|

Le vote historique tire à sa fin
Le 30 octobre 2009
Le dernier bulletin
de vote a été introduit mardi dernier dans l’une des urnes du scrutin organisé
par la Commission des relations de travail.
Le 27 octobre était
le dernier jour d’un vote historique pour ce qui est du personnel de soutien à
temps partiel dans l’ensemble des 24 collèges communautaires de l’Ontario. Ce
vote, ordonné par la Commission des relations de travail de l’Ontario, a donné
aux employés à temps partiel le droit d’exprimer leur opinion si oui ou non ils
veulent que le SEFPO devienne leur syndicat.
Plus de 1 500
travailleurs ont voté du premier au dernier jour. Selon tous les rapports ce
vote a été un OUI massif.
« Lors de mes
conversations avec les employés à temps partiel sur différents campus je ne suis
pas vraiment tombé sur des gens qui avaient une attitude négative, » a affirmé
Nelson Ross Laguna, agent des campagnes du SEFPO qui a passé 3 semaines à
discuter avec les employés à temps partiel au sujet du vote. « Les personnes
auxquelles nous avons parlé étaient curieuses d’entendre parler du vote et elles
voulaient en savoir d’avantage sur l’adhésion au syndicat et au sujet des
négociations collectives. »
« Toutes ces
personnes étaient enthousiastes ».
Le président du
SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a félicité les travailleurs qui sont allés voter
et les recruteurs du syndicat qui ont aidé à inciter les gens à aller voter.
« Il n’y a pas de
force plus grande que celle des travailleurs qui sont unis pour une cause
commune » a-t-il affirmé. « Votre engagement à obtenir justice pour le
personnel à temps partiel des collèges est une inspiration pour nous tous, je
suis persuadé que vous allez réussir ».
Le prochain défi : faire compter
les bulletins de vote
Le prochain défi
pour la campagne de soutien au personnel à temps partiel consiste à faire ouvrir
les urnes contenant les bulletins de vote et de les faire compter. Les urnes
sont scellées car les avocats des collèges ont signifié avis qu’ils contestent
la validité de la demande du syndicat.
« La Loi sur la
négociation collective dans les collèges (LNCC) exige que le syndicat démontre
que 35 pour cent des travailleurs de l’unité de négociation collective au moment
de la demande d’accréditation syndicale ont signé des cartes syndicales et
veulent qu’un vote sur cette question soit tenu, » déclare la recruteuse du
SEFPO, Connie Huziak. « Les collèges semblent croire que nous n’avons pas
atteint ce niveau de signataires de cartes syndicales et que par conséquent le
vote ne devrait pas compter. »
« C’est étrange
d’affirmer une telle chose étant donné que la direction des collèges
encourageait le personnel à temps partiel à aller voter, mais en fin de compte
cela a peu d’importance, » dit-elle.
« Nous avons atteint le seuil exigé de signataires de cartes et nous serons en
mesure de démontrer cela devant la Commission des relations de travail. »
Le syndicat est en
train de faire le nécessaire pour obtenir une audience devant la Commission des
relations de travail.
Adhérer au SEFPO, une excellente
décision par les temps qui courent
Alors que l’Ontario
doit faire face à un déficit budgétaire de 24,7 milliards de dollars, faire une
demande d’adhésion au SEFPO a été une excellente décision pour tout le personnel
à temps partiel et de session des collèges, déclare le président du syndicat.
« Étant donné le
déficit énorme auquel il doit faire face, il est raisonnable d’assumer que le
gouvernement de l’Ontario va examiner toutes les possibilités de couper dans les
dépenses, » a déclaré Warren (Smokey) Thomas. « C’est toujours une bonne idée
d’avoir la représentation du syndicat, mais dans une période de coupures, c’est
encore plus important. »
Le gouvernement de
Dalton McGuinty ne sera pas en mesure de légiférer des coupures de salaires pour
les travailleurs syndiqués comme l’avait fait le gouvernement de Bob Rae en
1993, déclare-t-il. En 2007, la Cour suprême du Canada avait émis un jugement
indiquant que le premier ministre de la Colombie-Britannique, Gordon Campbell
avait commis une erreur en déchirant les conventions collectives des
travailleurs de la santé de cette province-là. Depuis lors, la négociation
collective a été reconnue comme un droit protégé aux termes de la Charte
canadienne des droits et libertés.
« C’est un fait tout
naturel que les travailleurs syndiqués aient plus de protection contre les
attaques au sujet de leurs rémunérations que les travailleurs non syndiqués, » a
affirmé Thomas.
Aux termes de
l’article 15 de la LNCC, lorsqu’un groupe de travailleurs dépose une demande
d’accréditation pour qu’un syndicat assure leur représentation, l’employeur ne
peut pas réduire leurs rémunérations sans l’autorisation du syndicat. Des
améliorations aux rémunérations et aux conditions de travail peuvent toujours
être effectuées.
Pour lire les
derniers commentaires de Thomas sur le déficit de l’Ontario, visitez le site Web
http://www.sefpo.org/presidentsmessage/oct-23-2009.htm.
La distribution du bulletin Les
emplois à temps partiel est autorisée par Warren (Smokey) Thomas, président du
SEFPO.
|