous teniez le compte de vos frais d’essence. Cela signifie que
lorsque vous avez atteint la somme de 400 $ [par mois], vous devez
mettre le camion au garage pour le reste du mois et travailler au
bureau. »
Voici quelques faits généraux concernant le travail des agents de
protection de la nature en 2006 :
•
Le ministère s’est montré plutôt réticent à révéler les chiffres par
écrit. Les objectifs de réduction de coûts sont, pour la plupart,
communiqués aux intéressés par le biais de réunions en face à face.
• À l’époque de Mike Harris, chaque APN disposait d’environ 15 500 $
par an pour couvrir les frais liés à ses fonctions, soit 300 $ par
semaine. Le prix de l’essence était alors de 59 cents le litre.
Cette année, les APN qui obtiendront la moitié de cette somme
pourront s’estimer chanceux, puisqu’il est courant pour un agent de
recevoir, en tout et pour tout, 100 $ par semaine.
• Il paraît que, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, certains
chefs de district auraient économisé tout au long de l’année pour
pouvoir envoyer des agents sur le terrain durant la saison automnale
de chasse à l’orignal. Il n’en reste pas moins que la plupart des
districts n’ont pas eu de patrouilles régulières durant la saison de
la chasse et se sont contentés de répondre aux appels du public.
• On a demandé aux APN de réduire de 40 % l’ensemble de leurs
objectifs relatifs à l’application de la loi. Les objectifs initiaux
avaient été établis en avril 2006, à l’aide d’une analyse fondée sur
le risque pour déterminer des domaines prioritaires. La réduction de
40 % affectera donc des domaines déjà définis comme étant à haut
risque.
• On a dit aux APN qu’il leur faudrait dorénavant se concentrer sur
les domaines prioritaires, les deux priorités essentielles étant la
sécurité du public et la protection des espèces en voie de
disparition. Or, ces deux domaines ne représentent qu’une fraction
du travail des APN. En général, c’est à la police qu’il revient de
s’occuper des questions de sécurité publique; quant au travail lié à
la protection des espèces, il est limité.
• La tâche essentielle des APN, qui est de veiller de façon continue
à l’application des règlements sur la chasse et la pêche, ne pourra
plus être assurée que très sporadiquement. En raison de l’immensité
des territoires à couvrir et de l’insuffisance des sommes affectées
aux frais d’essence, les patrouilles régulières destinées à prévenir
les infractions sont désormais un souvenir du passé. Les patrouilles
en bateau ont elles aussi été réduites. Ainsi, les APN sont de moins
en moins au fait de ce qui se passe sur le terrain.
• Les APN pourront, en certains cas, continuer à agir sur la foi des
renseignements qui leur seront communiqués (l’an dernier, le MRN a
lancé une ligne téléphonique de dénonciation), mais l’expérience a
montré que bien souvent, les infractions signalées qui se produisent
dans une région éloignée ou qui ne se rapportent aux deux priorités
essentielles ne sont pas prises en compte.
• Le budget de fonctionnement du système de services de
renseignements (Investigation and Intelligence Section) a été amputé
d’environ 60 %. Le IIS a pour tâche principale de mener des
enquêtes, notamment au moyen d’opérations d’infiltration, sur les
activités commerciales menaçant la vie sauvage : traffic de
vésicules biliaires d’ours et de trophées de chasse, pêche
commerciale illégale, etc. Les dépenses de fonctionnement de la
section, qui se montaient normalement à 250 000 $ par an, se
situeront cette année aux environs de 100 000 $.
• Le programme APN-pilotes (Flying CO) du MRN, primé pour son
efficacité, a été supprimé et deux APN-pilotes ont reçu un avis de
statut d’excédentaire. Pendant des années, ce programme avait permis
l’accès aux zones isolées et vulnérables de la province, en
particulier dans le Nord. Au MRN, on affirme que les APN utiliseront
désormais les services d’aviation du ministère – ce dont il est
permis de douter puisqu’une heure de vol coûte plus de 500 $.
L’abandon du programme APN-pilotes marque la fin de toutes mesures
efficaces dans la majeure partie du Nord de l’Ontario.
• La plupart des APN se sont vu attribuer suffisamment d’heures
supplémentaires pour travailler un jour férié ainsi que huit heures
de plus par an.
• Le MRN a réduit le nombre de camions à la disposition des APN.
Dorénavant, il ne sera pas rare que trois agents se partagent deux
véhicules. En 1992, lorsque le ministère employait 257 agents, il y
avait 257 véhicules de patrouille. À l’heure actuelle, il n’y a plus
que 110 à 120 véhicules pour 173 agents sur le terrain.
• Le MRN a réduit le nombre d’ordinateurs à la disposition des APN.
À présent, ses agents devront se les partager.
• Le MRN a investi plusieurs dizaines de millions de dollars dans la
construction de chemins d’exploitation forestière. Ces chemins
ouvrent de nouveaux lacs à la pêche et de nouvelles terres à la
chasse. En raison du relâchement général au chapitre du contrôle de
l’application des lois et des règlements, les pêcheurs et les
chasseurs pourront revivre l’expérience de la conquête de l’Ouest.
• Avec les coupures imposées aux patrouilles, alliées à
l’élimination des services au comptoir, les employés du MRN perdront
contact avec la réalité sur le terrain. Ils ne disposeront plus de
l’information et des renseignements secrets nécessaires à la prise
de décisions efficaces en matière de gestion et d’application de la
loi.
• Avec tous ces changements, les braconniers pourront s’en donner à
cœur joie.
Le 31 juillet 2006, le SEFPO a demandé, en vertu de la Loi sur
l’accès à l’information, à prendre connaissance des chiffres exacts
concernant les budgets affectés aux agents de protection de la
nature. Le MRN n’a pas fait preuve d’un empressement excessif pour
communiquer ces renseignements. Le 3 octobre, une conférence
téléphonique avec les hauts fonctionnaires, John Maffei, Terry
Langdon et Rick Stankiewicz, a permis de clarifier les
renseignements visés par la demande.
Réduction
du
contrôle de l’application des lois et règlements
Le tableau ci-dessous, communiqué au SEFPO par le MRN aux termes de
la Loi sur l’accès à l’information, illustre la réduction de
l’activité des agents de protection de la nature durant l’exercice
2005-2006 par rapport à l’exercice 2004-2005.
|
Exercice |
Nombre d’interpel-lations |
Nombre d’avertis-
sements |
Nombre d’incul-pations |
Cas en instance |
Cas réglés |
Nombre de condamna-tions |
Total des amendes |
|
2004-2005 |
281 994 |
9 541 |
9 152 |
453 |
8 699 |
6 994 |
1 894 876,91 $ |
|
2005-2006 |
263 116 |
8 934 |
8 104 |
1 318 |
6 786 |
5 638 |
1 415 636,02 $ |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Total des réductions |
- 18 878 |
- 607 |
- 1 048 |
865 |
- 1 913 |
- 1 356 |
- 479 240,89 $ |
Ces chiffres indiquent une baisse de 7 % au niveau des
interpellations, 6 % au niveau des avertissements, 11
% au niveau des inculpations, 22 % au niveau des cas réglés,
19 % au niveau des condamnations et 25 % au niveau
des amendes perçues.
Pour l’exercice 2006-2007, lorsque les réductions les plus
importantes auront été effectuées, les chiffres ne pourront
qu’indiquer un déclin plus marqué.
La
déclaration du ministre :
Interrogé, le 5 juin 2006, par deux députés conservateurs (Bill
Murdoch et Bob Runciman), le ministre des Richesses naturelles,
David Ramsay, déclarait :
« Nous allons avoir un ministère des Richesses naturelles puissant.
Le ministre va le piloter et il va le gérer de manière très
efficiente…. Nous parlons aux intervenants qui s’intéressent de près
à ce que nous administrons, du point de vue du ministère. Nous
travaillons en étroite collaboration avec eux. Nous cherchons à
établir davantage de partenariats avec des personnes susceptibles de
nous aider à remplir un grand nombre de fonctions dont,
traditionnellement, nous avions assumé la charge. Nous allons nous
assurer que les ressources naturelles fassent l’objet d’une saine
gestion par le ministère. Nous le devons bien aux citoyens de
l’Ontario...
Au ministère, nous nous acquittons de toutes les fonctions dont nous
avons la responsabilité. Il va sans dire que le programme des agents
de protection de la nature est un programme très important en
Ontario; là encore, nous avons diverses méthodes. Comme vous le
savez, nous avons annoncé cette année la création d’une ligne
téléphonique qui a permis de recevoir un grand nombre d’appels du
public. Le public souhaite aider le ministère à veiller à
l’application des règlements car les chasseurs et pêcheurs à la
ligne respectueux des lois ne veulent pas voir les braconniers
exploiter les ressources; ils jouent donc un plus grand rôle en
aidant nos agents de protection de la nature à effectuer leurs
patrouilles. Nous avons renforcé notre unité de renseignements et ce
que nous avons fait, c’est de cibler les domaines où nous
rencontrons des problèmes particuliers.
J’apprécie beaucoup les renseignements que le député vient de nous
communiquer car lorsque nous obtenons de tels renseignements, nous
pouvons nous concentrer sur ces domaines et bien faire respecter les
règles relatives à nos ressources. »
En
clair :
« Les pêcheurs à la ligne et les chasseurs nous appelleront s’il y a
un problème sur le terrain. Les agents de protection de la nature
peuvent demeurer dans les bureaux. »
La
réponse du SEFPO
On ne peut pas assurer l’application des lois et règlements sans
avoir d’agents sur le terrain. À moins que le MRN ne prenne des
mesures immédiates, les populations de poissons et du reste de la
faune sauvage subiront des pertes sévères. Le ministère doit engager
davantage d’agents de protection de la nature (en commençant par
rétablir le nombre d’employés sur le terrain à ce qu’il était en
1992) et affecter des fonds suffisants pour couvrir les frais des
agents sur le terrain.
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Les parcs provinciaux
Le 28 avril 2006, le SEFPO prenait connaissance de la décision du
ministère d’effectuer d’importantes réductions du nombre de
travailleurs saisonniers dans 80 parcs provinciaux :
• 293,5 contrats saisonniers débutant à une date plus
tardive que celle de l’année précédente;
• 319 contrats saisonniers prenant fin à une date plus avancée
que celle de l’année précédente;
• 61 contrats saisonniers touchés par une réduction d’horaire
(36,25 heures par semaine au lieu de 40)
• 47 emplois saisonniers vacants non comblés;
• 82 postes d’étudiants à temps plein non comblés;
• 10 emplois saisonniers supprimés.
Au total, ces coupures équivalaient à 226 emplois d’été de 15
semaines. Sur la base des chiffres communiqués par le Ministère pour
juillet 2005, il s’agissait là d’une réduction de 19 % au niveau des
emplois saisonniers et des emplois réguliers d’étudiants. La
direction du MRN avait alors déclaré que les coupures permettraient
d’économiser quelque 2,4 millions de dollars.
Les coupures d’emplois ont affecté les gardiens de parc, les
interprètes du patrimoine, le personnel chargé de l’entretien et le
personnel administratif. Au nombre des répercussions durant la
saison estivale :
• Au parc du lac Six Mile (près de la baie
Georgienne), le centre d’interprétation n’était ouvert qu’un jour
par semaine, contre 3 à 4 heures par jour en 2005.
• Au parc du lac Bass (près d’Orillia) et au parc
McRae Point (au bord du lac Simcoe), le personnel chargé de
l’entretien était si restreint qu’il ne suffisait plus à la tâche :
tonte du gazon, peinture, débroussaillage des pistes.
• Au parc Springwater (près de Barrie), le bureau
était fermé en fin de semaine.
• Au parc du lac Supérieur (près de Wawa), il n’y
avait plus de gardien à l’entrée Nord.
• Au parc d’Esker Lakes (au nord du lac de Kirkland), les
randonnées guidées (indiquées sur le site Web) et les activités
destinées aux enfants ont été supprimées. Il a fallu fermer les
aires de camping, faute de pouvoir les entretenir.
• Au parc du lac Sandbar (au nord d’Ignace), il n’y
avait plus de quart de nuit pour assurer le paiement des droits
d’entrée par les visiteurs, ce qui s’est traduit par une perte de
revenus pour le parc.
• Enfin, par mesure d’économie, de nombreux parcs ont, en fin de
saison, fermé leurs portes plus tôt qu’à l’ordinaire.
La
déclaration du ministre :
Citée par Hansard, 5 juin 2006 :
« Comme le sait le député, les parcs constituent l’un des deux
comptes spéciaux au sein du gouvernement de l’Ontario, le second
étant constitué par les revenus de la chasse et de la pêche à la
ligne. Dans ce compte spécial, nous en sommes maintenant
pratiquement au point d’équilibre grâce aux rentrées de revenus des
parcs permettant l’exploitation de ces parcs. Nous nous efforçons de
gérer dans les limites de ce budget. Je tiens à répéter au député
que, compte tenu de l’augmentation des coûts affectant les parcs, il
me semble que vous seriez le premier à vous élever pour me critiquer
si je décrétais tout à coup une majoration importante des droits de
camping, majoration qui pourrait rendre prohibitif, pour beaucoup de
familles ontariennes, l’accès à nos parcs. Nous allons donc contenir
les droits d’entrée à un niveau raisonnable et abordable pour que
tous les Ontariens puissent avoir accès aux parcs provinciaux de
l’Ontario.
En
clair :
Les Libéraux avaient le choix entre des compressions, une majoration
des droits d’utilisation et un accroissement des dépenses
gouvernementales. Ils ont opté pour les compressions. Le ministre a
également laissé entendre que les Libéraux souhaitaient rendre les
parcs autosuffisants.
La
réponse du SEFPO
Il est lamentable que le gouvernement en arrive à ne plus pouvoir
assurer des services de base comme la gestion des parcs provinciaux.
Les frais d’utilisation permettent déjà de couvrir 80 % des coûts
d’exploitation des parcs. Il s’agit là du taux de recouvrement de
coûts le plus élevé de toutes les zones protégées comparables
d’Amérique du Nord. (À titre de comparaison, le taux correspondant
pour les parcs provinciaux de l’Alberta est de 12 %). Sur un budget
de 64 millions de dollars pour les parcs, la contribution du
gouvernement est de moins de 14 millions. Le reste provient des
frais d’utilisation. Pour la saison estivale 2007, le SEFPO demande
que le ministre :
• Rétablisse tous les niveaux de service et de dotation au moins à
ce qu’ils étaient en 2005;
• Garde nos parcs ouverts au moins jusqu’à la date où ils l’étaient
en 2005;
• Définisse un plan à long terme garantissant que tous les parcs de
l’Ontario disposent du budget et des niveaux de dotation nécessaires
pour protéger leur intégrité écologique et procurer à tous leurs
usagers une expérience agréable et enrichissante.
Pour plus de renseignements, visitez
www.saveontarioparks.ca
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La fermeture des bureaux au public
Par le passé, tous les bureaux du MRN de l’Ontario étaient des lieux
de rencontre avec les citoyens soucieux de la protection des
ressources naturelles. Ce n’est plus le cas. Les bureaux ont tous
fermé leur porte au public. À présent, les citoyens qui souhaitent
obtenir des renseignements n’ont plus personne à qui s’adresser et
ceux qui possèdent des renseignements sur ce qui se passe « dans le
bois » n’ont plus personne à qui les communiquer.
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La réglementation de l’industrie
Chaque année, les ressources naturelles de l’Ontario – bois,
gravier, pétrole et gaz naturel – injectent, dans l’économie de la
province, des dizaines de milliards de dollars. La chasse et la
pêche fournissent une source de revenus à des milliers d’exploitants
de camps éloignés, de guides et autres travailleurs. Le MRN a pour
tâche de veiller à l’application des lois et règlements relatifs à
l’usage privé des ressources publiques.
En 1996, le gouvernement de Mike Harris a changé radicalement la
donne en optant en faveur de l’autoréglementation pour toutes les
industries liées aux ressources, ce qui a entraîné la mise à pied de
centaines d’employés chargés de la réglementation de l’industrie.
Les pressions budgétaires constantes qui existent depuis 2003 n’ont
pas arrangé la situation. Le problème actuel, en matière
d’extraction de ressources, n’est pas tant que des infractions aux
lois relatives aux ressources naturelles puissent se produire; le
problème est plutôt qu’avec un personnel si restreint, le MRN n’a
bien souvent aucun moyen de savoir si ces violations se produisent
ou non. On est bien loin de la prévention.
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La campagne du SEFPO
La campagne du SEFPO « Sauver le MRN » a débuté le 2
juin 2006 par une conférence de presse sur les
compressions de personnel dans les parcs provinciaux.
Cette campagne se poursuit et elle est chroniquée sur le
Web à
www.savethemnr.ca. Les
employés du MRN s’habillent de noir tous les jeudis pour
aller travailler, attachent des rubans de marquage
orange aux antennes de leurs autos et de leurs camions,
signent des pétitions à présenter à l’assemblée
législative et exercent des pressions auprès de leurs
députés provinciaux. Une pétition en ligne a permis de
recueillir plus de 1 000 signatures au cours des 18
premiers jours de sa parution. La campagne du SEFPO a
pour but de sensibiliser le public à la crise au sein du
MRN, en prévision du dépôt du budget provincial
2007-2008 et des élections provinciales
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en ligne
et contribuez à la sauvegarde du MRN.
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et imprimez notre pétition
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Nous joindre
Pour de plus amples renseignements sur la campagne du SEFPO pour
sauver le MRN, communiquez avec les membres du SEFPO qui font partie
du comité ministériel, application et renouvellement :
Elaine Bagnall, Peterborough :
ebagnall_opseu@yahoo.ca
Peter Wall, Hearst :
peterw@ntl.sympatico.ca
Dave Fluri, North Bay :
dave.fluri@onlink.net
Ed Evens, Sioux Lookout :
eevens@gosiouxlookout.com
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Pour de plus amples renseignements, communiquez avec Randy Robinson,
services des Communications du SEFPO, au (416) 448-7441,
1-800-268-7376 poste 7441, ou
rrobinson@opseu.org
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