Questions et réponses
à propos du vote d’accréditation syndicale pour le personnel de soutien à
temps partiel des collèges communautaires de l’Ontario
Le 2 septembre
2009, la Commission des relations de travail de l’Ontario a ordonné la tenue
d’un vote d’accréditation syndicale afin de déterminer si la majorité du
personnel de soutien à temps partiel dans les collèges communautaires de
l’Ontario veulent que le Syndicat des employés de la fonction publique de
l’Ontario agisse comme leur agent dans les négociations collectives avec les
collèges. Cette foire aux questions a été conçue pour répondre aux questions
des travailleurs à propos de ce vote.
1. Qu’est-ce que la Commission des relations de
travail de l’Ontario ?
La Commission des
relations de travail de l’Ontario (CRTO) est un organisme du gouvernement de
l’Ontario. Elle supervise la plupart des négociations collectives qui se
déroulent en Ontario.
2. Pour quelle raison la CRTO a-t-elle ordonné la
tenue d’un vote ?
Il y a un an à
peu près, le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO)
a commencé à demander au personnel de soutien à temps partiel de signer des
cartes d’adhésion syndicale. Des milliers de cartes ont été signées. Le 23
juillet 2009, le SEFPO a présenté ces cartes à la CRTO. La CRTO a été
convaincue qu’il était approprié de tenir un vote afin de déterminer si la
majorité des employés visés veulent que le SEFPO les représente.
3. Qui a
le droit de voter ?
Le vote pour la
représentation est un vote pour les membres du personnel de soutien à temps
partiel. En vertu de la Loi sur la négociation collective dans les collèges,
cela signifie que chaque membre du personnel de soutien qui travaille dans un
collège pour 24 heures ou moins par semaine. Cela n’inclut pas tout membre du
personnel scolaire (professeurs, instructeurs, conseillers ou bibliothécaires).
Si vous êtes
membre maintenant ou avez été membre du personnel de soutien à temps partiel et
que vous pensez que vous avez le droit de voter, vous devriez voter. La
Commission des relations de travail règle tout conflit relatif aux questions de
l’admissibilité après que le vote ait eu lieu.
4. Qu’en
est-il des étudiants du programme « travail-études » ? Est-ce qu’ils ont le
droit de voter ?
La loi qui
précise les règles pour ce vote est appelée la Loi sur la négociation collective
dans les collèges (LNCC). Aux termes de la LNCC, les étudiants du programme
travail-études et tout autre programme d’aide financière font partie de l’unité
de négociation collective du personnel de soutien à temps partiel. Tous les
étudiants qui travaillent à titre de personnel de soutien dans un collège ont
droit de voter.
5. Qu’est-ce
une unité de négociation ?
Le terme « unité
de négociation » se réfère à un groupe de travailleurs qui négocient ensemble
pour conclure une convention collective.
6. Comment se
déroulera le vote ?
Le vote aura lieu
du 5 au 27 octobre 2009. Voici comment il se déroulera :
· Des
agents de la Commission des relations de travail de l’Ontario superviseront le
scrutin et les boîtes des bulletins de vote.
· Les
agents de la Commission des relations de travail se rendront aux collèges où se
tiendra le scrutin à cette occasion dans toute la province pendant une période
de temps limitée.
7. Où
puis-je consulter une liste des horaires, des dates et des lieux du scrutin ?
La liste des horaires, des dates et
des lieux du scrutin se trouve ici.
8. Je
travaille à temps partiel auprès de deux collèges différents. Est-ce que je
peux voter deux fois ?
Aux termes de la
loi, le personnel de soutien dans tous les 24 collèges communautaires de
l’Ontario fait partie de la même unité de négociation. Ce qui signifie que si
vous occupez deux emplois ou plus dans la catégorie du personnel de soutien –
même si c’est dans des collèges différents – vous ne pouvez voter qu’une seule
fois.
9. Je
travaille sur le campus d’un collège, mais il y a un lieu de scrutin bien plus
proche de ma résidence qui serait plus pratique. Puis-je voter plus proche de
chez moi ou suis-je obligé de voter à mon lieu de travail ?
Les personnes
admissibles à voter peuvent le faire dans tout lieu de scrutin dans la province.
10. Pour
quelle raison les horaires de vote sont aussi limités ?
C'est une
question de ressources. La Commission des relations de travail de l’Ontario ne
dispose que d’un nombre très limité d’agents des relations de travail pour
superviser le vote et accomplir d’autres tâches de la Commission.
11. Est-ce
que quelqu’un sera en mesure de savoir de quelle façon j’ai voté ?
Non. Le vote se
déroulera au bulletin secret. Ni le syndicat ni l’employeur ne saura jamais de
quelle façon vous avez voté.
12. Que se
passe-t-il si mon nom n’est pas sur les listes des personnes admissibles à
voter ?
En raison de la
rotation rapide du personnel de soutien à temps partiel dans les collèges
communautaires, quelles que soient les listes utilisées à cette fin, elles
risquent d’être incomplètes et même imprécises dans une certaine mesure. Si
vous pensez que vous avez le droit de voter, allez dans un lieu de scrutin et
votez. Si vous n’êtes pas sur une liste, votre nom sera ajouté.
L’admissibilité d’une personne à voter sera déterminée après que le scrutin ait
eu lieu.
13. Si les
listes des personnes admissibles à voter sont incomplètes ou imprécises, comment
la Commission des relations de travail peut-elle savoir si ce sont les bonnes
personnes qui ont voté ?
La Commission
des relations de travail utilisera le processus suivant pour s’assurer que les
personnes qui votent sont les mêmes qui ont le droit de voter :
Lorsque vous
votez, l’agent des relations de travail mettra votre bulletin de vote dans une
enveloppe non marquée, marquera cette enveloppe d’un cachet et la placera dans
une seconde enveloppe. Votre nom, votre poste et votre lieu de travail seront
écrits sur la seconde enveloppe; cette dernière est alors placée dans la boîte
de scrutin appropriée.
Lorsque le
scrutin est terminé à l’échelle de la province, l’employeur et le syndicat se
rencontreront pour examiner chaque enveloppe et décideront, dans les locaux de
la Commission des relations de travail, si la personne qui a voté est admissible
à voter. Si cette personne n’est pas admissible à voter, son vote sera mis de
côté et ne sera pas compté. En revanche, si cette personne est admissible à
voter, son enveloppe sera placée dans la pile de bulletins de votes qui doivent
être comptés. Une fois que toutes les personnes admissibles auront été
déterminées, la Commission des relations de travail ouvrira les enveloppes
externes et retirera les enveloppes non marquées de celles-ci. Ces enveloppes
non marquées – mélangées – sont alors ouvertes et les votes sont comptés.
Il est contraire
à la loi pour l’employeur ou pour le syndicat de toucher tout bulletin de vote
ou essayer de savoir d’une façon quelconque comment une personne a voté.
14. Quel est
le pourcentage de votes dont le syndicat a besoin pour être accrédité comme
agent de négociation collective ?
Le syndicat doit
avoir l’appui d’une majorité des personnes admissibles à voter qui votent,
c'est-à-dire, 50 pour cent plus un vote.
15. Ces
votes, quand seront-ils comptés ?
La Commission
des relations de travail est supposée décider de la date à laquelle ces votes
seront comptés après la tenue du scrutin.
16. Au début
de l’année 2009, il y a eu un vote d’accréditation syndicale pour le personnel
scolaire dans les collèges. Quels sont les résultats de ce vote ?
Les boîtes
contenant les bulletins de ce vote n’ont pas encore été ouvertes. Les avocats
payés par les collèges insistent devant la Commission des relations de travail
que le vote ne devrait pas être compté. À l’heure actuelle, le SEFPO utilise
tous les moyens légaux pour faire compter les bulletins de vote aussitôt que
possible.
17. Et à
propos du SEFPO ?
Le Syndicat des
employés de la fonction publique de l’Ontario représente environ 125 000
Ontariens et Ontariennes qui travaillent pour le compte de plus de 500
employeurs différents dans le secteur public. Le SEFPO est un chef de file
parmi les syndicats dans la Fonction publique de l’Ontario, les soins de santé,
l’éducation, les services sociaux, l’évaluation foncière, à la Régie des alcools
de l’Ontario, et dans bien d’autres domaines d’activités. Le syndicat emploie
plus de 300 personnes ayant une grande expérience dans le domaine des
négociation collectives, du règlement de griefs, des avantages sociaux, des
régimes de retraite, de la formation, des communications, des recherches et des
services aux membres. Le SEFPO dessert ses membres par le biais de son bureau
principal et des bureaux régionaux et des centres de services aux membres dans
toute la province de l’Ontario.
18. Quelle
expérience dans le réseau des collèges communautaires le SEFPO a-t-il acquis ?
Le SEFPO
représente les employés à temps plein des collèges communautaires depuis plus de
40 ans. Le syndicat représente plus de 9 000 membres du personnel scolaire à
temps plein et environ 7 000 membres du personnel de soutien à temps plein. Le
SEFPO est enraciné profondément dans le réseau des collèges communautaires et
c’est ce qui lui a conduit au lancement de sa toute dernière campagne visant à
obtenir les droits syndicaux pour les employés à temps partiel et des session.
19. Si le
SEFPO devient l’agent négociateur pour le personnel de soutien à temps partiel,
quand allons-nous commencer à verser des cotisations syndicales?
Vous ne versez aucunes cotisations syndicales
tant que vous n’avez pas obtenu votre première convention collective.
20. Quel est le montant des cotisations
syndicales du SEFPO?
Les cotisations syndicales sont fixées au
taux de 1,375 pour cent du salaire brut. Cet argent sert à payer les dépenses
pour les négociations collectives, le traitement des griefs, les programmes de
formation syndicale, les frais d’exploitation des sections locales et tous les
autres services syndicaux offerts aux membres
21. Qu’est-ce qu’une convention
collective?
Une convention collective est un contrat qui
lie les parties de façon légale et spécifie les rémunérations et les conditions
de travail pour un groupe donné de travailleurs (l’unité de négociation
collective). Elle est négociée entre le syndicat des travailleurs et
l’employeur de ces derniers.
22. Si le SEFPO devient l’agent
négociateur pour le personnel de soutien à temps partiel des collèges, que
va-t-il se passer après ?
L’objectif du SEFPO est de commencer la
négociation collective avec les collèges dès que possible. Afin de réaliser
cela, le syndicat va travailler avec les membres du personnel de soutien à temps
partiel pour créer un processus afin d’élire démocratiquement dans toute la
province une équipe de négociation afin de représenter les membres de cette
unité de négociation.
23. Qui est admissible à voter aux
élections de l’équipe de négociation ?
Tout membre du syndicat appartenant à l’unité
de négociation peut se présenter comme candidat aux élections et voter aux
élections de l’équipe de négociation.
24. Si le SEFPO devient l’agent
négociateur pour le personnel de soutien à temps partiel des collèges, que
va-t-il arriver à ma rémunération, mes avantages sociaux, ma sécurité d’emploi,
etc. ?
Une fois qu’un syndicat a fait la demande
d’un vote d’accréditation et qu’un scrutin a eu lieu, il est illégal pour tout
employeur de changer les salaires et les conditions de travail de tout
travailleur dans l’unité de négociation avant qu’une convention collective ne
soit négociée.
Avec le SEFPO comme agent négociateur, votre
rémunération et vos conditions de travail seront négociées entre le syndicat et
tous les collèges en vertu d’une convention collective en vigueur dans
l’ensemble de la province. Aux termes de la loi en Ontario, l’employeur doit
négocier de bonne foi.
25. Qui décide si une convention
collective est acceptable pour les travailleurs d’une unité de négociation
collective ?
Les travailleurs eux-mêmes. Toute convention
collective doit être approuvée par une majorité des votes des employés
appartenant à l’unité de négociation.
26. Qui décide si les travailleurs doivent
faire grève?
Les grèves sont extrêmement rares, mais
lorsqu’elles sont déclenchées ce N’EST SEULEMENT qu’avec le consentement des
travailleurs de l’unité de négociation. Aux termes de la loi en Ontario, chaque
travailleur de l’unité de négociation est admissible à voter pour ou contre le
déclenchement d’une grève.
27. Qu’arrive-t-il en cas de différend au
sujet de l’interprétation de la convention collective?
Aux termes de la loi en Ontario, chaque
convention collective doit contenir un mécanisme liant légalement les parties
pour régler les différends.
28. Les étudiants du programme «
travail-études » perdront-ils leurs emplois si le personnel de soutien à temps
partiel est représenté par un syndicat ?
Le programme « travail-études » de l’Ontario
est un programme d’aide financière organisé par le gouvernement de l’Ontario.
Le gouvernement paie 75 pour cent des salaires des travailleurs étudiants et les
collèges paient 25 pour cent. Il n’y a aucune raison de penser que le
gouvernement ou les collèges élimineraient le programme seulement parce que les
étudiants et les autres travailleurs à temps partiel des collèges étaient
syndiqués.
Les syndicats donnent à leurs membres voix au
chapitre pour qu’ils puissent négocier pour protéger leurs emplois. Ce sont les
employeurs qui les éliminent.
29. Si les employés à temps partiel se
syndiquent, les frais de scolarité seront-ils augmentés pour financer
l’amélioration de leur contrat ?
Il n’y a
aucun lien direct entre les frais de scolarité et les salaires des travailleurs
dans les collèges. Le vrai problème, c’est que le niveau de
financement gouvernemental par étudiant au collège en Ontario est le deuxième le
plus bas parmi toutes les provinces du Canada. (Le Québec, en revanche, ne
demande pas de frais de scolarité aux étudiants canadiens qui vivent dans la
province.) En adhérant au SEFPO, les travailleurs à temps partiel auront voix
au chapitre et un outil important – la négociation collective – pour demander du
financement accru aux collèges.
30. Pourquoi le SEFPO veut représenter les
étudiants ?
Le syndicat croit que tous les travailleurs –
étudiants ou non – doivent avoir accès aux avantages que fournit la négociation
collective. La Loi sur la négociation collective dans les collèges permet de
placer tout le personnel à temps partiel dans la même unité de négociation.
La College Student Alliance, qui représente
les étudiants à de nombreux collèges en Ontario, croit que les étudiants aux
collèges doivent avoir le droit de se syndiquer. « La CSA appuie tous les
travailleurs au sein du système collégial, qu’ils travaillent à temps plein ou à
temps partiel, et leur droit de se syndiquer et de négocier collectivement, » a
déclaré le porte-parole Tyler Charlebois devant un comité législatif l’année
dernière. [ Après avoir consulté un avocat ] nous sommes arrivés à la
conclusion que les étudiants qui travaillent sur le campus à temps partiel
pendant l’année scolaire ne devraient pas être exclus de la lois sur la
négociation collective et qu’ils devraient être placés dans la même unité de
négociation que d’autres membres du personnel de soutien qui travaillent sur les
campus des collèges à temps partiel. »
31. Le directeur général de Collèges
Ontario, Don Sinclair, dit que dans le passé, les équipes de négociation du
SEFPO pour le personnel de soutien à temps plein ont essayé d’éliminer les
emplois pour les travailleurs à temps partiel. Est-il vrai ?
D’après l’historique de négociation dans les
collèges, les collèges ont toujours essayé de réduire les salaires des gens qui
font le travail de personnel de soutien. Étant donné qu’ils n’ont pas pu
réduire les salaires des travailleurs syndiqués à temps plein, leur stratégie
est visée aux travailleurs à temps partiel non syndiqués. Cela signifie moins
d’emplois pour les travailleurs à temps plein et la discrimination injuste
contre les travailleurs à temps partiel qui touchent des salaires plus bas, mais
bénéficient d’aucuns avantages sociaux et d’aucune protection syndicale. Pour
garder de bons emplois dans les collèges, le SEFPO a essayé de les garder dans
l’unité de négociation du personnel à temps plein.
En même temps – et M. Sinclair a manqué de le
mentionner – à maintes reprises, le SEFPO a demandé de reconnaître les droits de
négociation des travailleurs à temps partiel. Les collèges ont refusé, pour
simple raison qu’ils veulent garder les salaires des travailleurs à temps
partiel aussi bas que possible. Maintenant que la Loi sur la négociation dans
les collèges reconnaît que les travailleurs à temps partiel ont le droit de se
syndiquer, les travailleurs à temps partiel ont la capacité de négocier de
meilleurs salaires et conditions de travail eux-mêmes.
Selon la politique du SEFPO, le syndicat
s’engage à lutter pour « à salaire égal, travail égal » (y compris les mêmes
avantages sociaux) pour les travailleurs à temps partiel qui font le même
travail que leurs homologues à temps plein.
32. Pourquoi devrais-je voter OUI pour
avoir le SEFPO comme agent négociateur ?
Avec le SEFPO comme agent négociateur, vous
aurez voix au chapitre dans votre lieu de travail. En joignant vos collègues
dans la même unité de négociation collective, vous aurez les moyens de bâtir la
capacité de négocier afin d’améliorer votre rémunération et vos conditions de
travail. En outre, vous bénéficierez du soutien inconditionnel d’une
organisation expérimentée et professionnelle qui vous rend directement des
comptes.
Les travailleurs votent pour se syndiquer
pour une raison principale – pour se procurer un outil de pouvoir pour améliorer
leur vie, au travail et en dehors du travail. En travaillant ensemble et en
parlant d’une voix unie au sein d’un syndicat puissant et démocratique, les
travailleurs à temps partiel prendront leur avenir en main – un avenir qui
dépend de bons emplois pour nous tous.
33. Pourquoi ce vote est-il aussi
important ?
En réalité, ce vote indique quel genre
d’avenir que nous voulons avoir en Ontario. Voulons-nous un avenir dans lequel
la plupart des gens travaillent difficilement à joindre les deux bouts avec des
salaires au-dessous des normes et aucuns avantages sociaux, ou voulons-nous un
avenir qui permet aux gens de vivent décemment, payer pour tout ce dont ils ont
besoin, et élever leurs enfants correctement ? La réponse est évidente. Nous
voulons de bons emplois. C’est ce genre d’avenir que nous voulons pour
l’Ontario.
34. Où est-ce que je peux obtenir de plus
amples renseignements ?
Le site Web du SEFPO au
www.collegeworkers.org est mis à jour régulièrement avec les dernières
nouvelles sur le vote. Le personnel des collèges peut aussi appeler notre ligne
directe au 1-866-811-7274 pour se joindre à la campagne. |