Le personnel de soutien des collèges et la grève du 7 septembre
Nous aimerions mieux être à nos postes de
travail pour aider les étudiants ...
Septembre, c’est la rentrée des classes. C’est aussi le
mois le plus affairé pour le personnel de soutien des collèges, alors que
nous devons traiter l’aide aux étudiants, leur dispensons nos conseils,
que nous procédons aux modifications des horaires de cours, que nous
équipons nos laboratoires et que nous nous assurons que les collèges sont
enfin prêts pour remplir leur mandat important d’établissement
d’enseignement postsecondaire.
L’an passé les collèges nous ont demandé de les aider
dans leur campagne pour persuader la province à réinvestir dans le réseau
de collèges. Nous avons répondu à cet appel. De nombreux membres du
personnel de soutien ont participé aux forums tenus par la commission
d’examen du financement du système d’enseignement postsecondaire de Bob
Rae. Nous avons rédigé des lettres. Nous avons rencontré des députés
provinciaux. Le personnel de soutien savait que notre capacité de faire le
meilleur travail possible avait été érodée par des années de restrictions
financières. Il était incontestable que les collèges et les universités
avaient besoin de plus d’argent pour que le réseau d’établissements
d’éducation postsecondaire puisse remplir son rôle essentiel dans
l’économie de l’Ontario.
Cette campagne fut une réussite. Seulement pour cette
année, les collèges vont recevoir plus de 100 millions de dollars en
nouveau financement de la province. Nous nous attendions à ce que les
collèges reconnaissent notre contribution et qu’ils recommencent à
investir cet argent de manière avisée – y compris en commençant par faire
une offre salariale au personnel de soutien assurant le maintien en place
d’un personnel de qualité et établissant que les collèges sont le type de
lieu de travail dans lequel une personne peut planifier de faire sa
carrière.
Trahis à la table de négociations
Au lieu de cela, nous avons été trahis à la table de
négociations. Alors que les cadres des collèges se sont récompensés
eux-mêmes avec une augmentation salariale en moyenne de sept pour cent
l’an passé, ils ne nous ont offert que deux pur cent pour la première
année de contrat. Ce qui est inférieur au taux d’inflation de 2,1 pour
cent prévus pour 2005 par le ministère des Finances de l’Ontario. Ainsi,
au lieu d’aller de l’avant et de progresser, les collèges reculent.
L’argent façonne le réseau de collèges
L’an passé l’augmentation salariale pour les cadres des
collèges a coûté au réseau des collèges13 millions de dollars.
L’augmentation des coûts pour les salaires et l’ensemble d’avantages
sociaux qu’ils offrent actuellement au personnel de soutien n’atteint
qu’un total de 6 millions de dollars seulement pour l’année prochaine.
Avec un nouveau financement de 100 millions de dollars, il y a amplement
de la place pour offrir au personnel de soutien un règlement équitable et
faire du même coup de nouveaux investissements considérables.
Non seulement cette offre était mauvaise pour le
personnel de soutien, mais elle était la preuve du manque de respect pour
les personnes qui font fonctionner les collèges sur une base quotidienne.
L’écart salarial se creuse entre les membres de la direction et les autres
groupes d’employés dans le réseau des collèges. Il est inacceptable pour
le personnel de soutien de simplement se résigner et accepter une telle
offre misérable, sans un égard à ce que notre engagement historique envers
les services aux étudiants. Pour nous, il s’agit aussi d’une question de
dignité.
Un vote en faveur de la grève à 85 pour cent
Le 4 août nous avons voté dans toute la province à 93
pour cent pour refuser l’offre de l’employeur et à 85 pour cent pour
donner un mandat de déclenchement d’une grève à notre équipe de
négociation, si cela était nécessaire.
Nous serons de retour à la table des négociations le 30
août. Nous espérons sincèrement que les collèges vont réaliser à quel
point la situation est sérieuse et reconnaître la valeur de notre travail.
Vous pouvez nous aider.
Plus nous mettons de pression sur les collèges
maintenant pour obtenir un règlement raisonnable et plus il y a de chances
que nous puissions éviter de déclencher une grève le 7 septembre.
Juste de la même façon que nous avons le droit d’être
sur une ligne de piquetage, vous avez aussi le droit de revendiquer une
éducation de qualité aux collège pour laquelle vous avez d’ailleurs payé.
Faites savoir au collège que vous vous attendez à
recevoir les services dont vous avez besoin pour mener à bien vos études.
Tous les laboratoires doivent fonctionner. Tout le matériel doit
fonctionner. Les librairies doivent être ouvertes et avec suffisamment de
personnel. Vous devez être en mesure d’accéder à vos prêts d’étudiants et
de modifier vos horaires de cours. Les collèges ont besoin d’être
entretenus d’une façon que cela ne mette pas en danger la santé et la
sécurité de ceux et celles qui y étudient ou qui y travaillent.
Ce qui est le plus important encore, parlez avec le
personnel de soutien du collège de votre localité. Il a toujour été là
pour soutenir les étudiants dans leur poursuite d’une éducation de qualité.
Une fois que cette ronde pénible de négociations sera terminée, les mêmes
membres du personnel de soutien retourneront à leurs postes de travail
pour soutenir les étudiants. C’est là notre engagement !
Nous vous demandons de faire preuve de patience et de
soutien à notre égard lors de la période difficile qui se dessine à
l’horizon.
Soyez à l’affût de tout développement, visitez
www.sefpo.org
Un message qui vous est adressé de la part des 115 000
membres du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario.
Cliquez
ici pour de plus amples renseignements.