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FAQ #2 mai 2008
FAQ #1 octobre 2007
Nous ne pouvons pas attendre
(bulletin d'information pour députés provinciaux)

FAQ #2 Mai 2008 Obtenir le droit
d’être à la table
Vous trouverez ci-dessous, les questions les
plus fréquentes à propos de la campagne du SEFPO visant à obtenir les droits à
la négociation collective des employés à temps partiel et de session des
collèges communautaires de l’Ontario.
En avril 2005, le Congrès annuel du Syndicat
des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) avait voté pour que le
syndicat s’engage à obtenir les droits à la négociation collective pour plus de
12 500 employés à temps partiel et de session travaillant auprès des collèges
communautaires de l’Ontario. La présente foire aux questions (FAQ) est une mise
à jour de celle publiée en octobre 2007 sur le site Web
www.collegeworkers.org. Elle est conçue pour répondre aux questions des
travailleurs au sujet des réalisations de cette campagne jusqu’ici et indiquer
son orientation à venir.
1. Pourquoi le SEFPO a lancé une
campagne pour l’obtention des droits à la négociation collective pour les
employés à temps partiel ?
Aux termes de la Loi sur la négociation
collective dans les collèges (LNCC), les employés à temps partiel et de session
des collèges ont été exclus légalement de la négociation collective pendant plus
de 30 ans. En conséquence, les salaires et les conditions de travail de ces
travailleurs sont nettement inférieurs à celles de leurs collègues à temps
plein. Le SEFPO représente les employés à temps plein dans les collèges et a
fait plusieurs tentatives dans le passé de travailler avec les employés à temps
partiel et de session afin de changer cette situation inéquitable.
2. Quels ont été les événements
essentiels dans la campagne du SEFPO jusqu’ici ?
-
Au mois de novembre 2006, le SEFPO avait
parrainé la création de l’Organisation des employés à temps partiel et de
session des collèges d’arts appliqués et de la technologie (OPSECAAT). Des
employés à temps partiel et de session de tous les 24 collèges ont participé
à l’assemblée de fondation de l’OPSECAAT et ont élu un comité exécutif pour
gérer ses affaires. Le président de l’OPSECAAT est Roger Couvrette
(personnel scolaire à temps partiel auprès du collège Centennial de Toronto)
et la vice-présidente Candy Lindsay (personnel de soutien à temps partiel
auprès du collège Fleming de Peterborough) ont été les figures publiques de
cette campagne depuis le début.
-
Au mois de juin 2007, la Cour suprême du
Canada a rendu une décision, pour la première fois dans ce domaine,
indiquant que le droit à la négociation collective est un droit protégé en
vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. « Nous en concluons
que l’article 2(d) de la Charte protége la capacité des membres de syndicats
au droit d’association et à mener des négociations collectives sur des
questions fondamentales en milieu de travail, » ont écrit la Juge en chef
Beverley McLachlin et le Juge Louis LeBel dans une décision à la majorité.
-
Au mois d’août 2007, le gouvernement
McGuinty a annoncé publiquement son intention d’adopter un nouveau texte de
loi pour reconnaître les droits à la négociation collective des employés à
temps partiel et de session. Le gouvernement à demander à Kevin Whitaker,
président de la Commission des relations de travail de l’Ontario d’examiner
la LNCC et de faire des recommandations quant aux changements requis.
-
En octobre 2007, officiellement le SEFPO
a lancé une campagne d’adhésion syndicale pour demander aux employés à temps
partiel et de session de signer des cartes syndicales et de montrer ainsi
leur soutien à la syndicalisation.
-
En février 2008, Kevin Whitaker a
présenté son rapport au gouvernement. « Il n’y a aucune raison pour
justifier l’exclusion de ces employés des droits à la négociation
collective, » affirmait-il par écrit. « On devrait accorder immédiatement le
droit à la syndicalisation aux employés à temps partiel.
-
Au mois d’avril 2008, le SEFPO a présenté
des milliers de cartes syndicales signées à la Commission des relations de
travail de l’Ontario. Le SEFPO a demandé à la Commission d’ordonner un vote
d’accréditation afin de confirmer que la majorité des employés à temps
partiel et de session veulent adhérer au SEFPO et participer aux
négociations collectives. La Commission n’a pas ordonné un vote rapide, mais
elle n’a pas rejeté notre demande non plus. Cette demande demeure toujours
active. Le syndicat la poursuit toujours.
3. Que s’est-il passé devant la
Commission des relations de travail ? Pour quelle raison la Commission
n’a-t-elle pas ordonné un vote ?
L’argument légal central du SEFPO présenté
devant la Commission des relations de travail était basé sur le fait que puisque
le droit à la négociation collective est un droit protégé aux termes de la
Charte canadienne des droits et libertés, les travailleurs à temps partiel et de
session des collèges ont le droit de demander à la Commission d’accréditer le
SEFPO comme étant leur syndicat. Les collèges ont fait valoir que la Commission
n’avait pas juridiction pour traiter une telle demande et en outre que cela
était « prématuré » car le gouvernement McGuinty a affirmé qu’il adoptera un
texte de loi pour créer un cadre juridique clair pour la syndicalisation des
employés à temps partiel et de session et afin qu’ils puissent avoir droit à la
négociation collective. Un représentant du gouvernement de l’Ontario (ministère
du Procureur général) a également demandé à la Commission de ne pas ordonner de
vote en raison du fait qu’un texte de loi allait être présenté à cet effet.
La Commission n’a pas indiqué pour quelles
raisons elle n’a pas ordonné pas un vote rapide à ce sujet. Elle n’est pas
obligée d’expliquer ses décisions.
4. Qu’est-ce qu’il arrivera à cette
demande d’accréditation du SEFPO ?
La demande est toujours valide. Le SEFPO
continuera à donner suite à l’obtention des droits à la négociation collective
par le biais des processus devant la Commission des relations de travail, y
compris la fixation d’une date pour la tenue d’un scrutin sur l’accréditation du
syndicat. Toutefois, si les collèges continuent à s’opposer à cette demande, les
litiges juridiques pourraient prendre des mois ou même des années. Étant donné
que les employés à temps partiel et de session ont déjà attendu trop longtemps
pour que leurs droits soient reconnus, le syndicat fait monter la pression qui
vise à obtenir immédiatement du gouvernement un nouveau texte de loi à cet
effet.
5. Quand est-ce que le nouveau texte
de loi sera présenté devant l’Assemblée législative ?
Le ministre des Collèges, John Milloy a
affirmé le 22 avril comme suit : « Nous réfléchissons sur l’introduction d’une
loi au cours de ce printemps. »
6. Que deviendront toutes les cartes
syndicales signées et présentées devant la Commission des relations de travail
si un nouveau texte de loi est adopté ?
Le SEFPO affirme que toute loi nouvelle doit
reconnaître la validité de ces cartes et permettre au syndicat de déclencher un
vote d’accréditation dès que possible de manière à ce que les employés à temps
partiel et de session puissent commencer à exercer leur droit à la négociation
collective immédiatement.
7. Pourquoi le SEFPO a lancé une
campagne d’adhésion syndicale avant que le nouveau texte de loi soit adopté ?
Il n’y avait aucune raison pour laquelle les
employés à temps partiel et de session auraient dû attendre pour exercer un
droit qui est protégé par la Charte canadienne des droits et libertés. Nous
espérons que le nouveau texte de loi clarifiera la situation juridique, mais un
nouveau texte de loi n’est pas nécessaire pour que la syndicalisation des
employés visés ait lieu.
En outre, toutes les cartes syndicales qui
ont été signées montrent au gouvernement que les employés à temps partiel et de
session sont très sérieux en ce qui concerne l’exercice de leurs droits. Ces
cartes exercent une pression sur le gouvernement pour qu’il crée un cadre
juridique clair pour la syndicalisation et l’acquisition des droits à la
négociation collective. Il se peut que le gouvernement n’aurait jamais parlé de
texte de loi sans que la signature de ces cartes syndicales soit intervenue pour
l’inciter à ce faire.
8. Que puis-je faire pour que le
texte de loi soit adopté immédiatement ?
Contactez le député provincial de votre
circonscription. Des renseignements complets pour contacter tous les députés
sont disponibles, avec ce que le SEFPO déclare aux députés, à
http://www.sefpo.org/colleges/parttime/contactmpp.htm.
Vous pouvez aussi inviter vos collègues de
travail et vos amis et voisins à signer notre pétition disponible à
http://www.sefpo.org/colleges/parttime/FrPTPetition.pdf. Obtenez autant de
signatures que possible. Puis envoyez-les directement à votre député provincial
pour qu’il les présente à l’Assemblée législative.
9. Une fois le texte de loi adopté,
combien de temps cela va prendre avant que les employés à temps partiel et de
session obtiennent une convention collective ?
En supposant que le texte de loi soit adopté,
un vote d’accréditation sera sans doute requis. Il est très improbable qu’un tel
vote intervienne cet été alors que peu d’employés à temps partiel et de session
sont au travail. Dès que les employés à temps partiel et de session auront voté
pour adhérer au SEFPO, la prochaine tâche sera d élire les équipes de
négociation collective et d’aviser l’employeur de notre intention de tenir des
négociations collectives. Les négociations prendraient ensuite place. Les
employés à temps partiel et de session devraient aussi voter pour accepter toute
nouvelle convention collective.
Le SEFPO s’engage à obtenir la meilleure
convention collective possible dans les meilleurs délais possibles.
10. Quand devrais-je commencer à payer
des cotisations syndicales ?
Vous commencerez à payer des cotisations
syndicales dès que vous aurez ratifié la nouvelle convention collective
négociée. Vous n’aurez pas à payer de cotisations avant.
11. Combien me coûteront les cotisations
syndicales ?
Les cotisations au SEFPO sont de 1,375 pour
cent de votre salaire de base.
12. Je n’ai pas signé de carte du SEFPO
avant que le syndicat ne saisisse la Commission des relations de travail de
l’Ontario. Devrais-je toujours signer cette carte syndicale ?
Oui. Lorsque vous signez une carte syndicale
vous recevez automatiquement notre bulletin d’information, Les emplois à temps
partiel, par courriel. Nous vous tiendrons au courant de tous les événements qui
se produiront.
13. Qu’est-ce qu’elle deviendra,
l’OPSECAAT ?
L’OPSECAAT sera dissoute une fois que nous
aurons atteint l’objectif d’obtenir les pleins droits à la négociation
collective pour les employés à temps partiel et de session des collèges.
14. Où
puis-je obtenir plus de renseignements ?
Le site Web au
www.collegeworkers.org contient des renseignements tenus à jour sur la
campagne ainsi que des renseignements sur l’historique de celle-ci inclus dans
la FAQ d’octobre 2007. Pour communiquer avec un responsable de la campagne,
visitez le site ou appelez notre ligne directe sans frais au 1 866 811-7274.
FAQ #1 October 2007: Adhésion a un syndicat
Foire aux questions (FAQ) concernant l’organisation de la campagne de
recrutement du SEFPO parmi les travailleurs à temps partiel et de session des
collèges communautaires de l’Ontario
Le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO)
a lancé une campagne de recrutement pour obtenir les droits syndicaux pour plus
de 12 500 employés à temps partiel et de session qui travaillent auprès des
collèges communautaires de l’Ontario. Cette FAQ vise à répondre aux questions
est rédigée pour répondre aux questions de ces travailleurs en ce qui concerne
le processus.
Remarque : Pour simplifier, les expressions « à temps
partiel » et « employé à temps partiel » sont utilisées dans tout ce document
pour désigner tous les groupes de travailleurs dont la liste est indiquée à la
Question 10.
1. En quoi consiste organiser une campagne de recrutement de
membres?
Organiser une campagne de recrutement des membres consiste à
mettre sur pied une campagne syndicale pour démontrer qu’un groupe de
travailleurs veut qu’un syndicat spécifique les représente lors de négociations
collectives avec leur employeur.
2. Quel est le but de l’organisation de la campagne de
recrutement du SEFPO?
Le but de l’organisation de cette campagne de recrutement est a)
de démontrer que les employés à temps partiel veulent que le SEFPO soit leur
agent de négociation collective; et b) d’entamer une négociation collective avec
les collèges pour améliorer les rémunérations et les conditions de travail des
travailleurs à temps partiel.
3. J’ai déjà signé une carte avec OPSECAAT, l’Organisation
des employés à temps partiel et de session des collèges d’arts appliqués et de
technologie. Est-ce que je dois signer aussi une carte du SEFPO?
Oui.
4. Que va devenir l’OPSECAAT?
À la suite de la décision de la Cour suprême du Canada,
l’OPSECAAT a accordé son plein soutien à l’organisation de la campagne de
recrutement du SEFPO. L’OPSECAAT sera dissoute quand l’objectif d’obtenir les
pleins droits à la négociation collective pour les employés à temps partiel des
collèges sera une réalité.
5. Comment se déroule l’organisation d’une campagne de
recrutement?
Le syndicat demande aux travailleurs de montrer leur soutien en
signant une carte syndicale. Lorsque le syndicat à rassemblé un nombre suffisant
de cartes signées, il peut soit a) demander à l’employeur de reconnaître le
syndicat comme l’agent de négociation collective pour les travailleurs visés; ou
b) demander à l’organisme gouvernemental responsable de certifier légalement le
syndicat comme l’agent de négociation collective pour les travailleurs en
question. Selon la compétence juridique, les textes de loi en vigueur, et/ou
l’attitude de l’employeur, un vote de ratification peut être requis avant que le
syndicat soit reconnu ou certifié comme l’agent de négociation collective.
6. Combien de temps après avoir signé une carte syndicale
pourrais-je bénéficier d’une convention collective?
La signature d’une carte syndicale n’est que le premier pas sur
le chemin de l’obtention d’une convention collective. Une fois qu’un nombre
suffisant de travailleurs ont signé des cartes syndicales et que le syndicat est
reconnu en tant qu’agent de négociation collective de ces derniers (voir
ci-dessous pour plus de détails à ce sujet), les négociations avec l’employeur
peuvent commencer. La convention collective entre en vigueur seulement après
qu’elle ait été négociée et que les travailleurs l’aient ratifiée par un vote
(favorable à celle-ci).
7. À quel moment, après avoir signé une carte syndicale,
obtiendrais-je la représentation syndicale?
Dès que le syndicat est reconnu comme votre agent de négociation
collective, le syndicat est votre représentant lors de négociations de contrat
avec votre employeur. Dès que la convention collective est négociée, le syndicat
devient votre représentant sur le lieu de travail et peut alors vous aider avec
les différentes questions relatives aux relations de travail sur le lieu de
travail.
8. À quel moment, après avoir signé une carte syndicale,
vais-je commencer à payer des cotisations syndicales?
Vous ne commencerez à payer la cotisation syndicale qu’une fois
que votre convention collective aura été négociée et qu’elle entrera en vigueur.
Jusque là vous ne payerez pas de cotisation syndicale.
9. Quel est le montant de la cotisation syndicale?
La cotisation syndicale du SEFPO est de 1,375 pour cent de votre
salaire de base.
10. Qui est admissible à adhérer au syndicat?
Les membres de la direction et les personnes qui traitent des
relations de travail pour le compte de l’employeur ne font pas normalement
partie d’aucune unité de négociation collective. En ce qui concerne le personnel
de soutien, la campagne de recrutement de membres du SEFPO vise les personnes
qui sont régulièrement employées pendant pas plus de 24 heures par semaine. En
ce qui concerne le personnel scolaire, la campagne de recrutement vise les
personnes suivantes :
• le personnel scolaire qui enseigne six heures ou moins par
semaine; • les conseillers à temps partiel et les bibliothécaires; ainsi que •
le personnel scolaire, conseillers ou bibliothécaires qui travaillent moins de
douze mois pendant toute période de 24-mois.
11. Est-ce que la Loi sur la négociation collective dans les
collèges n’interdit pas aux employés à temps partiel des collèges de tenir des
négociations collectives?
Jusqu’à très récemment, il était spécifiquement interdit aux
employés à temps partiel des collèges de tenir des négociations collectives aux
termes de la Loi sur la négociation collective dans les collèges, connue aussi
comme la LNCC. Cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas droit à la négociation
collective. En voici la raison : au mois de juin 2007, la Cour suprême du Canada
a rendu une décision, pour la première fois, déclarant que le droit à la
négociation collective est un droit protégé aux termes de la Charte canadienne
des droits et libertés. « Nous en concluons que l’article 2(d) de la Charte
protége la capacité des membres de syndicats au droit d’association et à tenir
des négociations collectives sur des questions fondamentales relatives au lieu
de travail, » ont écrit la Juge en chef Beverley McLachlin et le Juge Louis
LeBel dans une décision à la majorité.
Cette décision a renversé des interprétations précédentes de la
Charte par la Cour, qui déclaraient que les travailleurs n’avaient seulement
qu’un droit constitutionnel de former des associations, pas celui de mener des
négociations collectives. Pour plus de détails sur cette décision marquante par
la Cour suprême, y compris le text intégral de la décision, visitez le site Web
http://www.nupge.ca/news_2007/n08jn07c.htm .
12. De quelle façon a répondu le gouvernement de l’Ontario à
cette décision de la Cour suprême?
Le 30 août 2007, le gouvernement McGuinty a annoncé son «
intention » de reconnaître les droits à la négociation collective pour les
travailleurs à temps partiel des collèges. « Notre gouvernement propose de
reconnaître les droits à la négociation collective des travailleurs à temps
partiel des collèges a titre d’une révision plus étendue des droits à la
négociation collective dans les collèges » a déclaré le ministre des collèges
Chris Bentley. Le gouvernement à nommé Kevin Whitaker, président de la
Commission des relations de travail de l’Ontario, pour examiner les textes de
loi concernant le droit à la négociation collective dans les collèges. Cet
examen va comprendre la consultation avec les parties intéressées. Whitaker a
été chargé de faire rapport au gouvernement par écrit de son examen – et de
faire toute recommandation qu’il jugerait utile – avant la fin du mois de
janvier 2008.
Pour lire le communiqué de presse du gouvernement à ce sujet,
visitez le site Web
http://ogov.newswire.ca/ontario/GPOF/2007/08/30/c3946.html?lmatch=&lang=_f.htm
.
13. Pourquoi le SEFPO lance une campagne de recrutement
maintenant ? Pourquoi ne pas attendre que M.Whitaker dépose son rapport?
Peu importe ce qui va arriver, les négociations collectives ne
commenceront pas – sans parler de leurs chances de réussite – à moins qu’elles
n’obtiennent le soutien des travailleurs à temps partiel des collèges. Un grand
nombre de cartes syndicales signées est le meilleur moyen de montrer aux
collèges et au gouvernement que les employés à temps partiel prennent très au
sérieux l’exercice de leurs droits.
Si Whitaker recommande de changer la loi pour créer un nouveau
cadre juridique pour la négociation collective dans les collèges, tout
changement nécessiterait quand même l’approbation de l’assemblée législative
avant d’avoir force de loi. En signant une carte syndicale les employés à temps
partiel des collèges, montrent au gouvernement qu’ils souhaitent un changement
rapide de la loi.
Si Whitaker ne recommande pas de changer la loi – car (selon la
décision de la Cour suprême) les employés à temps partiel ont déjà des droits de
négociation collective – alors nous aurons besoins des cartes signées pour les
présenter à l’employeur comme preuve que les employés à temps partiel veulent
que le SEFPO soit leur agent de négociation collective.
14. De combien de cartes le syndicat a-t-il besoin pour
commencer les négociations collectives?
Lorsqu’il existe des textes de loi régissant un groupe
particulier de travailleurs, les activités d’organisation syndicale et de
négociation collective sont prévues par les dispositions de ces textes de loi.
Par exemple, aux termes de la Loi sur les relations de travail en Ontario, qui
est le texte de loi fondamental sur les relations de travail de cette province,
la plupart des syndicats doivent démontrer que 40 pour cent des travailleurs de
l’unité de négociation collective ont signé une carte syndicale. Dès que la
Commission des relations de travail de l’Ontario aura accepté que le syndicat
dispose du soutien d’au moins 40 pour cent des employés visés, il y a tenue d’un
vote. Si la majorité des employés vote pour le syndicat, le syndicat et certifié
et devient l’agent de négociation collective de l’unité de négociation
collective.
Lorsqu’il n’y a pas de textes de lois spécifiques en place, les
règles normales ne s’appliquent pas. Si l’employeur refuse d’accepter que les
travailleurs exigent que le syndicat soit leur agent de négociation collective,
le syndicat peut alors faire appel aux tribunaux pour résoudre le cas.
15. Pourquoi a-t-on demandé aux employés à temps partiel
d’adhérer au SEFPO? Ne pourrions-nous pas adhérer à un autre syndicat?
Sauf lorsque l’appartenance d’un membre à un syndicat donné est
définie dans un texte de loi, les travailleurs de l’Ontario qui veulent établir
un syndicat sur leur lieu de travail peuvent choisir le syndicat qu’ils veulent.
Cela dit, le SEFPO est le seul syndicat qui ait consacré son plein soutien et
ses ressources à l’égard de l’obtention de ces droits à la négociation
collective pour les employés à temps partiel des collèges. Le SEFPO a parrainé
la création de l’OPSECAAT. L’exécutif de l’OPSECAAT soutient sans conditions la
campagne d’adhésions du SEFPO.
Le SEFPO est le syndicat du personnel scolaire et de soutien à
temps plein dans le réseau des collèges communautaires de l’Ontario depuis plus
de 30 ans. Le SEFPO connaît bien les collèges. Les rémunérations et les
avantages sociaux des conventions collectives du SEFPO parlent d’eux-mêmes. En
outre, l’existence de deux sections locales fortes du SEFPO (personnel de
soutien et scolaire) dans chaque collège signifie qu’il existe déjà un réseau de
soutien en place pour aider les employés à temps partiel dès qu’ils seront
organisés et qu’ils commenceront leurs négociations collectives.
16. Est-ce que les employés à temps partiel des CAAT feront
l’objet de mesures de discipline ou est-ce qu’ils risquent de perdre leurs
emplois en participant a une campagne d’adhésion?
Le droit d’adhérer à un syndicat et à la négociation collective
est un droit qui est protégé aux termes de la Charte canadienne des droits et
libertés. Toute mesure disciplinaire ou tout renvoi résultant d’une activité
syndicale contreviendrait aux dispositions de la Charte à cet effet.
Il est intéressant de remarquer qu’au cours de la même année de
la création de l’OPSECAAT ni le président de l’OPSECAAT, Roger Couvrette ni
aucun autre membre de l’exécutif de l’OPSECAAT n’ont fait l’objet de mesures
disciplinaires en aucune façon à la suite de leurs efforts de faire adhérer les
employés à temps partiel à l’association.
17. À quelle(s) unité(s) de négociation collective les
employés à temps partiel des collèges vont-ils appartenir s’ils se syndiquent?
Cela dépendra de ce qui va arriver avec l’examen de cette
question par Kevin Whitaker relativement à la Loi sur la négociation collective
dans les collèges et de toute mesure que prendra le gouvernement provincial
après la remise de son rapport.
Si Whitaker recommande un cadre juridique dans un texte de loi
pour les droits à la négociation collective pour les employés à temps partiel,
il serait juste de supposer que le gouvernement mettrait sur pied une unité de
négociation collective (ou des unités) selon la recommandation qui lui est faite.
Si Whitaker recommande qu’un cadre juridique n’est pas
nécessaire – encore une fois, à cause du fait que la Cour suprême dit que les
travailleurs ont déjà des droits à la négociation collective – alors l’unité ou
les unités de négociation collective seront celles que le syndicat et
l’employeur décideront d’un commun accord.
18. Quelle est la position du SEFPO au sujet des unités de
négociation collective pour les employés à temps partiel?
Le SEFPO réclame des pleins droits, significatifs à la
négociation collective pour tous les employés des collèges. Cela signifie pour
toutes les unités de négociation collective dans toute la province. Les détails
sur la position du syndicat seront finalisés en consultation avec les employés à
temps partiel eux-mêmes.
19. Est-ce que les collèges peuvent se permettre d’accorder
de meilleures rémunérations et de meilleures conditions de travail pour les
employés à temps partiel des collèges? Est-ce qu’ils ne vont pas se contenter de
mettre à pied un certain nombre de personnel pour pouvoir payer les
améliorations pour d’autres?
Il ne fait pas de doute que de meilleures rémunérations et de
meilleures conditions de travail pour les employés à temps partiel vont coûter
plus d’argent – c’est exactement notre argument, en fait. Cela ne signifie pas
que l’Ontario ne peut pas se permettre de payer. L’Ontario en général dépense
une masse salariale pour le secteur public de 58 milliards de dollars. Toute
amélioration du sort des employés à temps partiel des collèges ne constituera
qu’une goutte d’eau dans la mer par rapport à la masse salariale totale. Dans
tous les cas, un coût plus élevé n’est pas une raison valable pour fouler aux
pieds les droits essentiels de la personne. Les ontariens et les ontariennes
veulent que leurs amis, leurs voisins et leurs parents soient traités en toute
justice, peu importe où ils travaillent.
En ce qui concerne les mises à pied, la négociation collective
n’aura aucun effet sur les besoins des étudiants pour ce qui est des services
que les travailleurs à temps partiel des collèges leurs fournissent. Les
collèges ne peuvent pas se permettre de perdre du personnel qualifié.
20. Où puis-je avoir plus de renseignements pour signer une
carte syndicale du SEFPO?
Les organisateurs du SEFPO sont à la tâche sur tous les campus
de collège partout en Ontario. Pour communiquer avec votre comité organisateur
local, visitez www.collegeworkers.org
ou appelez notre ligne d’urgence 1 866 811-7274.
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