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Le personnel de soutien à temps partiel écrit une page de l’histoire avec le
vote syndical qui s’apprête à commencer
Les bureaux de vote sont ouverts du 5 au 27 octobre
le 4 octobre 2009
Le lundi matin 5 octobre, un membre du personnel de soutien à
temps partiel d’un collège de l’Ontario déposera le premier bulletin de vote
dans le cadre d’un vote syndical historique.
Ce vote, ordonné par la Commission des relations de travail de
l’Ontario (CRTO), permettra d’établir si des milliers d’employés à temps partiel
souhaitent se joindre au Syndicat des employés de la fonction publique de
l’Ontario et transformer leurs vies professionnelles en adoptant les principes
de la négociation collective.
Des agents de la CRTO visiteront les 24 collèges communautaires
de la province à des dates précises entre le 5 et le 27 octobre.
« Le personnel de soutien à temps partiel a travaillé si dur et
attendu si longtemps pour obtenir ce vote qu’il est difficile de croire que le
moment est venu de voter », nous dit Candy Lindsay, employée à temps partiel
depuis onze ans au collège Fleming, qui se bat sans répit depuis 2006 pour
défendre les droits des travailleurs à temps partiel. « C’est une occasion
formidable pour les travailleurs à temps partiel d’assumer leurs responsabilités.
Je vous demande, à vous mes collègues du personnel de soutien à
temps partiel, d’aller voter et de voter OUI! »
Toutes les décisions sur les salaires et les conditions de
travail du personnel à temps partiel sont prises par la direction des collèges,
a ajouté Candy Lindsay.
« Pour le moment, nous n’avons rien à redire sur la façon dont
on nous traite, et je crois franchement que nous en avons tous et toutes marre
d’être traités comme des citoyens de deuxième classe pour la bonne et simple
raison que nous travaillons 24 heures ou moins par semaine », a-t-elle encore
dit. « Appuyés par un syndicat, nous aurons voix au chapitre avec les collèges,
et la négociation collective nous servira de processus dans le cadre duquel les
collèges devront, de par la loi, s’asseoir et négocier avec nous de bonne foi.
À mon avis, c’est la seule façon d’améliorer la situation du
personnel de soutien à temps partiel. »
Sans syndicat, les préoccupations du personnel de soutien à
temps partiel ne sont pas prises en considération, a ajouté Candy Lindsay.
« Dans presque chaque cas, nous gagnons moins et recevons moins
d’avantages sociaux que les travailleurs à temps plein faisant le même
travail », a-t-elle encore dit. « Nous n’avons aucune sécurité d’emploi d’un
semestre à l’autre ou d’une année à l’autre. Vu que nous ne sommes pas reconnus
pour nos services au sein des collèges, nous ne pouvons jamais obtenir de
promotion. Nous n’avons aucune procédure relative aux plaintes sur laquelle nous
appuyer lorsque nous estimons avoir été traités injustement par notre employeur.
Les collèges seraient parfaitement heureux de maintenir le statu quo jusqu’à ce
que nous soyons tous morts et enterrés », ironise Candy Lindsay. « La situation
ne changera que si nous la changeons, et c’est pourquoi nous devons voter OUI. »
Les membres du personnel de soutien à temps partiel peuvent
voter à n’importe quel endroit en Ontario. Les membres du personnel de soutien
qui travaillent dans plus d’un collège ne peuvent voter qu’une seule fois. Pour
de plus amples renseignements sur le scrutin, visitez le site Web du SEFPO à
l’adresse www.collegeworkers.org
et cliquez sur « FAQ ».
Qui peut voter?
Le scrutin de représentation qui aura lieu entre le 5 et le 27
octobre est un vote du personnel de soutien à temps partiel des collèges. En
vertu de la Loi sur les négociations collectives dans les collèges, cela veut
dire chaque membre du personnel de soutien qui travaille dans un collège 24
heures ou moins par semaine. Le personnel scolaire (professeurs, instructeurs,
conseillers ou bibliothécaires) n’est pas inclus dans ce groupe.
Pour marquer la Journée mondiale pour le travail décent, les temps plein
montrent leur soutien aux temps partiel
Pour marquer la Journée mondiale pour le travail décent, qui
aura lieu le 7 octobre prochain, le personnel de soutien à temps plein des 24
collèges communautaires de l’Ontario montreront leur soutien à leurs collègues à
temps partiel.
La JMTD est un projet de la Confédération syndicale
internationale. Il a pour objet de coordonner les actions d’activistes en milieu
de travail du monde entier visant à promouvoir de bons emplois pour tous.
« Des travailleurs à temps plein des collèges comme moi ont
utilisé la négociation collective pour créer des emplois décents pour nos
familles et pour nous-mêmes », a déclaré Betty Cree, présidente de la division
du personnel de soutien des collèges du SEFPO. « Nous voulons que nos frères et
sœurs travaillant à temps partiel jouissent des mêmes opportunités que nous, et
nous ferons tout notre possible pour les aider à réaliser cet objectif. »
« Les problèmes des travailleurs à temps partiel des collèges
sont les problèmes auxquels font face les travailleurs qu’on appelle « précaires »
partout à travers le monde », a ajouté Madame Cree. « La Journée mondiale pour
le travail décent permet aux travailleurs du monde entier de regarder autour
d’eux et de s’apercevoir que nous sommes tous et toutes logés à la même enseigne. »
Des centaines d’événements sont prévus dans le monde entier. Des
syndicalistes en Colombie conduisent un débat public pour parler des jeunes
travailleurs qui occupent des emplois précaires. Des syndicalistes hollandais
font le tour du plus grand lac au pays à vélo pour recueillir des fonds pour des
projets syndicaux en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Au Bangladesh, ils
se rassemblent pour appuyer le travail décent et pour mettre fin au travail
précaire.
« Ici, nous portons des macarons et distribuons des aimants de
réfrigérateur portant l’image de Rosie la riveteuse et envoyons des courriels
pour encourager nos amis à temps partiel », a encore ajouté Betty Cree. « Tout
ce que nous faisons pour contribuer à l’acquisition de droits syndicaux pour le
personnel des collèges à temps partiel est un pas dans la bonne direction pour
les travailleurs et leurs familles du monde entier. Je tiens vraiment à ce que
nos collègues à temps partiel sachent que la division du personnel de soutien
des collèges a hâte de les accueillir dans notre syndicat », a avoué Madame
Cree. « Nous avons de l’expérience, nous sommes sympathiques et nous sommes
démocratiques. Les temps plein soutiennent les rêves des temps partiel, et c’est
la réalité. »
Pour en apprendre plus sur les activités de la Journée mondiale
pour le travail décent, visitez le site Web
http://www.wddw.org .
Écouter les étudiants qui travaillent
Lorsque les étudiants des collèges terminent leurs études – et
souvent, leur emploi dans un collège – le monde qui les attend peut leur
paraître plutôt sinistre.
« Pour un grand nombre d’étudiants, le monde du travail n’est
pas ce qu’on leur avait promis », nous dit Kiera Chion, organisatrice du SEFPO
pour les étudiants. « Même si vous faites tout ce que vous êtes censé faire et
accumulez de grosses dettes pour obtenir une éducation, beaucoup trop d’emplois
sont des emplois temporaires, à temps partiel, occasionnels et non syndiqués. Ce
que cela signifie, c’est que de plus en plus de jeunes gens vivent à la maison
et dépendent de leurs parents, si les parents ont les moyens, plutôt que de
vivre la vie à laquelle ils ont toujours rêvé.
Les étudiants auxquels j’ai parlé ne gaspillent pas leur revenu
en allant au cinéma ou sur le nouvel iPhone, ils l’utilisent pour s’acheter à
manger et aider leurs familles dans bien des cas. Les jeunes gens luttent. Leurs
familles luttent.
Nous avons visé l’indépendance toute notre vie, mais si on n’a
pas de boulot, ça ne sert à rien. Des bons emplois, c’est de cela dont il s’agit
avec ce vote. Notre avenir a besoin de bons emplois. »
Faits sur les droits de scolarité : une correction
Un communiqué de presse du SEFPO daté du 28 septembre dernier
mentionnait que les droits de scolarité en Ontario étaient les deuxièmes plus
élevés au Canada. C’est faux. Comme l’a dit Statistique Canada il y a un an (voir
http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/081009/dq081009-fra.pdf), l’Ontario a
les droits de scolarité universitaires les deuxièmes plus élevés au pays.
Le syndicat regrette son erreur. Le site Web du SEFPO, à
l’adresse www.collegeworkers.org, est mis à jour en conséquence. Une comparaison
des droits de scolarité envoyée au SEFPO par le ministère de la Formation et des
Collèges et Universités est disponible en ligne à l’adresse
http://www.opseu.org/caat/parttime/pdf/collegetuitionfees.pdf .
Les chiffres du ministère montrent que, en dépit du fait que
l’Ontario se classe au septième rang sur dix provinces en ce qui concerne les
droits de scolarité, les droits de scolarité en Ontario sont ceux qui augmentent
le plus rapidement au pays, sur la base du pourcentage. Les droits de scolarité
de base ont augmenté de cinq pour cent par année en Ontario depuis que le
gouvernement McGuinty a déréglementé ces frais en 2006.
Mais ce qui est vraiment triste en Ontario, c’est le niveau de
financement par étudiant. Conformément à Colleges Ontario (http://www.collegesontario.org/policy-positions/budget-submissions.html),
les collèges de l’Ontario bénéficient du niveau de financement par étudiant du
gouvernement provincial le deuxième le plus bas au pays. (Seule
l’Île-du-Prince-Édouard est pire.) Et lorsque les droits de scolarité et le
financement du gouvernement sont mis ensemble, les collèges en Ontario
bénéficient du niveau de financement global par étudiant le plus bas de toutes
les provinces.
Soyez informés!
Le vote syndical qui aura lieu ce mois-ci dans les collèges de
l’Ontario est une occasion formidable pour le personnel de soutien à temps
partiel. Nous savons que les gens se poseront beaucoup de questions sur ce que
signifie un vote en faveur d’une affiliation au SEFPO et sur la façon dont
fonctionne la négociation collective.
Vous trouverez réponse à ces questions et à d’autres questions
dans le document de questions et réponses disponible en ligne à l’adresse
www.collegeworkers.org. Et ne manquez pas les vidéos YouTube sur la campagne!
Pour recevoir Les emplois à temps partiel par courriel,
communiquez avec le SEFPO au numéro 1 800-268-7376 ou envoyez un courriel à
jevans@opseu.org.
Trouvez-nous sur Facebook
Pour vous joindre aux discussions relatives à la campagne du
vote sur Facebook, cherchez « Our Future Needs Good Jobs ».
Pour une liste complète des heures et endroits du vote à travers
la province, cliquez ici.
La distribution du bulletin
Les emplois à temps partiel est autorisée par Warren (Smokey) Thomas, président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario.
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