Les propositions du ministère nuisibles à la qualité de l’éducation,
n’amélioreront pas l’accès aux collèges et universités
3 octobre 2012
Les
propositions présentées
dans un document de travail du
ministère de la Formation et des Collèges
et Universités feront du tort à
la qualité de l'éducation postsecondaire
et augmentera l'ingérence du gouvernement
dans l'enseignement supérieur en
Ontario, selon les professeurs, le personnel
et les étudiants. Aujourd'hui,
les syndicats des professeurs, du personnel et des
étudiants viennent de donner leurs
réponses au document de travail
intitulé :
Renforcer les centres de créativité,
d'innovation et de savoir en
Ontario,
en indiquant que le gouvernement
s'attend à ce que les organismes fassent plus
avec moins et n'apporte aucun
soulagement pour les étudiants
qui paient des frais de scolarité
les plus élevés au pays.
« Ce
gouvernement
n'est pas intéressé à avoir une vraie conversation
avec les différentes parties sur la façon dont
nous pouvons améliorer et
agrandir le système d'éducation postsecondaire,
» a déclaré Warren (Smokey)
Thomas, président du Syndicat des employés de la
fonction publique de l'Ontario (SEFPO). «
Au contraire, le document de travail
du ministère et les tables rondes
montrent leur programme de
réduction des coûts qui menace
une éducation de qualité. »
« En
dépit des années de sous-financement, selon ses
propositions, le ministère s’attend à ce que les
collèges et universités fassent
encore plus avec moins, » a déclaré Janice Folk-Dawson, président
du Comité de coordination
des travailleurs universitaires de l'Ontario
du Syndicat canadien de la
fonction publique – Ontario. «
Maintenant, on nous demande
d'avaler le gel des salaires,
mais le ministre ne parle pas des
vrais
problèmes que font face les universités tels que le
manque de transparence et de
reddition de comptes, le
sous-financement chronique et la difficulté d’avoir
accès aux collèges et universités. Ignorer
les vrais problèmes auxquels fait
face le secteur de l’éducation est
une configuration pour un processus voué à l’échec.
»
À
l’heure actuelle, les collèges et les universités
de l'Ontario reçoivent le
financement le plus bas par étudiant dans le pays.
Les étudiants de l'Ontario
paient aussi les frais de
scolarité les plus élevés au pays. Le ministre
de la Formation, des Collèges
et Universités, Glen
Murray, a clairement indiqué
tout au long du processus de
consultation que la province
n’abordera pas la question de sous-financement
du secteur. La question des
frais de scolarité élevés
de l'Ontario a également été
explicitement exclue du
document de travail et des tables rondes.
« Les
propositions du
ministère enlèveraient
la capacité des étudiants, du
personnel et des professeurs de prendre des
décisions académiques significatives, » a déclaré
Constance Adamson,
présidente de
l’Union des associations des professeurs
des universités de l'Ontario
(OCUFA). «
Déjà,
on s’attend à ce que le personnel, les professeurs et les
bibliothécaires fassent plus avec moins,
alors que le gouvernement menace
de saper nos droits
protégés par la Constitution relatifs à
la négociation collective.
Maintenant, le gouvernement veut
exercer plus de contrôle sur
notre travail. Le gouvernement
n'a ni l'expérience ni
l'expertise pour prendre de bonnes décisions
pour les étudiants. Nous les
avons. »
« Les
étudiants
ont exprimés leurs opinions sur les
campus à propos de tout,
de l'impact des frais de scolarité
élevés sur la santé
mentale des étudiants et de ne
pas avoir assez de sièges dans
nos salles de cours, » a
déclaré Sarah Jayne King,
présidente de la Fédération
canadienne des étudiantes et étudiants –
Ontario. « Avec les frais de
scolarité et l'endettement des étudiants
atteignant des niveaux records en
Ontario et le taux de chômage élevé des jeunes,
la priorité du gouvernement
devrait être d’augmenter le financement
et de réduire les frais de scolarité, et non pas
le contraire. »
Dans
leurs réponses
au document de travail, les professeurs, le
personnel et les étudiants
demandent au gouvernement d'améliorer la
qualité des collèges et des
universités et d’assurer
que tous les étudiants peuvent se permettre de
s'y inscrire.
Au
total, le SCFP, l'OCUFA et le SEFPO
représentent plus de 65 000
de personnel enseignant et de
soutien dans les collèges
et les universités, et la FCEE-Ontario
représente plus de 300 000 d’étudiants
des collèges et universités
(de premier cycle et des cycles supérieurs) d’un bout à
l’autre de l’Ontario.
Renseignements :
Emily Visser,
Communications du SEFPO : 416-557-7936 (cellulaire)
Graeme Stewart,
OCUFA: 416-306-6033 (bureau) ou 647-280-3175 (cellulaire)
Kevin Wilson,
Communications du SCFP : 416-821-6641
Sarah Jayne King,
présidente, FCEE-Ontario: 416-925-3825 (bureau) ou 647-339-4070 (cellulaire)