Division du personnel scolaire des CAAT
22 janvier 2010
Les pourparlers continuent
Immédiatement
après la compilation des résultats du vote du 13 janvier dernier, le syndicat a
contacté le médiateur pour l'informer des résultats et lui demander d'obtenir de
nouvelles dates pour la négociation. Les collèges ont convenu de rencontrer
l'équipe du syndicat dès le mardi 19 janvier.
Les collèges
avaient interrompu les négociations le 15 décembre 2009. Le mandat de grève
avait ramené les collèges à la table et avait également produit quelques
résultats positifs. Malheureusement, les collèges n'étaient pas encore prêts à
aborder les questions clés du Rapport du Groupe de travail sur la charge de
travail. Quoi qu’il en soit, un progrès est un progrès.
Bien que la
rémunération n'ait jamais été au centre des préoccupations du syndicat, dans
leur première proposition, les collèges offraient d'ajouter 0,25 % à
l'augmentation de la deuxième année d'un contrat de quatre ans. L'offre
salariale aurait donc été comme suit : 1,75 %, 2 %, 2 % et 2 %. Cette révision à
2 % dans la deuxième année du contrat correspondait à un montant brut
supplémentaire de 246 $ pour les personnes à l'échelon supérieur et de 142 $
pour celles à l'échelon de départ.
En outre, les
collèges ont :
· retiré
leur revendication d'augmenter les primes de l'assurance vie des retraités. La
condition imposée aurait augmenté le coût pour les retraités à cinq fois ce
qu'il est actuellement.
· retiré
leur revendication qui faisait qu'un employé qui trouve un emploi dans un
collège différent perdrait le droit de continuer avec le régime de retraite.
· amendé
la liste des arbitres, retirant certaines des personnes qu'ils avaient ajoutées
en imposant leurs conditions d'emploi, le 18 novembre 2009.
Les collèges
N'ont PAS supprimé leurs conditions d'emploi. L'offre est amendée. L'imposition
ne l'est pas.
Le syndicat a
fait plusieurs concessions pour faire avancer les négociations. En particulier,
ayant tenu compte de certains commentaires des négociateurs des collèges
rapportés par les médias, le syndicat a amendé la proposition du personnel
scolaire en ce qui concerne le libellé de la liberté académique. Le nouveau
libellé stipule clairement que les membres du personnel scolaire, dans
l'exercice de leur liberté académique, demeurent responsables face aux
organismes accréditifs et de réglementation, au ministère, aux modalités de la
Convention collective et aux exigences du programme.
Le vote de grève
a eu un certain impact, mais les collèges n'ont pas encore bougé sur les prises
de position qui permettraient vraiment d'éviter une grève, soit les questions
identifiées par le Groupe de travail sur la charge de travail. En fait, les
propositions du personnel scolaire concernant des changements à la charge de
travail avaient été adoptées lors des réunions d'établissement des
revendications locales et provinciales en février 2009. Le rapport du Groupe de
travail sur la charge de travail de mars 2009 confirmait la validité des
propositions du personnel scolaire.
Sur conseil du
médiateur, les parties ont convenu d'ajourner les négociations jusqu'au
26 janvier. L'équipe de négociation du personnel scolaire continuera de
travailler en vue de l'obtention d'une entente juste, équitable et raisonnable.
Analyse des coûts des
propositions syndicales
Salaires et avantages
sociaux
L'employeur
prétend que les augmentations apportées à la rémunération et aux avantages
sociaux coûteront 51 millions de dollars par année. Le coût réel est de 24,4
millions de dollars.
Les coûts
salariaux des membres de l'unité de négociation se montent actuellement à 620
millions de dollars par année, et juste un peu moins de 2 500 membres du
personnel scolaire sont à l'échelon supérieur. Une augmentation de 2,5 % par
année et une allocation qui, conformément au groupe de référence, passerait de
500 $ à 2 000 $ les années 2 et 3 coûteraient 16,8 millions de dollars l'année
1, 21 millions de dollars l'année 2 et 21,4 millions de dollars l'année 3. Le
coût moyen serait de 19,7 millions de dollars par année.
Le coût des
avantages sociaux améliorés (assurance ophtalmologie, couverture des médicaments
onéreux, assurance vie de base améliorée et cotisations de l'employeur au régime
de retraite) est de 4,7 millions de dollars. L'employeur prétend que la Fête de
la famille coûterait 3,5 millions de dollars aux collèges. Des coûts réels ne
seraient comptabilisés que si l'on embauchait des enseignants de remplacement ou
si l'on payait les heures supplémentaires. L'employeur ne fait ni l'un ni
l'autre. La perte de productivité pourrait être comptabilisée comme un coût,
mais elle est inexistante. La prestation des cours et l’aide aux étudiants sont
simplement reportées.
Charge de travail
Les collèges
disent que le syndicat a exigé une réduction dans la charge d'enseignement de
deux heures par semaine, ce qui exigerait l'embauche de 1 100 enseignants
supplémentaires, qui entraînerait un coût de 96 millions de dollars. Aucune
revendication de la sorte n'existe. Voici les revendications. Une proposition
d'une augmentation de 20 % dans les facteurs d'évaluation et du temps de
préparation supplémentaire pour les cours en ligne et les cours où une
traduction est requise. En ce qui concerne les coûts, le syndicat prévoit une
augmentation possible dans le temps d'évaluation découlant de la collégialité,
ainsi qu'une augmentation pour l'aide hors classe pour le personnel scolaire
avec plus de 175 étudiants par semaine — ces deux choses ont été recommandées
par le Groupe de travail sur la charge de travail. Ces ajouts pourraient
entraîner une augmentation moyenne de la charge de travail de jusqu'à 3 heures.
La charge de travail moyenne actuelle est de 41 heures par semaine.
L'affectation équitable du travail n'entraînerait aucun coût.
Dotation en personnel
Les collèges ont
prétendu qu'une revendication consistant à transformer tous les postes de
session, à charge partielle et à temps partiel en postes à temps plein coûterait
71 millions de dollars. Aucune revendication de la sorte n'existe. L'exigence
d'accorder la préférence aux postes à temps plein plutôt qu'aux postes de
session et à charge partielle existe déjà; ainsi, il n'y a aucun coût
supplémentaire véritable; les revendications du syndicat consistent à accorder
la préférence aux postes à temps plein plutôt qu'aux postes à temps partiel et
d'utiliser le personnel à l'interne plutôt que d'accorder des contrats à des
employés de l'extérieur. Cette dernière revendication pourrait réduire les
revenus ou les augmenter, selon le marketing dans les collèges. La première ne
comporte des coûts que lorsque le collège a utilisé du personnel à temps partiel
de façon inappropriée, contrairement aux principes de dotation existants.
Distribution
autorisée par Ted Montgomery (président) et Warren (Smokey) Thomas, président du
SEFPO
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