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LA VOIX DE LA SALLE DE CLASSE

INTRODUCTION

Depuis une dizaine d’années, la qualité de l’éducation en Ontario fait l’objet de discussions publiques et d’une controverse. Cette controverse s’est intensifiée lorsque les associations d’enseignants primaires, secondaires et postsecondaires ont commencé à tenir des débats sur les orientations de l’éducation avec les décisionnaires. Les Canadiens en général, et les Ontariens en particulier, ont exprimé de grandes inquiétudes quant à l’éducation, s’intéressant particulièrement à la formation et l’éducation de la main-d’oeuvre du Canada. L’idée que le rendement économique d’une nation est de plus en plus déterminé par la qualité de ses ressources humaines du fait de la mondialisation et d’une concurrence croissante, a cristallisé cet intérêt. (Riddle, 1994 :125)

Des centaines de milliers de jeunes Ontariens entreprennent des activités de formation et d’éducation continue chaque année. La qualité de ces activités influe sur l’économie et sur la prospérité de la société dans son ensemble. À cause des récessions et de la turbulence des années 80 et du début des années 90, qui ont créé un chômage coriace, même quand l’économie se redressait, la préoccupation majeure de beaucoup de Canadiens est d’entrer sur le marché du travail – et de s’y adapter. Cette préoccupation a suscité l’intérêt des politiciens, si bien que la politique gouvernementale s’est de plus en plus focalisée sur l’éducation et la formation. Le dialogue est loin d’être clos, et en fin de compte il contribuera à modeler les lignes de conduite de bien des paliers de compétence.

Au cours des 15 dernières années, deux études majeures du système collégial de l’Ontario ont été effectuées, toutes deux commandées par des gouvernements conservateurs. Les deux études, tant celle de 1985 que celle de 1996, ont indiqué des directions semblables; elles prédisaient que la demande de formation collégiale allait s’accroître et avertissaient que sans changements significatifs dans l’évolution du secteur postsecondaire et dans l’allocation des ressources, la qualité des études collégiales et leur accessibilité seraient minées (ministère de l’Éducation et de la Formation, 1996 :2). Les deux rapports demandaient aux universitaires et autres chercheurs de continuer à évaluer le système, d’aider les gens à comprendre les problèmes, et espérait-on, à y trouver des solutions.

La présente étude est un autre apport à cette compréhension. Elle utilise des méthodologies et de l’information très semblables à celles des études précédentes, y compris les documents provenant des ministères pertinents, les rapports annuels des 25 collèges examinés, et des interviews. Cependant, cette étude va au-delà des études précédentes (elles étaient fondées sur quelques interviews avec des personnes qui travaillaient en salle de classe et dans l’administration), car elle comprend une enquête détaillée menée auprès d’un échantillon stratifié au hasard de 517 professeurs titulaires de collège. Le présent rapport est, en partie, leur opinion sur l’effet des changements qui ont eu lieu depuis cinq ans. Il ne s’agit pas d’une étude anecdotique, l’échantillon stratifié au hasard ayant été choisi de manière scientifique, et seules les réponses qui satisfaisaient aux conditions rigoureuses des tests de signification statistique ayant été rapportées.

L’une des forces principales du présent rapport vient du fait que l’on a interviewé des membres de la faculté parce que ce sont les personnes à l’interne qui sont dans la meilleure position pour décrire ce qui se passe aujourd’hui dans les collèges. En tant que participants qui doivent composer avec une situation mouvante et qui sont capables de comparer, en termes pratiques, l’ancien système au nouveau, ils sont à même de bien saisir la situation. Nous n’avons pas cherché à obtenir l’opinion des étudiants parce que, même si leur expérience est importante, elle est d’une courte durée, et donc elle ne permet guère de faire des comparaisons.

RÉSUMÉ

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE

Cette recherche a deux objectifs :

  1. Examiner le système collégial et déterminer les facteurs responsables des changements qui se produisent dans les collèges au cours des dix dernières années;
  2. Étudier les conséquences de ces changements par rapport à la qualité de l’éducation en Ontario.

POINTS SAILLANTS DES RÉSULTATS

Le système collégial : Origins, philosophie, finances et utilisation.

Dans la province de l’Ontario, le système collégial comprend 25 collèges avec une inscription totale de plus de 200 000 étudiants et des frais d’exploitation de plus de 345 millions de dollars. Les collèges emploient plus de 20 000 Ontariennes et Ontariens.

Le système a été établi en 1965 pour atteindre deux objectifs :

  1. assurer l’éducation de la main-d’oeuvre qui permettrait à la province de diversifier son économie;
  2. fournir de l’enseignement supérieur aux étudiants dont les talents, capacités et intérêts se trouvent en dehors des programmes universitaires.

Dès le début, il existe des visions différentes de la fonction des collèges : Doivent-ils fournir aux employeurs des travailleurs spécialement formés ? Doivent-ils fournir aux étudiants une formation scolaire plus générale ? Ou peuvent-ils combiner les deux fonctions ?

Les ressources des collèges

Résumé : les tendances relatives au revenu

Financement provincial :

1987-1993 : les budgets d’exploitation augmentés

1993-1998 : la baisse du financement tous les ans

1992-1998 : les subventions d’exploitation réduites de plus de 20,9 %

1999 : les niveaux de subvention similaires à la fin des années 1980

En dépit de l’augmentation du pourcentage de fonds provenant des frais de scolarité – de 13,7 % de tout revenu en 1993 à 20,7 % en 1997 – ainsi que du montant réel du revenu - de 231 millions de dollars en 1993 à 309 millions de dollars en 1997 – il y a eu en réalité une baisse de revenu pendant la même période. La raison principale de cette baisse est la réduction de paiements de transfert du gouvernement provincial.

La réduction de fonds, en elle-même, nous explique seulement une partie de l’histoire du financement. Il est nécessaire d’examiner les pressions faites sur les collèges dans les domaines de dépenses, de revenu et d’inscription.

Résumé : les tendances relatives aux dépenses

Les collèges ont réduit leurs dépenses afin de rester dans les limites de financement. Les frais d’exploitation ont baissé de 378,4 millions de dollars en 1994-95 à 342,1 millions de dollars en 1996-7. Cette réduction de dépenses a été réalisée par l’intermédiaire des économies faites dans la rémunération (salaires) offerte au personnel scolaire et de soutien. La rémunération du personnel syndiqué peut être réduite au moyen de mise à pied ou de non remplacement de retraités. Dans le cas des collèges, il s’agissait de réductions du nombre d’enseignants et de personnel de soutien.

Les ressources humaines des collèges (personnel scolaire et personnel de soutien) qui sont essentielles à l’offre des programmes d’études aux étudiants sont devenues de plus en plus restreintes. L’effet de cette restriction sur la qualité de l’éducation est étroitement lié à la demande de ces ressources qui peut être mesurée par un examen des chiffres d’inscription.

Résumé : les tendances relatives à l’inscription

À l’exception de 1994-95, l’inscription aux collèges a augmenté chaque année au cours des cinq années faisant l’objet de cette étude. L’inscription des étudiants à temps plein a augmenté tous les ans y compris l’année 1994-95. Entre 1991-92 et 1995-96, l’inscription a augmenté de plus de 9 % ou plus de 18 000 étudiants à temps plein et à temps partiel se sont inscrits aux collèges. Il y a eu quelques difficultés dans l’obtention des chiffres réels des étudiants pour la période 1996-1998, mais selon le ministère de l’Éducation, la tendance d’augmentation du nombre d’étudiants inscrits aux collèges a continué de façon régulière.

En conclusion, il y a eu une augmentation de pressions faites sur les collèges sous forme d’augmentation du nombre d’étudiants et de baisse des ressources, en particulier, des frais d’exploitation provenant du gouvernement provincial.


L’ÉTUDE

Financer l’étude

Le Centre de recherche sur le travail et le syndicalisme de l’Université York a mené l’étude sous la direction du docteur Jerry White (Département de sociologie, l’université de Western Ontario), membre du conseil d’administration du Centre. L’étude a été financée par l’intermédiaire d’un plan de subvention innovateur. Le Conseil de recherches en sciences humaines en a assuré les ressources en nature et une partie du financement. Le Syndicat des employé-e-s de la fonction publique (SEFPO) y a accordé une subvention. L’université de Western Ontario y a fourni du soutien administratif et assuré des ressources en nature. L’auteur principal est entièrement responsable du contenu de ce rapport, de son interprétation et de sa présentation.

La méthodologie

Une liste complète de professeurs, conseillers et bibliothécaires a été établie par collège. À partir de cette liste, 700 personnes faisant l’objet d’un interview ont été choisis au hasard par le chercheur. Le taux de réponse s’élève à 86 % et 517 personnes d’un échantillon stratifié au hasard ont été interviewées. Deux cas ont été enlevés car les personnes interviewées avaient travaillé moins de cinq ans dans le système collégial. Toute analyse est basée sur les 515 cas valables figurant dans la base de données.

Les interviews ont été effectués par téléphone entre le 3 mars et le 24 avril 1999. Selon la langue préférée de la personne interrogée, les interviews ont été menés en français ou en anglais. Tous les renseignements sur la méthodologie se trouvent dans le rapport.

 POINTS SAILLANTS DU SONDAGE

L’effectif de classe

La plupart des professeurs ont signalé un effectif de classe plus important.

  • 78 % de personnes interrogées ont signalé une augmentation du nombre d’étudiants au cours des cinq dernières années
  • 17 % ont signalé aucun changement
  • 3 % ont signalé une baisse
  • Parmi ceux qui ont signalé une augmentation, presque la moitié ont indiqué que l’effectif de classe avait augmenté de plus de 20 %

Ces données recueillies correspondent à une augmentation du nombre total d’étudiants et à l’encombrement des salles de classe en général.

  • Plus de 2/3 des professeurs ont indiqué qu’ils avaient plus d’étudiants
  • 90 % de ces professeurs ont signalé une augmentation du nombre d’étudiants de plus de 10 %
  • 46 % ont témoigné des augmentations du nombre d’étudiants de plus de 20 %
  • 60 % des profeseurs signalent qu’il n’y a quelquefois pas assez de chaises pour les étudiants
  • 11 % connaissent souvent des salles de classe encombrées avec peu d’espace pour les étudiants

On a demandé aux personnes interrogées si les changements d’effectif de classe au cours des cinq dernières années ont eu un effet sur la qualité de l’éducation.

  • Presque 86 % des participants au sondage ont répondu que les changements d’effectif de classe ont un effet négatif sur la qualité de l’éducation.

Le temps de contact entre les professeurs et les étudiants

Une partie importante du travail des professeurs comprend le contact avec les étudiants en dehors de la salle de classe, leur permettant de donner des conseils sur les études ou sur leurs carrières. On a demandé aux personnes interrogées si elles ont connu des changements relatifs au temps de contact qu’elles avaient avec les étudiants en dehors de la salle de classe.

  • 56,6 % des professeurs ont signalé une baisse du temps de contact avec les étudiants en dehors de la salle de classe
  • 34 % ont témoigné peu de changements
  • 9 % ont témoigné une amélioration

Les changements de programmes d’études et de méthodes de l’enseignement

Un examen de la documentation sur les programmes d’études indique que les collèges ont suivi des étapes visant à réduire le nombre de semaines attribué à l’enseignement d’un grand nombre de cours. Cette étude a confirmé ce résultat car 75 % des professeurs ont répondu qu’ils avaient connu cette réduction. Parmi ceux qui ont connu une baisse du nombre de semaines attribué à chaque cours :

  • 71 % ont signalé une baisse de la qualité du programme d’études en raison de la réduction du nombre de semaines attribué à chaque cours
  • 26 % ont signalé aucun effet sur la qualité
  • 3 % ont trouvé que la qualité a été améliorée

 Les cours « autodidacte » et « auto-apprentissage »

Les professeurs ont signalé un changement de l’orientation de l’éducation vers la méthode « auto-apprentissage » ou « autodidacte » par laquelle les étudiants apprennent eux-mêmes de façon indépendante. On a demandé aux professeurs l’effet de ce changement sur la qualité de l’enseignement de leurs programmes d’études particuliers.

  • 89 % des professeurs ont signalé que leurs programmes d’études ont été touchés par l’introduction des cours « autodidacte » ou « auto-apprentissage »

Parmi les professeurs dont les programmes d’études ont été touchés :

  • 61,6 % ont indiqué que le changement vers l’auto-apprentissage a un effet négatif sur la qualité de l’enseignement de leurs programmes

La disponibilité du matériel audiovisuel

  • 53 % des personnes interrogées ont signalé de la difficulté dans l’obtention du matériel audiovisuel quelquefois ou tout le temps
  • 42 % n’ont pas eu de difficulté à trouver du matériel audiovisuel

Examens et évaluations

Les chercheurs ont étudié si des classes avec un plus grand nombre d’étudiants ont obligé les professeurs de changer leurs méthodes d’évaluation. Presque la moitié de professeurs ont signalé qu’ils ont donné moins de devoirs aux étudiants car ils n’avaient pas le temps de les corriger.

Parmi les professeurs qui signalé aucun changement d’approche, beaucoup enseignaient dans des domaines (tels que la technologie, les arts des médias) dont l’évaluation des étudiants se faisait traditionnellement sans devoirs.

La qualité du travail des étudiants

On a demandé aux professeurs de se prononcer sur la qualité du travail des étudiants. Presque 65 % des professeurs ont témoigné une baisse de la qualité du travail des étudiants.

LES COLLÈGES EN TANT QUE LIEUX DE TRAVAIL DES PROFESSEURS

La charge de travail

Notez qu’en moyenne, une semaine de travail comprend le temps de préparation des cours, l’évaluation des étudiants, le temps de donner les cours, les fonctions administratives ainsi que le perfectionnement professionnel. On a demandé aux personnes interrogées si en moyenne leur charge de travail d’une semaine avait changé au cours des cinq dernières années. Quatre-vingt huit pour cent des personnes interrogées – dans toutes les disciplines – ont signalé une augmentation de charge de travail en une semaine de travail moyenne.

Le niveau de stress des professeurs

Les chercheurs ont examiné si les changements qui se sont produits dans les collèges au cours des cinq dernières années avaient eu un effet sur le niveau de stress des professeurs.

  • plus de 78 % des professeurs ont noté que leur niveau de stress a augmenté
  • 2,5 % ont signalé que leur niveau de stress avait diminué
  • presque 19 % ont signalé aucun changement

Cette augementation de niveau de stress était constante dans tous les secteurs des collèges.

La satisfaction professionnelle des professeurs

Presque 64 % des professeurs interrogés ont signalé une baisse de satisfaction professionnelle. Dans certaines disciplines (par ex. sciences de la santé, sciences humaines), ils ont signalé une baisse de satisfaction professionnelle plus importante que d’autres (par ex. les arts des médias).

Le moral dans les collèges

On a demandé aux personnes interrogées de se prononcer sur l’effet des changements récents sur le moral du personnel. Plus de 86 % des professeurs ont signalé une baisse de moral dans leurs collèges. Les résultats du sondage indiquent aussi une baisse de moral de façon générale dans chaque domaine ou discipline.

Moins de professeurs à temps plein

L’étude a noté la pratique courante d’embaucher moins de professeurs à temps plein (qui sont protégés par les contrats) et plus de remplaçants, par ex. les moniteurs ou les techniciens. Presque 81 % des personnes interrogées ont constaté que cette pratique a eu un effet négatif sur la qualité de l’éducation offerte par les collèges. Cette tendance actuelle s’applique à toutes les disciplines.

CONCLUSIONS SUR LA QUALITÉ

Évaluer la qualité de l’éducation, c’est un travail compliqué. Il est plus facile d’identifier des tendances et des orientations plutôt que de donner une « note » précise à la qualité de l’enseignement de n’importe quel programme d’études. Toutefois, il existe certains outils qui peuvent nous aider à accomplir cette tâche : nous pouvons analyser les observations des personnes qui livrent les programmes, examiner les évaluations précédentes du système collégial et les comparer avec les résultats de la présente étude.

Dans le cadre de l’étude sur les collèges de 1985, exécutée sur demande du premier ministre Williams Davis, des entrevues ont été ménagées avec les professeurs et le personnel de soutien. Il a été décidé que la qualité des études collégiales peut être évaluée selon les points de repère suivants :

  • l’inscription et les ressources et leur impact sur l’effectif de classe et l’encombrement de la salle de classe;
  • les médias et les ressources disponibles dans la salle de classe;
  • le dialogue et l’interaction entre les professeurs et les étudiants en salle de classe ou en dehors;
  • les moyens (devoirs et examens, etc.) utilisés pour évaluer les étudiants (et si les professeurs sont obligés de préparer des exercices à choix multiples plutôt que des tests de rédaction).

L’étude sur le système collégial, effectuée en 1996 par le gouvernement Harris, dépendait en grande partie des interviews ménagés en public ou en privé avec des personnes intéressées et des soumissions publiques plutôt que des expériences des personnes qui travaillaient dans la salle de classe. Le groupe de travail sur l’éducation a conclu que le trajectoire du développement et les questions subésquentes d’accès et de qualité dépendent de la façon dont les ressources sont allouées.

La présente étude adopte une approche hybride afin d’examiner les tendances relatives à l’inscription, aux dépenses et au revenu et de mener un sondage auprès d’un échantillon modèle de responsables de l’enseignement dans les collèges. Cette étude nous amène à conclure que la qualité de l’éducation a baissé dans les années 1990 et qu’elle continuera à le faire à moins que le secteur soit proprement financé de nouveau.

Selon la présente étude, le gouvenement provincial a réduit les paiements de transfert aux collèges alors que l’inscription aux collèges a augmenté de façon régulière. En conséquence, le système collégial a dû accommoder plus d’étudiants avec moins d’argent. Les résultats de l’étude indiquent aussi que le personnel scolaire des collèges a été réduit et qu’il reçoit actuellement une rémunération moins élevée. Cette tendance s’est traduite par un effectif de class plus important et un manque de services offerts aux étudiants, bien que les frais de scolarité n’aient pas été réduits. En réalité, les étudiants paient plus pour leur éducation et plus de frais de scolarité sont utilisés pour couvrir les dépenses en exploitation. De plus, un plus grand nombre d’étudiants reçoivent de l’aide financière dans le cadre du programme d’aide aux étudiants.

La qualité de l’éducation du point de vue des professeurs

On a demandé aux personnes interrogées de faire une évaluation de la qualité générale de l’éducation dans les collèges.

  • 68,4 % des personnes interrogées constatent que la qualité générale de l’éducation dans les collèges a baissé au cours des cinq dernières années.

 CONCLUSIONS

Les résultats de l’étude indiquent que la qualité de l’éducation a baissé dans les collèges en Ontario au cours des dix dernières années. Ce chnagement a donné lieu à une baisse du moral du personnel scolaire et à une détérioration des collèges en tant que lieux de travail pour les enseignants. En ce qui concerne les personnes qui travaillent en salle de classe, le niveau de stress a augmenté. Pour remédier à la situation actuelle, il sera nécessaire d’investir dans les fonds d’exploitation permettant à l’embauche de plus de professeurs titulaires de collège et d’autre personnel pour les bibliothèques et les services de consultation. Il y a toute raison de croire que le personnel de soutien a aussi souffert, le nombre ayant diminué, le moral baissé et le niveau de stress augmenté.

Centre de recherche sur le travail et le syndicalisme

Université York


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