FAQ #2 mai 2008   
FAQ #1 octobre 2007   
 Nous ne pouvons pas attendre (bulletin d'information pour députés provinciaux)

FAQ #2 Mai 2008  Obtenir le droit d’être à la table

Vous trouverez ci-dessous, les questions les plus fréquentes à propos de la campagne du SEFPO visant à obtenir les droits à la négociation collective des employés à temps partiel et de session des collèges communautaires de l’Ontario.

En avril 2005, le Congrès annuel du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) avait voté pour que le syndicat s’engage à obtenir les droits à la négociation collective pour plus de 12 500 employés à temps partiel et de session travaillant auprès des collèges communautaires de l’Ontario. La présente foire aux questions (FAQ) est une mise à jour de celle publiée en octobre 2007 sur le site Web www.collegeworkers.org. Elle est conçue pour répondre aux questions des travailleurs au sujet des réalisations de cette campagne jusqu’ici et indiquer son orientation à venir. 

1.      Pourquoi le SEFPO a lancé une campagne pour l’obtention des droits à la négociation collective pour les employés à temps partiel ?

Aux termes de la Loi sur la négociation collective dans les collèges (LNCC), les employés à temps partiel et de session des collèges ont été exclus légalement de la négociation collective pendant plus de 30 ans. En conséquence, les salaires et les conditions de travail de ces travailleurs sont nettement inférieurs à celles de leurs collègues à temps plein. Le SEFPO représente les employés à temps plein dans les collèges et a fait plusieurs tentatives dans le passé de travailler avec les employés à temps partiel et de session afin de changer cette situation inéquitable.

2.      Quels ont été les événements essentiels dans la campagne du SEFPO jusqu’ici ?

  • Au mois de novembre 2006, le SEFPO avait parrainé la création de l’Organisation des employés à temps partiel et de session des collèges d’arts appliqués et de la technologie (OPSECAAT). Des employés à temps partiel et de session de tous les 24 collèges ont participé à l’assemblée de fondation de l’OPSECAAT et ont élu un comité exécutif pour gérer ses affaires. Le président de l’OPSECAAT est Roger Couvrette (personnel scolaire à temps partiel auprès du collège Centennial de Toronto) et la vice-présidente Candy Lindsay (personnel de soutien à temps partiel auprès du collège Fleming de Peterborough) ont été les figures publiques de cette campagne depuis le début.

  • Au mois de juin 2007, la Cour suprême du Canada a rendu une décision, pour la première fois dans ce domaine, indiquant que le droit à la négociation collective est un droit protégé en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. « Nous en concluons que l’article 2(d) de la Charte protége la capacité des membres de syndicats au droit d’association et à mener des négociations collectives sur des questions fondamentales en milieu de travail, » ont écrit la Juge en chef Beverley McLachlin et le Juge Louis LeBel dans une décision à la majorité.

  • Au mois d’août 2007, le gouvernement McGuinty a annoncé publiquement son intention d’adopter un nouveau texte de loi pour reconnaître les droits à la négociation collective des employés à temps partiel et de session. Le gouvernement à demander à Kevin Whitaker, président de la Commission des relations de travail de l’Ontario d’examiner la LNCC et de faire des recommandations quant aux changements requis.

  • En octobre 2007, officiellement le SEFPO a lancé une campagne d’adhésion syndicale pour demander aux employés à temps partiel et de session de signer des cartes syndicales et de montrer ainsi leur soutien à la syndicalisation.

  •  En février 2008, Kevin Whitaker a présenté son rapport au gouvernement. « Il n’y a aucune raison pour justifier l’exclusion de ces employés des droits à la négociation collective, » affirmait-il par écrit. « On devrait accorder immédiatement le droit à la syndicalisation aux employés à temps partiel.  

  • Au mois d’avril 2008, le SEFPO a présenté des milliers de cartes syndicales signées à la Commission des relations de travail de l’Ontario. Le SEFPO a demandé à la Commission d’ordonner un vote d’accréditation afin de confirmer que la majorité des employés à temps partiel et de session veulent adhérer au SEFPO et participer aux négociations collectives. La Commission n’a pas ordonné un vote rapide, mais elle n’a pas rejeté notre demande non plus. Cette demande demeure toujours active. Le syndicat la poursuit toujours.

3.      Que s’est-il passé devant la Commission des relations de travail ? Pour quelle raison la Commission n’a-t-elle pas ordonné un vote ?

L’argument légal central du SEFPO présenté devant la Commission des relations de travail était basé sur le fait que puisque le droit à la négociation collective est un droit protégé aux termes de la Charte canadienne des droits et libertés, les travailleurs à temps partiel et de session des collèges ont le droit de demander à la Commission d’accréditer le SEFPO comme étant leur syndicat. Les collèges ont fait valoir que la Commission n’avait pas juridiction pour traiter une telle demande et en outre que cela était « prématuré » car le gouvernement McGuinty a affirmé qu’il adoptera un texte de loi pour créer un cadre juridique clair pour la syndicalisation des employés à temps partiel et de session et afin qu’ils puissent avoir droit à la négociation collective. Un représentant du gouvernement de l’Ontario (ministère du Procureur général) a également demandé à la Commission de ne pas ordonner de vote en raison du fait qu’un texte de loi allait être présenté à cet effet.

La Commission n’a pas indiqué pour quelles raisons elle n’a pas ordonné pas un vote rapide à ce sujet. Elle n’est pas obligée d’expliquer ses décisions.

4.      Qu’est-ce qu’il arrivera à cette demande d’accréditation du SEFPO ?

La demande est toujours valide. Le SEFPO continuera à donner suite à l’obtention des droits à la négociation collective par le biais des processus devant la Commission des relations de travail, y compris la fixation d’une date pour la tenue d’un scrutin sur l’accréditation du syndicat. Toutefois, si les collèges continuent à s’opposer à cette demande, les litiges juridiques pourraient prendre des mois ou même des années. Étant donné que les employés à temps partiel et de session ont déjà attendu trop longtemps pour que leurs droits soient reconnus, le syndicat fait monter la pression qui vise à obtenir immédiatement du gouvernement un nouveau texte de loi à cet effet.

5.      Quand est-ce que le nouveau texte de loi sera présenté devant l’Assemblée législative ?

Le ministre des Collèges, John Milloy a affirmé le 22 avril comme suit : « Nous réfléchissons sur l’introduction d’une loi au cours de ce printemps. »

6.      Que deviendront toutes les cartes syndicales signées et présentées devant la Commission des relations de travail si un nouveau texte de loi est adopté ?

Le SEFPO affirme que toute loi nouvelle doit reconnaître la validité de ces cartes et permettre au syndicat de déclencher un vote d’accréditation dès que possible de manière à ce que les employés à temps partiel et de session puissent commencer à exercer leur droit à la négociation collective immédiatement.

7.      Pourquoi le SEFPO a lancé une campagne d’adhésion syndicale avant que le nouveau texte de loi soit adopté ?

Il n’y avait aucune raison pour laquelle les employés à temps partiel et de session auraient dû attendre pour exercer un droit qui est protégé par la Charte canadienne des droits et libertés. Nous espérons que le nouveau texte de loi clarifiera la situation juridique, mais un nouveau texte de loi n’est pas nécessaire pour que la syndicalisation des employés visés ait lieu.

En outre, toutes les cartes syndicales qui ont été signées montrent au gouvernement que les employés à temps partiel et de session sont très sérieux en ce qui concerne l’exercice de leurs droits. Ces cartes exercent une pression sur le gouvernement pour qu’il crée un cadre juridique clair pour la syndicalisation et l’acquisition des droits à la négociation collective. Il se peut que le gouvernement n’aurait jamais parlé de texte de loi sans que la signature de ces cartes syndicales soit intervenue pour l’inciter à ce faire.

8.      Que puis-je faire pour que le texte de loi soit adopté immédiatement ?

Contactez le député provincial de votre circonscription. Des renseignements complets pour contacter tous les députés sont disponibles, avec ce que le SEFPO déclare aux députés, à http://www.sefpo.org/colleges/parttime/contactmpp.htm.

Vous pouvez aussi inviter vos collègues de travail et vos amis et voisins à signer notre pétition disponible à http://www.sefpo.org/colleges/parttime/FrPTPetition.pdf. Obtenez autant de signatures que possible. Puis envoyez-les directement à votre député provincial pour qu’il les présente à l’Assemblée législative.

9.      Une fois le texte de loi adopté, combien de temps cela va prendre avant que les employés à temps partiel et de session obtiennent une convention collective ?

En supposant que le texte de loi soit adopté, un vote d’accréditation sera sans doute requis. Il est très improbable qu’un tel vote intervienne cet été alors que peu d’employés à temps partiel et de session sont au travail. Dès que les employés à temps partiel et de session auront voté pour adhérer au SEFPO, la prochaine tâche sera d élire les équipes de négociation collective et d’aviser l’employeur de notre intention de tenir des négociations collectives. Les négociations prendraient ensuite place. Les employés à temps partiel et de session devraient aussi voter pour accepter toute nouvelle convention collective.

Le SEFPO s’engage à obtenir la meilleure convention collective possible dans les meilleurs délais possibles.

10.  Quand devrais-je commencer à payer des cotisations syndicales ?

Vous commencerez à payer des cotisations syndicales dès que vous aurez ratifié la nouvelle convention collective négociée. Vous n’aurez pas à payer de cotisations avant.

11.  Combien me coûteront les cotisations syndicales ?

Les cotisations au SEFPO sont de 1,375 pour cent de votre salaire de base.

12.  Je n’ai pas signé de carte du SEFPO avant que le syndicat ne saisisse la Commission des relations de travail de l’Ontario. Devrais-je toujours signer cette carte syndicale ?

Oui. Lorsque vous signez une carte syndicale vous recevez automatiquement notre bulletin d’information, Les emplois à temps partiel, par courriel. Nous vous tiendrons au courant de tous les événements qui se produiront.

13.  Qu’est-ce qu’elle deviendra, l’OPSECAAT ?

L’OPSECAAT sera dissoute une fois que nous aurons atteint l’objectif d’obtenir les pleins droits à la négociation collective pour les employés à temps partiel et de session des collèges.

14.  Où puis-je obtenir plus de renseignements ?

Le site Web au www.collegeworkers.org contient des renseignements tenus à jour sur la campagne ainsi que des renseignements sur l’historique de celle-ci inclus dans la FAQ d’octobre 2007. Pour communiquer avec un responsable de la campagne, visitez le site ou appelez notre ligne directe sans frais au 1 866 811-7274.


FAQ #1 October 2007: Adhésion a un syndicat                               


Foire aux questions (FAQ) concernant l’organisation de la campagne de recrutement du SEFPO parmi les travailleurs à temps partiel et de session des collèges communautaires de l’Ontario

Le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) a lancé une campagne de recrutement pour obtenir les droits syndicaux pour plus de 12 500 employés à temps partiel et de session qui travaillent auprès des collèges communautaires de l’Ontario. Cette FAQ vise à répondre aux questions est rédigée pour répondre aux questions de ces travailleurs en ce qui concerne le processus.

Remarque : Pour simplifier, les expressions « à temps partiel » et « employé à temps partiel » sont utilisées dans tout ce document pour désigner tous les groupes de travailleurs dont la liste est indiquée à la Question 10.

1. En quoi consiste organiser une campagne de recrutement de membres?

Organiser une campagne de recrutement des membres consiste à mettre sur pied une campagne syndicale pour démontrer qu’un groupe de travailleurs veut qu’un syndicat spécifique les représente lors de négociations collectives avec leur employeur.

2. Quel est le but de l’organisation de la campagne de recrutement du SEFPO?

Le but de l’organisation de cette campagne de recrutement est a) de démontrer que les employés à temps partiel veulent que le SEFPO soit leur agent de négociation collective; et b) d’entamer une négociation collective avec les collèges pour améliorer les rémunérations et les conditions de travail des travailleurs à temps partiel.

3. J’ai déjà signé une carte avec OPSECAAT, l’Organisation des employés à temps partiel et de session des collèges d’arts appliqués et de technologie. Est-ce que je dois signer aussi une carte du SEFPO?

Oui.

4. Que va devenir l’OPSECAAT?

À la suite de la décision de la Cour suprême du Canada, l’OPSECAAT a accordé son plein soutien à l’organisation de la campagne de recrutement du SEFPO. L’OPSECAAT sera dissoute quand l’objectif d’obtenir les pleins droits à la négociation collective pour les employés à temps partiel des collèges sera une réalité.

5. Comment se déroule l’organisation d’une campagne de recrutement?

Le syndicat demande aux travailleurs de montrer leur soutien en signant une carte syndicale. Lorsque le syndicat à rassemblé un nombre suffisant de cartes signées, il peut soit a) demander à l’employeur de reconnaître le syndicat comme l’agent de négociation collective pour les travailleurs visés; ou b) demander à l’organisme gouvernemental responsable de certifier légalement le syndicat comme l’agent de négociation collective pour les travailleurs en question. Selon la compétence juridique, les textes de loi en vigueur, et/ou l’attitude de l’employeur, un vote de ratification peut être requis avant que le syndicat soit reconnu ou certifié comme l’agent de négociation collective.

6. Combien de temps après avoir signé une carte syndicale pourrais-je bénéficier d’une convention collective?

La signature d’une carte syndicale n’est que le premier pas sur le chemin de l’obtention d’une convention collective. Une fois qu’un nombre suffisant de travailleurs ont signé des cartes syndicales et que le syndicat est reconnu en tant qu’agent de négociation collective de ces derniers (voir ci-dessous pour plus de détails à ce sujet), les négociations avec l’employeur peuvent commencer. La convention collective entre en vigueur seulement après qu’elle ait été négociée et que les travailleurs l’aient ratifiée par un vote (favorable à celle-ci).

7. À quel moment, après avoir signé une carte syndicale, obtiendrais-je la représentation syndicale?

Dès que le syndicat est reconnu comme votre agent de négociation collective, le syndicat est votre représentant lors de négociations de contrat avec votre employeur. Dès que la convention collective est négociée, le syndicat devient votre représentant sur le lieu de travail et peut alors vous aider avec les différentes questions relatives aux relations de travail sur le lieu de travail.

8. À quel moment, après avoir signé une carte syndicale, vais-je commencer à payer des cotisations syndicales?

Vous ne commencerez à payer la cotisation syndicale qu’une fois que votre convention collective aura été négociée et qu’elle entrera en vigueur. Jusque là vous ne payerez pas de cotisation syndicale.

9. Quel est le montant de la cotisation syndicale?

La cotisation syndicale du SEFPO est de 1,375 pour cent de votre salaire de base.

10. Qui est admissible à adhérer au syndicat?

Les membres de la direction et les personnes qui traitent des relations de travail pour le compte de l’employeur ne font pas normalement partie d’aucune unité de négociation collective. En ce qui concerne le personnel de soutien, la campagne de recrutement de membres du SEFPO vise les personnes qui sont régulièrement employées pendant pas plus de 24 heures par semaine. En ce qui concerne le personnel scolaire, la campagne de recrutement vise les personnes suivantes :

• le personnel scolaire qui enseigne six heures ou moins par semaine; • les conseillers à temps partiel et les bibliothécaires; ainsi que • le personnel scolaire, conseillers ou bibliothécaires qui travaillent moins de douze mois pendant toute période de 24-mois.

11. Est-ce que la Loi sur la négociation collective dans les collèges n’interdit pas aux employés à temps partiel des collèges de tenir des négociations collectives?

Jusqu’à très récemment, il était spécifiquement interdit aux employés à temps partiel des collèges de tenir des négociations collectives aux termes de la Loi sur la négociation collective dans les collèges, connue aussi comme la LNCC. Cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas droit à la négociation collective. En voici la raison : au mois de juin 2007, la Cour suprême du Canada a rendu une décision, pour la première fois, déclarant que le droit à la négociation collective est un droit protégé aux termes de la Charte canadienne des droits et libertés. « Nous en concluons que l’article 2(d) de la Charte protége la capacité des membres de syndicats au droit d’association et à tenir des négociations collectives sur des questions fondamentales relatives au lieu de travail, » ont écrit la Juge en chef Beverley McLachlin et le Juge Louis LeBel dans une décision à la majorité.

Cette décision a renversé des interprétations précédentes de la Charte par la Cour, qui déclaraient que les travailleurs n’avaient seulement qu’un droit constitutionnel de former des associations, pas celui de mener des négociations collectives. Pour plus de détails sur cette décision marquante par la Cour suprême, y compris le text intégral de la décision, visitez le site Web http://www.nupge.ca/news_2007/n08jn07c.htm  .

12. De quelle façon a répondu le gouvernement de l’Ontario à cette décision de la Cour suprême?

Le 30 août 2007, le gouvernement McGuinty a annoncé son « intention » de reconnaître les droits à la négociation collective pour les travailleurs à temps partiel des collèges. « Notre gouvernement propose de reconnaître les droits à la négociation collective des travailleurs à temps partiel des collèges a titre d’une révision plus étendue des droits à la négociation collective dans les collèges » a déclaré le ministre des collèges Chris Bentley. Le gouvernement à nommé Kevin Whitaker, président de la Commission des relations de travail de l’Ontario, pour examiner les textes de loi concernant le droit à la négociation collective dans les collèges. Cet examen va comprendre la consultation avec les parties intéressées. Whitaker a été chargé de faire rapport au gouvernement par écrit de son examen – et de faire toute recommandation qu’il jugerait utile – avant la fin du mois de janvier 2008.

Pour lire le communiqué de presse du gouvernement à ce sujet, visitez le site Web http://ogov.newswire.ca/ontario/GPOF/2007/08/30/c3946.html?lmatch=&lang=_f.htm  .

13. Pourquoi le SEFPO lance une campagne de recrutement maintenant ? Pourquoi ne pas attendre que M.Whitaker dépose son rapport?

Peu importe ce qui va arriver, les négociations collectives ne commenceront pas – sans parler de leurs chances de réussite – à moins qu’elles n’obtiennent le soutien des travailleurs à temps partiel des collèges. Un grand nombre de cartes syndicales signées est le meilleur moyen de montrer aux collèges et au gouvernement que les employés à temps partiel prennent très au sérieux l’exercice de leurs droits.

Si Whitaker recommande de changer la loi pour créer un nouveau cadre juridique pour la négociation collective dans les collèges, tout changement nécessiterait quand même l’approbation de l’assemblée législative avant d’avoir force de loi. En signant une carte syndicale les employés à temps partiel des collèges, montrent au gouvernement qu’ils souhaitent un changement rapide de la loi.

Si Whitaker ne recommande pas de changer la loi – car (selon la décision de la Cour suprême) les employés à temps partiel ont déjà des droits de négociation collective – alors nous aurons besoins des cartes signées pour les présenter à l’employeur comme preuve que les employés à temps partiel veulent que le SEFPO soit leur agent de négociation collective.

14. De combien de cartes le syndicat a-t-il besoin pour commencer les négociations collectives?

Lorsqu’il existe des textes de loi régissant un groupe particulier de travailleurs, les activités d’organisation syndicale et de négociation collective sont prévues par les dispositions de ces textes de loi. Par exemple, aux termes de la Loi sur les relations de travail en Ontario, qui est le texte de loi fondamental sur les relations de travail de cette province, la plupart des syndicats doivent démontrer que 40 pour cent des travailleurs de l’unité de négociation collective ont signé une carte syndicale. Dès que la Commission des relations de travail de l’Ontario aura accepté que le syndicat dispose du soutien d’au moins 40 pour cent des employés visés, il y a tenue d’un vote. Si la majorité des employés vote pour le syndicat, le syndicat et certifié et devient l’agent de négociation collective de l’unité de négociation collective.

Lorsqu’il n’y a pas de textes de lois spécifiques en place, les règles normales ne s’appliquent pas. Si l’employeur refuse d’accepter que les travailleurs exigent que le syndicat soit leur agent de négociation collective, le syndicat peut alors faire appel aux tribunaux pour résoudre le cas.

15. Pourquoi a-t-on demandé aux employés à temps partiel d’adhérer au SEFPO? Ne pourrions-nous pas adhérer à un autre syndicat?

Sauf lorsque l’appartenance d’un membre à un syndicat donné est définie dans un texte de loi, les travailleurs de l’Ontario qui veulent établir un syndicat sur leur lieu de travail peuvent choisir le syndicat qu’ils veulent. Cela dit, le SEFPO est le seul syndicat qui ait consacré son plein soutien et ses ressources à l’égard de l’obtention de ces droits à la négociation collective pour les employés à temps partiel des collèges. Le SEFPO a parrainé la création de l’OPSECAAT. L’exécutif de l’OPSECAAT soutient sans conditions la campagne d’adhésions du SEFPO.

Le SEFPO est le syndicat du personnel scolaire et de soutien à temps plein dans le réseau des collèges communautaires de l’Ontario depuis plus de 30 ans. Le SEFPO connaît bien les collèges. Les rémunérations et les avantages sociaux des conventions collectives du SEFPO parlent d’eux-mêmes. En outre, l’existence de deux sections locales fortes du SEFPO (personnel de soutien et scolaire) dans chaque collège signifie qu’il existe déjà un réseau de soutien en place pour aider les employés à temps partiel dès qu’ils seront organisés et qu’ils commenceront leurs négociations collectives.

16. Est-ce que les employés à temps partiel des CAAT feront l’objet de mesures de discipline ou est-ce qu’ils risquent de perdre leurs emplois en participant a une campagne d’adhésion?

Le droit d’adhérer à un syndicat et à la négociation collective est un droit qui est protégé aux termes de la Charte canadienne des droits et libertés. Toute mesure disciplinaire ou tout renvoi résultant d’une activité syndicale contreviendrait aux dispositions de la Charte à cet effet.

Il est intéressant de remarquer qu’au cours de la même année de la création de l’OPSECAAT ni le président de l’OPSECAAT, Roger Couvrette ni aucun autre membre de l’exécutif de l’OPSECAAT n’ont fait l’objet de mesures disciplinaires en aucune façon à la suite de leurs efforts de faire adhérer les employés à temps partiel à l’association.

17. À quelle(s) unité(s) de négociation collective les employés à temps partiel des collèges vont-ils appartenir s’ils se syndiquent?

Cela dépendra de ce qui va arriver avec l’examen de cette question par Kevin Whitaker relativement à la Loi sur la négociation collective dans les collèges et de toute mesure que prendra le gouvernement provincial après la remise de son rapport.

Si Whitaker recommande un cadre juridique dans un texte de loi pour les droits à la négociation collective pour les employés à temps partiel, il serait juste de supposer que le gouvernement mettrait sur pied une unité de négociation collective (ou des unités) selon la recommandation qui lui est faite.

Si Whitaker recommande qu’un cadre juridique n’est pas nécessaire – encore une fois, à cause du fait que la Cour suprême dit que les travailleurs ont déjà des droits à la négociation collective – alors l’unité ou les unités de négociation collective seront celles que le syndicat et l’employeur décideront d’un commun accord.

18. Quelle est la position du SEFPO au sujet des unités de négociation collective pour les employés à temps partiel?

Le SEFPO réclame des pleins droits, significatifs à la négociation collective pour tous les employés des collèges. Cela signifie pour toutes les unités de négociation collective dans toute la province. Les détails sur la position du syndicat seront finalisés en consultation avec les employés à temps partiel eux-mêmes.

19. Est-ce que les collèges peuvent se permettre d’accorder de meilleures rémunérations et de meilleures conditions de travail pour les employés à temps partiel des collèges? Est-ce qu’ils ne vont pas se contenter de mettre à pied un certain nombre de personnel pour pouvoir payer les améliorations pour d’autres?

Il ne fait pas de doute que de meilleures rémunérations et de meilleures conditions de travail pour les employés à temps partiel vont coûter plus d’argent – c’est exactement notre argument, en fait. Cela ne signifie pas que l’Ontario ne peut pas se permettre de payer. L’Ontario en général dépense une masse salariale pour le secteur public de 58 milliards de dollars. Toute amélioration du sort des employés à temps partiel des collèges ne constituera qu’une goutte d’eau dans la mer par rapport à la masse salariale totale. Dans tous les cas, un coût plus élevé n’est pas une raison valable pour fouler aux pieds les droits essentiels de la personne. Les ontariens et les ontariennes veulent que leurs amis, leurs voisins et leurs parents soient traités en toute justice, peu importe où ils travaillent.

En ce qui concerne les mises à pied, la négociation collective n’aura aucun effet sur les besoins des étudiants pour ce qui est des services que les travailleurs à temps partiel des collèges leurs fournissent. Les collèges ne peuvent pas se permettre de perdre du personnel qualifié.

20. Où puis-je avoir plus de renseignements pour signer une carte syndicale du SEFPO?

Les organisateurs du SEFPO sont à la tâche sur tous les campus de collège partout en Ontario. Pour communiquer avec votre comité organisateur local, visitez www.collegeworkers.org  ou appelez notre ligne d’urgence 1 866 811-7274.


Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario, 100, chemin Lesmill,  Toronto (Ontario) M3B 3P8  (416) 443-8888

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