Division du personnel scolaire des CAAT

Numéro 9 – le 19 novembre 2009
Le Rapport du Groupe de
travail : clé de la qualité de l'éducation dans les collèges
Le thème principal
et constant du Rapport du Groupe de travail sur la charge de travail est que les
charges de travail et les pratiques générales en matière d'éducation dans les
collèges de l'Ontario devraient ressembler à celles des universités de
l'Ontario. Les étudiants des collèges ne devraient pas être traités
différemment de leurs homologues universitaires lorsqu'il s'agit de la qualité
du service fourni par leurs écoles. La partie la plus importante de ce service
est leur relation directe avec le personnel enseignant, les conseillers et les
bibliothécaires. Cette relation est au centre des préoccupations du Groupe de
travail sur la charge de travail et c'est la source de ses observations et
recommandations.
Le Groupe de
travail a découvert que la qualité de l'éducation souffre en l'absence d'une
prise de décision collégiale. Même si les collèges de l'Ontario se sont
améliorés dans les 50 dernières années, ils n'ont pas introduit de pratiques de
prise de décision collégiale dans leurs méthodes de développement et
d'affectation des programmes d'études et de la formation comme l'ont fait nos
universités.
Le Groupe de
travail a également mis en évidence la liberté académique en milieu
éducationnel. Pour que les collèges puissent offrir des services d’éducation de
haute qualité à leurs élèves, il est essentiel que la liberté académique soit
vigoureusement exercée dans ces établissements postsecondaires.
Changer les
cultures institutionnelles n'est pas facile, et c'est pourquoi le Groupe de
travail fait des recommandations générales et spécifiques sur la collégialité et
la liberté académique, qui devraient être négociées dans les conventions
collectives du personnel scolaire. Le Groupe de travail a fait des commentaires
sur les questions de méfiance, de moral et de contrôle. Plus que jamais
auparavant, ces questions sont aujourd'hui à l'avant-plan de nos préoccupations
alors que les négociateurs des collèges ont quitté la table en imposant des
conditions d'emploi qui ne respectent pas les directives du groupe de travail.
Les collèges savent
bien qu'ils ne peuvent pas effrontément faire la nique au Rapport du Groupe de
travail et c'est pourquoi les conditions qu'ils ont imposées traitent de
quelques-unes de ses recommandations. Toutefois, même un coup d'œil rapide sur
ces conditions révèle un écart énorme entre les recommandations du Groupe de
travail et leur faible position de négociation.
Les recommandations
clés du Groupe de travail sont : souplesse dans la charge de travail; choix des
méthodes d’évaluation; effectifs étudiants supérieurs à la norme; et liberté
académique, collégialité et perfectionnement professionnel. Chaque
recommandation du sous-ensemble de neuf recommandations parle d’une charge de
travail qui soit juste.
La proposition des
représentants du personnel scolaire est simple : nous cherchons à incorporer les
principes dominants et les recommandations explicites du Groupe de travail dans
notre prochaine convention collective. C'est la question en litige dans cette
ronde de négociations. En dépit du fait que leur représentant ait accepté le
Rapport du Groupe de travail, les collèges refusent d'en adopter les principes
et recommandations.
À l’origine, les
collèges avaient dit que les recommandations n'étaient que de simples
directives. Et puis ils avaient dit qu'ils tiendraient compte des
recommandations. Finalement, lorsqu'ils ont reconnu qu'ils ignoreraient
plusieurs recommandations clés, ils ont plié bagage et ont quitté la table de
négociation.
La grande ironie en
ce qui concerne la prise de position des collèges est qu'en améliorant la
collégialité dans la prise de décision et en offrant une plus grande liberté
académique, on parviendrait à améliorer la qualité de l'éducation et par là même
la position des dirigeants des collèges.
Le monde de
l'éducation postsecondaire est en évolution. Plus que jamais les collèges
forgent d'étroites relations avec les universités. Les collèges décernent de
plus en plus de diplômes. La valeur de ces diplômes – et les avantages
pédagogiques qu'en tirent nos étudiants – dépendra, en fin de compte, de
l'aptitude des collèges de l'Ontario à montrer leur volonté d'adopter les
principes qui assurent le succès et la bonne réputation des universités de
l'Ontario.
Le Rapport du
Groupe de travail sur la charge de travail a été publié le 20 mars 2009. Le
Groupe de travail avait été mandaté par William Kaplan dans la décision
arbitrale qui suivait la grève du personnel scolaire, en mars 2006. Le Groupe
de travail de 2009 était présidé de Wes Rayner, arbitre et ancien doyen de la
Faculté de droit de l'Université de Western Ontario. Les autres membres du
Groupe de travail étaient le Dr Marcus Harvey, nommé par le syndicat et M.
Morris Uremovich, nommé par le Conseil. Leur rapport final était unanime.
http://www.sefpo.org/colleges/Rapport%20final%20-%20groupe%20de%20travail.pdf
La distribution de Nouvelles des
négociations est autorisée par Ted Montgomery, président de l’équipe de
négociation du personnel scolaire des CAAT et par Warren (Smokey) Thomas,
président
Syndicat des employés de la fonction
publique de l’Ontario 100, chemin Lesmill, Toronto (Ontario) M3B 3P8
www.sefpo.org
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