Le SEFPO entraîne l'employeur devant la Commission
des relations de travail dans les collèges
L'équipe de négociation du SEFPO pour le personnel
scolaire des collèges a accusé les négociateurs des collèges de
faire acte de mauvaise foi.
C'est ce que Ted Montgomery, président de l'équipe de
négociation syndicale, a annoncé lors d’une conférence de presse
bondée ce matin.
« Le 6 mars dernier, à une étape cruciale de la
négociation, dans la dernière heure des négociations, et après cinq
jours de silence, l'équipe de négociation de l'employeur a déclaré
sa prise de position en déposant une proposition que même lui savait
inepte à l'aboutissement d'une entente. Son but n'était pas de
conclure un accord, ni d'avancer dans ces négociations, mais plutôt
de forcer et de provoquer la grève dans laquelle nous nous trouvons
aujourd'hui.
« L'article 5 de la partie 2 de la Loi sur les
négociations collectives dans les collèges exige que les parties
négocient de bonne foi et fassent des efforts raisonnables pour
conclure ou renouveler une convention. À la fin de la journée, les
collèges sont allés à l’encontre de cette loi. Dans la soirée du 6
mars, l'employeur a posé sur la table une revendication qu'il avait
retirée de son offre précédente après qu'elle ait été rejetée par
plus de 96 pour cent des membres du personnel scolaire en novembre
2005. »
« L'employeur demandait une nouvelle fois de
supprimer la limite sur le nombre de cours différents qu'un
enseignant peut enseigner dans une semaine. La limite est
actuellement de six cours par semaine – jusqu'à un maximum de 18
heures, soit trois heures par cours – l'employeur proposait alors
de supprimer cette limite pour pouvoir confier autant de cours qu'il
le souhaite aux enseignants. »
Monsieur Montgomery a réfuté plusieurs déclarations
de l'employeur à propos des négociations.
« Nous l'avons dit à la table de négociation, nous ne
voulons pas réduire la charge de travail. Ce n'est pas ce que nous
recherchons », a-t-il insisté. « Ce que nous voulons, c'est moins
d'étudiants par enseignant. C'est une question de qualité. Un
enseignant ou une enseignante qui a 240 étudiants à sa charge ne
peut assurer la même qualité d'enseignement qu'un enseignant ou une
enseignante qui a 150 étudiants.
Comme Bob Rae l'a mentionné dans son rapport, nous
voulons que les étudiants recueillent le fruit de leur travail. »
Monsieur Montgomery a également demandé au premier
ministre Dalton McGuinty d'intervenir dans ce conflit.
« Nous ne cherchons pas à en venir à une loi de
retour au travail. Ce n'est pas comme ça que les choses devraient
marcher », a affirmé Monsieur Montgomery. « Nous estimons que
Monsieur McGuinty devrait encourager ses représentants, et même
exiger de ses représentants à la table qu'ils déposent une offre qui
soit sérieuse et raisonnable. »
Dans une lettre à Monsieur McGuinty, Leah Casselman,
présidente du SEFPO, a insisté sur le besoin d'agir rapidement.
« Nous voulons des classes plus petites... nous
voulons que le personnel scolaire ait plus de temps à sa
disposition, plus de temps pour accorder une plus grande attention
aux étudiants et plus de temps pour offrir un feedback plus utile à
chacun et chacune des étudiants... », a-t-elle écrit. « Nos membres
sont tombés en grève pour défendre les mêmes principes que Bob Rae
énonçait dans son rapport, des principes que vous souteniez
vous-même en mai dernier ».
« Cher premier ministre, l'enjeu ici, c'est la
qualité », a-t-elle poursuivi. « Nos membres veulent la qualité, les
étudiants veulent la qualité et Bob Rae a recommandé la qualité.
Rappelez aux collèges que vous avez financé cette qualité et que
vous la voulez vous aussi. »
Cliquez ici
pour lire le texte intégral des remarques de Ted Montgomery.