19 février 2009   
 

Les collèges mettent leur veto au dépouillement des votes

le 19 février 2009

Le personnel scolaire à temps partiel et de session des collèges communautaires de l'Ontario ne connaît toujours pas le résultat du récent scrutin d'accréditation syndicale, et ce, pour une raison fort simple.

« Les collèges ne veulent pas que les votes soient comptés, et ils font tout pour l'empêcher », a déclaré Roger Couvrette, président de l'Organisation des employés à temps partiel et de session des collèges d'arts appliqués et de technologie. « Nous leur demandons de renoncer à leur objection d’ouvrir les urnes et de laisser prévaloir la démocratie. »

Plus de 3 500 personnes ont voté dans les 24 collèges communautaires entre le 19 janvier et le 5 février dans le cadre d'un scrutin qui nous permettra de déterminer si le personnel scolaire à temps partiel et de session souhaite se faire représenter par le SEFPO dans leurs négociations avec les collèges.

Dans une lettre au personnel scolaire à temps partiel et de session datée du 6 février, Don Sinclair, patron des collèges, a laissé entendre que c'était la Commission des relations de travail de l'Ontario (CRTO) qui gardait les urnes scellées et qui empêchait le dépouillement des votes. Mais Couvrette a fait remarquer que la suggestion de Sinclair était « malhonnête ».

« Si ce n'était des objections légales des avocats des collèges, la CRTO dépouillerait les votes à l'instant même, » a insisté Couvrette. « En ordonnant le vote, le 6 janvier, la CRTO a fait savoir que les votes seraient dépouillés si les parties convenaient de le faire.

« Les collèges ne veulent pas le faire », a-t-il ajouté. « Ils se battent contre notre campagne de syndicalisation depuis le tout début, et cet exemple actuel d'obstruction n'en est qu'un parmi tant d'autres. »

Don Sinclair est officiellement directeur général du Conseil de la rémunération et des nominations dans les collèges. Dans un effort visant à sortir de cette impasse, Couvrette lui a personnellement téléphoné le jeudi 10 février.

« J'ai demandé à Monsieur Sinclair si les collèges voulaient bien laisser tomber leurs objections en ce qui concerne le dépouillement des votes, » a-t-il ajouté. « Après quelques phrases syntaxiquement tordues, il a conclu que sa réponse était simple, et que c'était non. »

Couvrette critique vertement « l'hypocrisie flagrante » des collèges, qui refusent maintenant de compter les votes.

« Pendant cinq semaines, les collèges nous ont encouragés à voter, sachant sans doute fort bien qu'ils s'opposeraient au compte des votes, » a-t-il fait remarquer. « C'est le summum de l'arrogance et un manque de respect sidérant envers les employés à temps partiel et de session.

« Tout ce que cette attitude prouve, une fois de plus, c'est que nous avons besoin d'un syndicat. »

L'OPSECAAT et le SEFPO ont lancé une offensive en direction des médias pour que les votes soient enfin comptés.

« Les journalistes à qui je dis que nous ne savons pas si les votes seront comptés n'en croient pas leurs oreilles », a ajouté Couvrette. « Ils pensent que c'est complètement fou. L'opposition des collèges n’a pas de sens et va à l’encontre de tous les principes démocratiques. »

Une campagne de pression intensive est aussi à l'ordre du jour du syndicat.

« De toute évidence, nous devons faire pression sur les collèges pour leur ouvrir les yeux, et une façon de le faire consiste à passer par les politiciens qui paient pour eux, » a-t-il continué. « Nous transmettrons notre message aux députés provinciaux et au ministre, et nous leur demanderons de nous aider immédiatement. »

Les avocats du SEFPO et des collèges seront dans la même salle le 31 mars pour rencontrer les agents des relations du travail impliqués dans le vote.

C’est le moment de compter les votes !

Caron Fitzpatrick, employée à temps partiel au Collège Algonguin, était la première personne à voter (parmi 3 544) le 19 janvier à mesure que le personnel scolaire à temps partiel et de session des collèges se lançait dans un vote de trois semaines pour déterminer l’adhésion éventuelle au SEFPO. « En s’opposant au dépouillement des votes, les collèges nous lancent une insulte en pleine figure, » a déclaré Fitzpatrick la semaine dernière. « Malheureusement, c’est exactement le genre d’arrogance auquel on peut s’attendre d’eux. » Vu ici avec elle, Roger Couvrette, président de l’Organisation des employés à temps partiel et de session des collèges d’arts appliqués et de technologie (OPSECAAT).

 

Distribution autorisée par Roger Couvrette, président de l’Organisation des employés à temps partiel et de session des collèges d’arts appliqués et de technologie (OPSECAAT),et par Warren (Smokey) Thomas, président du Syndicat de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO).

 


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