22 mai 2007
À l’attention du rédacteur en
chef, Globe and Mail:
Objet : Article rédigé par Elizabeth
Church et publié dans le Globe and Mail le 22 mai 2007 intitulé : A call
to end ‘academic snobbery’ and ‘Colleges must return to vocational role’
(Un appel pour mettre fin au ‘snobisme académique’ et ‘Les collèges
doivent reprendre leur rôle traditionnel’ – traduction libre)
Il me fait énormément plaisir
d’apprendre que le journal national du Canada se concentre sur le rôle
des collèges dans l’offre des études supérieures aux jeunes du pays. En
tant que président d’un syndicat qui représente 9 000 membres du
personnel scolaire à temps plein et 7 000 membres du personnel de
soutien à temps plein, dans les 24 collèges de l’Ontario, j’aimerais
souligner le fait que les problèmes dans les collèges sont plus graves
que ce que prétend le président sortant du collège Humber, Robert
Gordon.
Les administrateurs des collèges,
dans leur désir de côtoyer les présidents des universités, ont sacrifié
l’éducation de qualité dans leurs activités essentielles pour financer
quelques programmes de diplômes universitaires. Les collèges de
l’Ontario ne se sont rétablis ni des coupures budgétaires ni du manque
de financement adéquat pendant les années Harris. Mais, en plus de
cela, on doit se poser la question sur la répartition des ressources
limitées.
Nos préoccupations comprennent les
suivantes : le manque de responsabilisation des administrateurs des 24
collèges; le manque de direction centrale et de planification du
ministère de la Formation et des Collèges et Universités;
l’exploitation des 17 000 employés à temps partiel qui n’ont aucuns
droits en milieu de travail, et l’impact de cette exploitation sur la
qualité de l’éducation que reçoivent les étudiants; la santé et la
sécurité au travail du personnel scolaire et de soutien; les communautés
qui risquent de perdre leurs ‘collèges communautaires.’
Ces problèmes, entre autres, doivent
être résolus par le gouvernement de l’Ontario qui est au pouvoir afin de
permettre aux collèges de remplir leur mandat pour lequel ils ont été
initialement construits : non pas être des imitations dérisoires des
universités, mais de vrais établissements postsecondaires qui offrent de
l’éducation de qualité supérieure dans les communautés d’un bout à
l’autre de l’Ontario.
Mes sincères salutations.
Warren (Smokey) Thomas, président,
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario
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