Remarques de Ted
Montgomery lors d’une conférence de presse sur les négociations au
sujet du personnel scolaire des collèges
Le 22 mars 2006, 17 h 15, Hôtel Royal York, Toronto
Nous avons proposé formellement aujourd’hui que les parties
conviennent mutuellement d’aller en arbitrage volontaire
exécutoire comme prévu dans la Loi sur la négociation collective
dans les collèges.
L’équipe du personnel scolaire a vu jusqu’ici plusieurs des
soi-disant stratégies d’achèvement du semestre. Elles ne feront
que porter sérieusement atteinte à la valeur des bonnes références
des collèges de l’Ontario pour les étudiants de cette année et
pour des dizaines d’années à venir. Le personnel scolaire est
ardemment engagé à défendre la qualité de ces références et ne
veut pas que ces mesures nuisibles soient mises en application.
Bob Rae a identifié des carences de qualité sérieuses dans son
rapport de 2005. Le personnel scolaire est autant résolu à régler
ces problèmes aujourd’hui qu’il l’était depuis le début des
négociations. Des rassemblements sont prévus pour demain dans
chaque collège avec le soutien des autres syndicats d’enseignants
FEEÉO, OECTA, FÉESO,
UAPUO
et d’autres syndicats.
Après deux jours et demi à l’hôtel, il est très clair que ces
négociations ne vont pas aboutir à un règlement qui va satisfaire
les besoins des collèges et de nos étudiants.
Pendant plus de 14 mois de négociations et maintenant de deux
semaines de grève, la direction n’a pas mis sur la table une offre
qui fasse quoi que ce soit pour améliorer la qualité de
l’éducation pour les étudiants des collèges.
Nous sommes essentiellement devant la même offre que celle qui a
provoqué la grève, avec trois amendements mineurs.
L’un des amendements porte sur l’engagement que les collèges vont
engager 120 membres du personnel scolaire de plus sur les trois
prochaines années.
Au cours des trois dernières années, les collèges ont engage un
nombre additionnel de 291membres du personnel scolaire – juste de
quoi compenser pour la croissance des effectifs. Leur offre de
cette semaine pourrait en fait réduire l’embauche au moment même
où le ministère a annoncé qu’il va lancer une initiative
importante pour augmenter les inscriptions des étudiants dans les
collèges. Ces embauches ne vont pas avoir pour effet de faire
diminuer les effectifs des classes et les étudiants des collèges
ne disposeront pas de plus de temps avec leurs professeurs aux
termes de cette proposition. C’étaient les promesses que le
premier ministre McGuinty avait faites au mois de mai l’an passé.
Ces promesses seront compromises par cette offre.
L’enveloppe de financement de 2006 aux collèges était de 1,076
milliards de dollars. Il s’agissait d’une augmentation de 133,5
millions de dollars par rapport à 2005 –soit 14 pour cent
d’augmentation. L’enveloppe de financement des collèges pour
l’embauche de nouveaux membres du personnel scolaire pour
2006-2007 était de 3,9 millions de dollars ce qui est l’équivalent
de 0,36 pour cent du financement total. Le ministre a annoncé que
le financement va augmenter en 2007.Sur cette somme de 133,5
millions de dollars, 87,3 millions de dollars étaient destinés au
Fonds d’amélioration de la qualité. L’embauche de plus
d’enseignants est la première priorité de ce fonds. L’embauche
proposée pour 2006 – qui est parvenue au syndicat pour la première
fois après deux semaines de grève après des mois de
tergiversations – ne représente que juste 4,4 pour cent de ces
87,3 millions de dollars.
Ce n’est pas là de l’engagement envers la qualité. Encore une
promesse non respectée.
Alors qu’un règlement négocié serait préférable, il est clair que
cela ne se produira pas. Sachant donc que l’arbitrage est
inévitable, nous ne voyons aucune raison de priver les étudiants
de leurs cours et de leurs professeurs.
Un conseil d’arbitrage pourra ainsi entendre la position du
personnel scolaire et celle de l’employeur et rendre une décision
arbitrale sur toutes les questions en cause.
Les questions relatives à la charge de travail et à la qualité
sont bien entendu des questions essentielles.
Le premier ministre McGuinty n’a pas tenu parole. Les collèges
n’ont pas tenu parole. Le moment est venu d’accueillir de nouveau
les étudiants en cours et de parvenir à une résolution de toutes
les revendications entre les collèges et leur personnel scolaire.