RECHERCHE
HomeJoin UsNewsGrievanceLegalBargainingContact UsLinksSearchFrancais 
     
 


 

Le 10 mars 2006

Mauvaise foi 

Le SEFPO entraîne l'employeur devant la Commission des relations de travail dans les collèges

L'équipe de négociation du SEFPO pour le personnel scolaire des collèges a accusé les négociateurs des collèges de faire acte de mauvaise foi.

C'est ce que Ted Montgomery, président de l'équipe de négociation syndicale, a annoncé lors d’une conférence de presse bondée ce matin.

« Le 6 mars dernier, à une étape cruciale de la négociation, dans la dernière heure des négociations, et après cinq jours de silence, l'équipe de négociation de l'employeur a déclaré sa prise de position en déposant une proposition que même lui savait inepte à l'aboutissement d'une entente. Son but n'était pas de conclure un accord, ni d'avancer dans ces négociations, mais plutôt de forcer et de provoquer la grève dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.

« L'article 5 de la partie 2 de la Loi sur les négociations collectives dans les collèges exige que les parties négocient de bonne foi et fassent des efforts raisonnables pour conclure ou renouveler une convention. À la fin de la journée, les collèges sont allés à l’encontre de cette loi. Dans la soirée du 6 mars, l'employeur a posé sur la table une revendication qu'il avait retirée de son offre précédente après qu'elle ait été rejetée par plus de 96 pour cent des membres du personnel scolaire en novembre 2005. »

« L'employeur demandait une nouvelle fois de supprimer la limite sur le nombre de cours différents qu'un enseignant peut enseigner dans une semaine. La limite est actuellement de six cours par semaine –  jusqu'à un maximum de 18 heures, soit trois heures par cours –  l'employeur proposait alors de supprimer cette limite pour pouvoir confier autant de cours qu'il le souhaite aux enseignants. »

Monsieur Montgomery a réfuté plusieurs déclarations de l'employeur à propos des négociations.

« Nous l'avons dit à la table de négociation, nous ne voulons pas réduire la charge de travail. Ce n'est pas ce que nous recherchons », a-t-il insisté. « Ce que nous voulons, c'est moins d'étudiants par enseignant. C'est une question de qualité. Un enseignant ou une enseignante qui a 240 étudiants à sa charge ne peut assurer la même qualité d'enseignement qu'un enseignant ou une enseignante qui a 150 étudiants.

Comme Bob Rae l'a mentionné dans son rapport, nous voulons que les étudiants recueillent le fruit de leur travail. »

Monsieur Montgomery a également demandé au premier ministre Dalton McGuinty d'intervenir dans ce conflit.

« Nous ne cherchons pas à en venir à une loi de retour au travail. Ce n'est pas comme ça que les choses devraient marcher », a affirmé Monsieur Montgomery. « Nous estimons que Monsieur McGuinty devrait encourager ses représentants, et même exiger de ses représentants à la table qu'ils déposent une offre qui soit sérieuse et raisonnable. »

Dans une lettre à Monsieur McGuinty, Leah Casselman, présidente du SEFPO, a insisté sur le besoin d'agir rapidement.

« Nous voulons des classes plus petites... nous voulons que le personnel scolaire ait plus de temps à sa disposition, plus de temps pour accorder une plus grande attention aux étudiants et plus de temps pour offrir un feedback plus utile à chacun et chacune des étudiants... », a-t-elle écrit. « Nos membres sont tombés en grève pour défendre les mêmes principes que Bob Rae énonçait dans son rapport, des principes que vous souteniez vous-même en mai dernier ».

 « Cher premier ministre, l'enjeu ici, c'est la qualité », a-t-elle poursuivi. « Nos membres veulent la qualité, les étudiants veulent la qualité et Bob Rae a recommandé la qualité.  Rappelez aux collèges que vous avez financé cette qualité et que vous la voulez vous aussi. »

Cliquez ici pour lire le texte intégral des remarques de Ted Montgomery.

 

 

 

   

Syndicat des employé-e-s de la fonction publique de l’Ontario,
Son siège social est situé au 100, chemin Lesmill, North York (Ontario) M3B 3P8  (416) 443-8888 
www.sefpo.org     

 

Faites parvenir les questions techniques ou les commentaires sur le site au webmestre

 

 Licence restreinte, droits d'auteur et marques déposées