Collèges

Division du personnel scolaire des CAAT

Numéro 7 – le 26 octobre 2009

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Rapport sur les négociations

Les équipes de négociation se sont rencontrées du 21 au 23 octobre, comme l'avait convenu l'employeur.

Dans un effort visant à faire avancer les négociations, l'équipe de négociation du syndicat a retiré 17 de ses revendications déposées précédemment et apporté 11 modifications importantes à d'autres revendications. Tout cela, sans résultat. L'employeur n'a pas tenu compte des revendications que nous avions retirées et est même allée jusqu'à dire que nous ne faisions pas assez de concessions.

De son côté, l'employeur n'a retiré aucune demandes de concessions et a accusé le syndicat, à tort, de ne pas vouloir d'entente. L'employeur a amendé son offre salariale de 1,25 %, 1,5 %, 1,5 % et 2 % à 1,5 %, 1,5 %, 2 % et 2 %. Il s'entête à ne pas reconnaître l'existence de nos groupes de référence clés - les professeurs d'université et les enseignants du secondaire - et nous compare plutôt aux travailleurs de la Ville de Toronto et de la Ville de Windsor, aux travailleurs de la Fonction publique de l'Ontario et aux employés de la Régie des alcools. Aucun de ces groupes n'est un groupe de référence pour le personnel scolaire des collèges.

Le syndicat a répondu aux propositions de l'employeur en matière de charge de travail, à l'inadmissibilité des concessions et au fait qu'il n'ait pas tenu compte des recommandations du Groupe de travail sur la charge de travail. L'employeur a accusé le syndicat de soumettre des revendications sur la charge de travail qui n'ont pas été recommandées par le Groupe de travail sur la charge de travail. Bien que certaines des revendications valides déposées à la table n'aient effectivement pas été recommandées par le Groupe de travail sur la charge de travail dans son rapport, il est important de noter qu'elles nous viennent directement de nos membres. L'employeur a lui-même déposé des revendications sur la charge de travail que le Rapport du Groupe de travail sur la charge de travail ne recommandait pas. En nous accusant de faire quelque chose que lui-même fait, l'employeur fait preuve d'hypocrisie et de tromperie. Le syndicat tient plus que tout à aboutir à une entente, mais l'offre de l'employeur n’était pas très différente de son offre du mois d'août ne peut former la base d’une entente.

 L’employeur n'offre rien en ce qui a trait à la sécurité d'emploi, aux avantages sociaux et aux droits syndicaux, et il veut plutôt retirer des protections relatives à la charge de travail. Il dit respecter les recommandations du Rapport du Groupe de travail sur la charge de travail, mais refuse d'aborder les recommandations qui n'entrent pas dans le cadre de ses priorités. Il prétend que la formule servant à déterminer la charge de travail fonctionne bien, mais refuse de répondre à nos propositions d'avoir des FCT pour les enseignants à charge partielle, les conseillers et les bibliothécaires. Le Rapport du Groupe de travail sur la charge de travail parle de liberté académique, mais l'employeur se refuse à proférer ces quelques mots - comme s'ils étaient trop déplaisants à prononcer.

Les négociations et le climat économique

Beaucoup d'entre vous se demandent comment les fluctuations économiques récentes et les déclarations du ministre des Finances de l'Ontario affecteront les négociations. Les chiffres sont importants, oui, mais ils doivent être pris dans le contexte de la déclaration intégrale du ministre.

En présentant ses Perspectives économiques et revue financière de 2009, le ministre des Finances, Dwight Duncan, a déclaré que « nous continuerons de mettre l’accent sur nos priorités clés au cours des prochains mois, c’est-à-dire les questions auxquelles la population de l’Ontario attache le plus d’importance, soit la création d’emplois, les services de santé et l’éducation. » Et il a réaffirme « L’éducation est, et a toujours été, une des priorités fondamentales du gouvernement McGuinty. ».

Les revendications syndicales en ce qui a trait aux salaires sont fondées sur le Rapport du Groupe de travail sur les salaires et les avantages sociaux présidé par William Marcotte, qui avait été publié le 10 juillet 1991. Les membres de ce groupe de travail mixte et son président de l'extérieur était d'avis unanime que des groupes de référence «groupes comparateurs» précis devraient être utilisés dans le cadre des négociations du personnel scolaire des CAAT. Les enseignants du secondaire et les professeurs d'université forment les groupes de référence clés régulièrement consultés depuis 1991 dans le cadre des négociations sur les salaires et les avantages sociaux.

Les ententes négociées dernièrement au sein de nos groupes de référence contiennent des améliorations aux salaires et avantages sociaux qui excèdent de loin n'importe quelle offre de l'employeur jusqu'ici. Plusieurs de ces ententes ont été conclues pendant la récession et, en tant que telle, reflètent le climat économique actuel. Le climat économique n'est qu'un des indicateurs qui façonnent les ententes conclues par nos groupes de référence.

L'offre de l'employeur, de 1,5 %, 1,5 %, 2 % et 2 % sur quatre ans, sans échelons additionnels, et sans aucune amélioration aux avantages sociaux, est inadéquate et ne tient pas compte des ententes conclues dernièrement au sein de nos groupes de référence.

Non seulement l'employeur ignore-t-il l'existence des groupes de référence établis, mais il tourne aussi le dos à la Lettre d'entente sur les salaires, à la page 133 de la Convention collective, qui dit que :

« Les parties ont l'intention de continuer de traiter de la question de l'ajustement des salaires au cours des années qui suivent immédiatement l'expiration de la présente convention collective. »

Dans son offre actuelle, l'employeur ne fait aucun effort pour honorer les termes de cette lettre.

Il est intéressant de noter que les collèges ont embauché leur propre société d'experts-conseils afin d’établir des groupes de référence pour la rémunération de leur personnel administratif. Il est évident qu'ils se rendent compte de l'importance du système des groupes de référence pour déterminer les salaires et avantages sociaux, mais cherchent à renier cette même structure aux membres du personnel scolaire.

Les mises à jour du Conseil de septembre et octobre citent des ententes salariales pour des groupes qui ne sont pas nos groupes de référence. De toute évidence, l'employeur cherche à redéfinir les directives concernant les négociations sur les salaires et avantages sociaux qui datent de 1991.

Il existe d'autres groupes, autres que nos groupes de référence, que l'employeur ne cite pas - les autres employés des collèges par exemple. Le personnel de soutien des collèges a reçu 3 %, 3 % et 3 %, plus une prime non hiérarchisée d'une valeur supplémentaire de 1 %.

La collégialité dans l'établissement des méthodes d'évaluation

Actuellement, le superviseur est obligé de rencontrer l'enseignant avant qu'il reçoive un FCT pour discuter du contenu du FCT, y compris (mais sans s'y limiter) des méthodes d'évaluation et de la rétroaction. Lorsqu'un cours exige plus d'un type d'évaluation et de rétroaction, l'enseignant et son superviseur doivent convenir d'une attribution proportionnelle d'heures d'évaluation. À défaut d'entente, le superviseur doit appliquer les facteurs d'évaluation selon la pondération accordée à chaque type d'évaluation dans la note finale du cours, tel qu'établi dans le plan de cours.

L'employeur propose de se débarrasser de ce système. Pour le remplacer, il propose un système où pour chaque cours (non seulement les cours ayant plusieurs méthodes d'évaluation), le superviseur discuterait des méthodes d'évaluation et de la rétroaction avec les enseignants touchés, en groupe, avant de les établir. Le groupe pourrait inclure les enseignants qui enseignent ce cours ou les enseignants du programme, ou ne comprendre qu'un seul enseignant, s'il est la seule personne touchée.

La proposition de l'employeur exige que le groupe et le superviseur « s'efforcent, d'une manière collégiale, de se mettre d'accord sur les méthodes d'évaluation d’un cours » (traduction libre).

Le Rapport du Groupe de travail sur la charge de travail, présidé par une personne de l'extérieur, qui avait été accepté par les représentants de l'employeur et des enseignants au sein du groupe de travail, insistait sur l’importance pour les collèges de prendre un virage crucial afin d’agir de manière collégiale dans son fonctionnement. En proposant que le groupe d'enseignants et le superviseur essaient d'aboutir à une entente sur les méthodes d'évaluation on peut croire à première vue, que l'employeur cherche à promouvoir la collégialité dans les collèges. Mais ce n'est pas le cas.

Dans sa proposition, la collégialité s'arrête là où la prise de décisions commence. Selon cette proposition, lorsque deux tiers du personnel scolaire et le superviseur aboutissent à une entente, la méthode d'évaluation convenue s'applique alors à tous ceux qui enseignent le cours. Et si le superviseur n'est pas d'accord, même si les membres du personnel scolaire sont unanimes, les droits de la direction s'appliquent et le superviseur peut appliquer la méthode d'évaluation de son choix, qu'elle plaise ou non aux enseignants. Le superviseur est alors entièrement libre de choisir la méthode d'évaluation. Ainsi, s'il le veut, pour choisir sa propre méthode d'évaluation, le superviseur n'a qu'à ne pas être d'accord avec le personnel scolaire. La proposition de l'employeur dit que le superviseur ne doit pas être déraisonnable – c'est-à-dire, qu'il doit avoir une raison. Cette mesure de protection est bien fragile.

Le syndicat est d’accord avec le Groupe de travail pour dire qu'avec une majorité à deux tiers, personne ne devrait être autorisé, individuellement, à contester une décision en passant par le groupe de révision de la charge de travail ou l'arbitre de la charge de travail. Mais avec la proposition de l'employeur, il est impossible de remettre en question la décision du superviseur en ce qui a trait à l'évaluation, à moins qu'on ne puisse prouver qu'il ou elle a agit sans raison.

Et qu'en est-il des circonstances spéciales? Dans la proposition patronale, si un enseignant estime qu'une circonstance spéciale justifie un changement au niveau des facteurs d'évaluation établis, il doit d'abord s'assurer que deux tiers des enseignants touchés et le superviseur sont d'accord. Sinon, il doit s'en tenir au plan de cours.

Le groupe d'enseignants entier (non les deux-tiers) doit s'adresser au groupe de révision de la charge de travail et à l'arbitre de la charge de travail lorsque les méthodes établies par le superviseur ne leur conviennent pas. Aucun enseignant ne peut le faire individuellement.

Selon Webster-dictionary.org, la « collégialité » est « caractérisée par une autorité dévolue également entre des collègues » (traduction libre). Le Groupe de travail sur la charge de travail a mentionné que « la collégialité, ... sont des objectifs importants dans tout système collégial... » et a recommandé que les « parties prennent en considération des mécanismes qui renforceront la collégialité... ».

Avec la proposition de l'employeur, il suffit que le superviseur ne soit pas d'accord pour renverser cette opinion d'expert. Ça n'a rien de collégial.

La proposition de l'employeur ne parle pas de liberté académique – une autre recommandation centrale du Groupe de travail sur la charge de travail. Donner au superviseur ce droit inconditionnel d'établir les méthodes d'évaluation serait un pas dans la direction opposée au contenu du Rapport du Groupe de travail sur la charge de travail.

La proposition du syndicat sur l'évaluation répond au test de collégialité. Avec la proposition du syndicat, si deux tiers des membres du personnel scolaire s'entendent sur les méthodes d'évaluation, celles-ci sont adoptées même si le superviseur n'est pas d'accord.

Les membres du personnel scolaire sont les experts de contenu de leurs cours et savent mieux que quiconque comment évaluer les étudiants, dans le meilleur intérêt de la qualité et du succès de leurs étudiants. Avec la proposition du syndicat, le superviseur est autorisé à prendre une telle décision seulement si les deux tiers des enseignants ne parviennent pas à une entente. Sans consensus, c'est le superviseur qui décide.

Les membres du personnel scolaire savent bien que de nombreux superviseurs établissent les facteurs d'évaluation en fonction du nombre d'étudiants et du budget, plutôt qu'en fonction de leur connaissance du sujet.

Souplesse et arrangements sur la charge de travail modifiée

Le Groupe de travail sur la charge de travail a fait plusieurs recommandations, dont une concernant le souci du personnel administratif d'ajouter une mesure de souplesse à la formule servant à établir la charge de travail. Cette souplesse ne devait s'appliquer qu'à certains cours ou programmes précis, et seulement là où l'employeur et le personnel scolaire convenaient de la désirabilité de tels changements. Le Groupe de travail sur la charge de travail a suggéré que les arrangements sur la charge de travail modifiée ne s'appliquent qu'aux cours tels que le placement en milieu clinique ou en stage, et à des programmes axés sur le travail d’équipe ou du travail en studios.

En faisant leur recommandation, le Groupe de travail sur la charge de travail a établi certains critères à respecter dans le cadre d'un arrangement sur la charge de travail modifiée. L'introduction d'un arrangement sur la charge de travail modifiée dépend des sept critères suivants :
 

1.      Le syndicat doit accepter l'introduction d'un arrangement sur la charge de travail modifiée et il ne doit pas refuser de donner son accord sans raison.

2.      L'arrangement sur la charge de travail modifiée est limité à des cours et programmes précis.

3.      Deux tiers (2/3) des membres du personnel scolaire dans un cours ou programme doivent accepter l'arrangement sur la charge de travail modifiée.

4.      Les enseignants qui refusent de participer à un arrangement sur la charge de travail modifiée peuvent choisir de ne pas participer; dans un tel cas, toutes les dispositions régulières de l'article 11 s'appliquent à leur charge de travail.

5.      La charge de travail des personnes qui participent à un arrangement sur la charge de travail modifiée ne doit pas excéder la charge de travail de l'année précédente.

6.      Tout le travail doit être pleinement documentées.

7.      Les disputes relatives à la mise en œuvre d'un arrangement sur la charge de travail modifiée doivent être résolues au moyen d'audiences accélérées devant le groupe de révision de la charge de travail et un arbitre de la charge de travail, et, plus précisément, le syndicat aurait qualité pour agir devant l'arbitre de la charge de travail.

Malheureusement, dans ses propositions, l'employeur ignore un bon nombre des recommandations du Groupe de travail sur la charge de travail et montre un désir ardent d'éviter la formule servant à établir la charge de travail. Sa proposition ne contient aucune restriction quant aux cours ou programmes qui pourraient être assujettis à un arrangement sur la charge de travail modifiée, au nombre de semaines travaillées chaque année, au nombre d'heures travaillées chaque semaine et au nombre de sections ou cours qui pourraient être affectés à un enseignant. Elle éliminerait le FCT et l'application des facteurs pour la préparation et l'évaluation, la nécessité d'informer l'enseignant d’vance sur son affectation ou son horaire et toute restriction sur l'effectif des classes. En outre, tandis que les limites annuelles sur les heures et journées de contact d'enseignement demeureraient inchangées, elles ne s'appliqueraient plus nécessairement à chaque année, mais pourraient plutôt être calculées comme une moyenne sur la période de la Convention collective.

La proposition du syndicat assure que les charges de travail de l'arrangement sur la charge de travail modifiée n'excèdent pas celles de l'année précédente, que la charge de travail tient compte des facteurs de préparation et d'évaluation établis dans la formule et que toutes les fonctions complémentaires sont prises en compte. Il doit y avoir une protection spéciale pour le personnel scolaire à en période d'essai, et tout arrangement sur la charge de travail modifiée doit être réservé aux programmes précis de placement en milieu clinique ou stage, ou offerts en studio ou en atelier ou axé sur le travail d'équipe. En outre, les dispositions régissant les périodes de non enseignement s'appliqueraient.

Le but de la recommendation sur la charge de travail modifiée du Groupe de travail sur la charge de travail était de permettre au collège un élément de flexibilité dans le choix du moment et de l’affectation du travail et non d’éliminer entièrement une formule qui fonctionne. À cette fin, le syndicat convient d'abandonner les maximums hebdomadaires et le paiement connexe des heures supplémentaires qui serait autrement applicable, ainsi que la limite imposée au nombre de semaines de travail possibles par année. Tous les autres maxima annuels s'appliqueraient et aucun arrangement sur la charge de travail modifiée ne pourrait excéder une durée d'un an; les moyennes pluriannuelles ne seraient pas acceptables. Toute participation dans le cadre d'un arrangement sur la charge de travail modifiée serait volontaire et ne s'appliquerait qu'à un nombre limité de cours ou programmes.

Le Groupe de travail sur la charge de travail recommande vivement aux deux parties d'approcher l’introduction des arrangements sur la charge de travail modifiée avec prudence, et mentionne que pour réussir, toute modification de la formule « doit se faire progressivement». Le syndicat estime que c'est un bon conseil et a proposé que l'utilisation de l'arrangement sur la charge de travail modifiée se limite à 15 enseignants ou 5 pour cent du personnel scolaire d'un collège, le plus petit de ces chiffres étant retenu. En comparaison, l'employeur a proposé que jusqu'à 20 pour cent de tous les enseignants puissent participer à un arrangement sur la charge de travail modifiée. Pendant la dernière Convention collective, les collèges ont pu entreprendre plusieurs projets pilotes qui, en dépit d'un supplément de salaire de 1 000 $, n'ont attiré que 0,8 pour cent du personnel scolaire.

Le Groupe de travail sur la charge de travail a publié un rapport unanime contenant des recommandations. Le syndicat a proposé un libellé qui met fidèlement en œuvre toutes les recommandations contenues dans le rapport. Tout en tenant compte des soucis exprimés par l'employeur relativement au besoin de souplesse, la proposition du syndicat protège les membres du personnel scolaire qui participent à un arrangement sur la charge de travail modifiée contre des charges de travail excessives et contre tout abus. Le personnel scolaire est prêt à faire preuve de souplesse dans certaines circonstances, mais non à abandonner le FCT avec sa formule servant à mesurer la charge de travail.

Normes et relations professionnelles

La dernière recommandation unanime du Groupe de travail sur la charge de travail aborde la question des normes et relations professionnelles.

« Si l'on en juge d'après l'augmentation des diplômes d'études appliquées, des partenariats entre collèges et universités et des programmes conjoints, il est clair que les collèges de l'Ontario prennent de l'ampleur et se développent à titre d'établissements d'enseignement supérieur complexes. Par conséquent, nous recommandons que les parties prennent en considération des mécanismes qui renforcent la collégialité, le perfectionnement professionnel et la liberté académique. »

Dans la ronde de négociations actuelle, le syndicat a proposé des modifications à la Convention collective qui intégreraient ces concepts distincts mais interdépendants dans le système collégial.

Liberté académique

Lors de la réunion d'établissement des revendications du personnel scolaire en février dernier, la liberté académique a été votée comme l'une des trois priorités principales des négociations, derrière la charge de travail et les salaires. Le Rapport du Groupe de travail sur la charge de travail publié le 20 mars 2009 a confirmé que la liberté académique se devait d'être une priorité au sein des collèges. Le Rapport du Groupe de travail sur la charge de travail stipule que les parties doivent prendre en considération des mécanismes qui mettraient en valeur la liberté académique.

Compte tenu de cela, le syndicat a déposé un certain nombre de recommandations qui traitent de la liberté académique. L’une d'entre elles est une clause sur la liberté académique du style de celles que l'on retrouve dans toutes les conventions collectives du personnel universitaire, et une autre est la proposition de mettre sur pied un conseil d'éducation similaire aux sénats universitaires.

Jusqu'à maintenant, l'employeur a rejeté toutes ces propositions et a refusé de déposer des contre-propositions qui aborderaient la recommandation du Groupe de travail sur la charge de travail concernant la liberté académique.

Les collèges offrent désormais des crédits universitaires et des grades de bachelier, possèdent de nombreuses ententes de partenariat et d'articulation et se sont transformés en établissements d'enseignement supérieur complexes. La liberté académique, depuis longtemps pierre d'angle du milieu universitaire, constitue une étape cruciale dans la maturation et l'évolution du système collégial, pour garantir une éducation postsecondaire de qualité.

Collégialité

Le Groupe de travail sur la charge de travail a souligné que la collégialité est un objectif important dans tout réseau de collèges. Selon les dictionnaires, la collégialité s'entend du pouvoir ou de l'autorité dévolu également entre des collègues, basé sur l'entente mutuelle, le respect et la confiance.

Le Groupe de travail a appliqué le concept de la collégialité à sa recommandation sur l'évaluation, en disant : « Sur le plan pratique, la question sous-jacente est de savoir comment on décide d'adopter une méthode d'évaluation particulière, mais cette question pratique cache les autres questions plus fondamentales de la liberté académique, du savoir-faire professionnel et de la collégialité. » et « Nous pensons qu'à cet égard il faut une méthode équilibrant les exigences pédagogiques avec la bonne utilisation des ressources enseignantes d'une façon plus collégiale. »

Tandis que l'employeur répond superficiellement au concept de la collégialité, ses propositions laissent toute prise de décisions entre les mains des superviseurs.

Perfectionnement professionnel

Abordant la question du perfectionnement professionnel, le Groupe de travail sur la charge de travail écrit :

« ... nous ne formulons aucune recommandation à ce sujet, mais nous notons qu'il faut prévoir du temps de perfectionnement professionnel pour divers éléments -- formation, établissement de réseaux, recherche, apprentissage des changements touchant la technologie existante -- si l'on veut que le système collégial reste dynamique. »

Le syndicat a proposé plusieurs améliorations au congé de perfectionnement professionnel. L'employeur a accepté d'augmenter le salaire accordé dans le cadre du perfectionnement professionnel de 70 pour cent à 80 pour cent. Le personnel scolaire atteindra cet échelon après onze années de service. Le syndicat est d'avis que cette concession améliorera l'utilisation des occasions de perfectionnement professionnel. Dans une certaine mesure, l'employeur répond ici à la recommandation du Groupe de travail sur la charge de travail relative aux normes et relations professionnelles.

Conclusions

Le Rapport du Groupe de travail sur la charge de travail conclut avec ce paragraphe :

« La collégialité, la liberté académique et le perfectionnement professionnel sont d'importants objectifs dans tout système collégial, et nous nous sommes efforcés de tenir compte de ces objectifs dans certaines de nos autres recommandations. »

Ces questions sont si importantes aux yeux du Groupe de travail sur la charge de travail qu'elles ne font pas seulement l’objet de recommandations distinctes, mais sont également incluses dans d'autres recommandations du rapport.

La distribution de Nouvelles des négociations est autorisée par Ted Montgomery, président de l’équipe de négociation du personnel scolaire des CAAT et par Warren (Smokey) Thomas, président

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