Numéro 2 – Le 20 avril 2012
Le président nous prévient que nous allons
traverser des moments difficiles
Le président Warren (Smokey) Thomas a accueilli les
participants au Congrès annuel 2012 du SEFPO jeudi matin. Dans son
discours, Thomas a parlé des défis qu'a dû relever le SEFPO au cours
de l'année écoulée, de l'environnement changeant du travail et des
luttes à venir. Il a demandé la mise en place d'un plan d'action
pour promouvoir le changement social et assurer des emplois et des
services publics durables pour les générations à venir.
L'année n'a pas été facile
« Depuis notre dernier congrès, nous nous sommes
battus contre des réductions salariales, des coupures au niveau des
services publics et des mesures d'austérité », a dit Thomas. « Nous
avons organisé des piquets d'information et d'autres campagnes. Et
nous avons fait toutes les choses que certains qualifieront de
« vieille école ». C'est efficace, et nous n'y renoncerons jamais. »
Le SEFPO a encouragé la participation des membres
aux élections provinciales, et le gouvernement libéral s'est
retrouvé dans une situation minoritaire. Si le budget du mois de
mars est rejeté, la province risque de faire face à de nouvelles
élections. Un gouvernement majoritaire, qu'il soit conservateur ou
libéral, n'a rien de bon pour les membres, leurs familles et leurs
communautés, parce que les mesures d'austérité seront profondes et
incontestées.
L'économie est encore dans le trou. Rien dans le
budget provincial ne prête à croire que nous sommes sur le chemin de
la création d'emplois pour améliorer l'équité », a ajouté Thomas.
« Nous avons du chemin à faire, mais nous sommes prêts à relever le
défi. »
Forger de solides alliances pour promouvoir le
changement
Le SEFPO a participé à de nombreuses campagnes cette
année. Celles-ci ont inclus le mouvement des Indignés (mouvement
d'occupation) et la création d'un partenariat avec la Fondation des
services publics du Canada pour répondre à la Commission Drummond.
Le SEFPO a également établi des partenariats avec des groupes des
Premières Nations, des organismes sociaux et des groupes
d'agriculteurs. Ces partenariats avec des groupes communautaires,
des groupes visés par l'équité et diverses associations ont permis
au SEFPO de devenir la voix du changement social..
« Notre syndicat transforme la façon dont les
syndicats sont vus dans cette province. Nous sommes devenus un chef
de file du mouvement ouvrier provincial, grâce à nos partenariats et
à notre travail au sein de groupes communautaires, de groupes visés
par l'équité et d'autres associations, telles que le mouvement des
Indignés et l'Ontario Harness Horsemen's Association », a encore dit
Thomas.
Thomas a apporté son ferme soutien à l'augmentation
temporaire des cotisations. Une telle augmentation permettrait au
syndicat d'avoir les ressources nécessaires pour mettre en œuvre un
plan d'action solide et assurer la force de l'activisme, la
solidarité, l'unité et l'expertise au sein de l'organisation.
Création d'un plan
La deuxième journée du congrès, les délégués
parleront d'un plan d'action pour mettre l'accent sur l'égalité des
revenus et la façon de l'assurer, la vitalité humaine et le pouvoir
d'achat après la retraite, des régimes de pension par capitalisation
qui permettent de financer les retraites, et des emplois de qualité.
Nous ne cherchons pas la bagarre, mais nous
n'apprécions guère les coupures au niveau des services publics », a
ajouté Thomas. « Nous remettrons en question chaque coupure, dans
toute la province. Nous préférerions être assis bien tranquillement
dans une salle de réunion à négocier des conventions collectives
équitables et des services publics de qualité pour toute la
population ontarienne », a affirmé Thomas. « Dalton McGuinty, si
c'est la bagarre que vous cherchez, préparez-vous. Nous ne lâcherons
pas. »
Toronto accueille le SEFPO
Marie Clarke Walker, vice-présidente exécutive du
Congrès du travail du Canada, nous a accueillis au congrès cette
année. Elle a fait remarquer que le mouvement ouvrier vivait des
moments difficiles et a condamné les attaques massives du
gouvernement Harper en nous recommandant vivement d'appuyer le NPD.
Denise Wiese, de Tourism Toronto, était là, pour la
deuxième année consécutive. Tourism Toronto est un organisme à but
non lucratif.
Wiese a dit que le congrès du SEFPO apporte plus
d'un million de dollars en achats de nourriture et boissons à
Toronto, et l'achat de 4 000 nuitées à l'hôtel. Elle nous a fait
écouter une vidéo humoristique avec Jann Arden et Rick Mercer, qui a
suivi leur aventure jusqu'au sommet de la Tour du CN. Au nom de
Tourism Toronto, Wiese a présenté un chèque de 10 000 $ au Fonds
pour la justice sociale du SEFPO et a également remis un bon-cadeau
pour la « marche en bordure » (Edge Walk) de la Tour du CN pour la
vente aux enchères silencieuse. Les revenus de la vente aux enchères
silencieuse (salle 104D) seront versés dans le Fonds de solidarité.
Janet Davis, conseillère municipale à Toronto, a
accueilli le SEFPO au nom de la Ville de Toronto. « Votre syndicat
fait une différence », a-t-elle affirmé. « Nous avons vu plus
d'activisme cette année que jamais auparavant. Ça nous a redonné
espoir. Les habitants de Toronto veulent et apprécient les services
publics et ils sont prêts à payer plus d'impôts pour les recevoir. »
L'augmentation temporaire des
cotisations rejetée après de longues discussions
Une motion pour une augmentation temporaire des
cotisations de 0,125 pour cent a été rejetée jeudi après-midi, après
près de deux heures de discussions et un vote debout. Si la motion
avait été adoptée, la cotisation des membres aurait passé à 1,5 pour
cent jusqu'au Congrès 2014.
Nous avions justifié cette motion par une
augmentation des revenus d'exploitation pour contrecarrer les
attaques venant des mesures d'austérité provinciales et autres
menaces face auxquelles se trouvent notre syndicat, l'ensemble du
mouvement ouvrier et l'égalité sociale.
Les délégués disent NON au vote électronique
Les délégués ont rejeté l'amendement aux Statuts qui
aurait permis de conduire les élections des unités et des sections
locales au moyen d'un système de vote électronique sécurisé. Les
membres en faveur disaient qu'un tel système encouragerait les
membres à participer et permettrait aux membres des sections locales
polyvalentes et éloignées d'économiser du temps et de l'argent en
déplacements. Les délégués qui s'y sont opposés ont parlé du risque
que des pirates informatiques faussent les résultats et du manque
d'activisme en personne.
Qui est là?
Délégués 8977
Suppléants 452
Observateurs 169
Retraités 6
MCE 20
Comités 39
Invités au nom de la solidarité 18
Invités 14
Total 1615
Numéro 1 – Le 19 avril 2012p>
Le SEFPO accorde la plus haute distinction à Broadbent
John Edward « Ed » Broadbent
est un ancien chef du Nouveau Parti Démocratique
fédéral (NPD), un politicien reconnu pour sa franchise et son charisme.
Sa vie au service du public a mis l'accent sur les réformes fiscales, le
lien entre le développement économique et les droits de la personne,
l'égalité des femmes, l'établissement de collectivités plus fortes,
l'éthique au gouvernement et l'organisation industrielle.
Le penchant socialiste de Broadbent n'a pas été
cultivé en très bas âge. Il est né en 1936 de parents conservateurs dans
la ville très syndicaliste d'Oshawa. Ses parents ne parlaient pas de
politique. Broadbent était un étudiant brillant au secondaire, qui
s'intéressait à l'actualité, mais ce n'est qu'à l'université qu'il s'est
déclaré socialiste démocrate. Il a étudié la philosophie au Collège
Trinity de l'Université de Toronto et a reçu son diplôme en 1959; il
était premier de sa classe. Il a poursuivi ses études à l'Université de
Toronto pour obtenir un doctorat en sciences politiques. Broadbent est
également sous-lieutenant dans le cadre du Programme universitaire
d'entraînement aérien de l'Aviation royale canadienne.
Broadbent était professeur d'université quand il a
été élu député dans la circonscription d'Oshawa-Whitby en 1968. En 1975,
il était devenu chef du NPD fédéral, tout de suite après David Lewis. Il
est demeuré chef du parti pendant 15 ans, puis il a quitté la scène
politique en 1989.
Broadbent a mené son parti au travers de débats
constitutionnels litigieux (c.-à-d., le rapatriement de la Constitution,
le libre-échange, l'Accord du Lac Meech) et a fait front à la révolte
des provinces de l'ouest avant de s'accaparer 43 sièges pour son parti,
en 1988; on avait encore jamais vu ça! Ce record est resté incontesté
jusqu'aux élections fédérales de 2011, lorsque que Jack Layton, alors
chef du parti, remportait 103 sièges.
Bien qu'il ait quitté la politique en 1989, Broadbent
n'a jamais perdu sa passion pour les droits démocratiques et l'égalité.
Il est l'auteur et/ou le co-auteur de plus de 10 livres et est un des
anciens directeurs du Centre international des droits de la personne et
du développement démocratique.
En 1993, Broadbent a été nommé Officier de l'Ordre du
Canada, la deuxième plus haute distinction du mérite décernée au Canada.
Il a été élevé au rang de Compagnon de l'Ordre en 2001.
Broadbent a repris la politique en 2004 et a remporté
un siège dans la circonscription d'Ottawa Centre, citant « les
disparités croissantes au Canada ». Il a démissionné en 2006 pour
prendre soin de sa femme Lucille, en phase terminale de sa maladie.
En 2008, Broadbent s'est joint au premier ministre
Jean Chrétien pour lui apporter son aide dans le cadre de la négociation
d'un accord de coalition officiel entre les libéraux et le Nouveau Parti
démocratique, qui jouissait alors de l'appui du Bloc québécois. La
coalition avait été formée pour remplacer le gouvernement conservateur
du premier ministre Stephen Harper. Si la coalition avait porté fruits,
elle aurait été la première au Canada depuis la Première Guerre
mondiale.
En 2011, Broadbent annonçait la création d'un nouvel
institut pour examiner les politiques et notions sociales-démocrates.
L'Institut Broadbent s'adresse aux universitaires à l'idéalisme
social-démocrate et fournit l'éducation et la formation des activistes,
tout en étant indépendant de tout parti politique.
Broadbent est le beau-père de Paul et le père adoptif
de Christine. Il apprécie la compagnie de ses quatre merveilleux
petits-enfants, le cinéma, la lecture et la musique, allant de Billie
Holiday à Maria Kallas. Il n'aime pas particulièrement le rock'n'roll.
Le Prix Stanley Knowles est décerné aux individus qui, de par leur
engagement envers la justice sociale, incarnent au mieux l'esprit, le
dévouement et les idéaux du regretté Stanley Knowles, éminent
parlementaire social-démocrate.
Prix des droits de la personne — Individu
Greg Snider
Greg
Snider, section locale 714, est depuis longtemps
défenseur des droits de la personne, et plus particulièrement des
personnes qui vivent avec des invalidités. Pendant ses 29 ans au service
de la Fonction publique de l'Ontario (FPO), Snider a occupé de nombreux
postes, dont celui de président de sa section locale, membre fondateur
et président du Caucus des personnes handicapées, président du Caucus
des droits de la personne et membre du Comité des personnes handicapées
de la Fédération du travail de l'Ontario (FTO). Il est également un
leader actif dans sa collectivité, servant notamment à titre de
président du Conseil du travail de Thunder Bay, membre du conseil de son
église et membre du conseil exécutif d'une circonscription du NPD. Il
est membre actif du Groupe de soutien du Conseil des travailleurs
accidentés de Thunder Bay et s'intéresse vivement aux problèmes des
travailleurs accidentés.
Bien qu'il soit maintenant semi-retraité, Snider
s'intéresse encore de près à une vaste gamme de questions concernant les
droits des personnes handicapées et autres, au SEFPO et ailleurs.
Ce sont ses contributions exceptionnelles qui lui ont
mérité le Prix des droits de la personne décerné à un individu.
Prix de membre honoraire à vie
Paddy Musson
Paddy
Musson, de la section locale 110, a apporté des
contributions importantes à l'activisme syndical aux niveaux local,
provincial et national. Éducatrice de métier, Paddy Musson s'est
toujours engagée à une éducation de qualité. Elle se fait défenseure des
droits des femmes et des personnes en marge de la société. Paddy Musson
a déjà reçu le Prix du pain et des roses du SEFPO.
Le travail infatigable de Paddy a donné lieu à de
nombreuses améliorations dans les collèges et au sein du secteur de
l'éducation. Elle a encadré de nombreux activistes, partageant sa
sagesse et ses conseils.
Linda Mugford
Linda
Mugford a été trésorière de sa section locale 310
pendant de nombreuses années. Linda Mugford est une des membres
fondatrices du Cercle des Autochtones du SEFPO et, depuis sa retraite,
elle a accepté de demeurer « amie du cercle ». Linda demeure active dans
sa communauté des Premières nations.
Don
Jordan
Don
Jordan, de la section locale 102, a travaillé à la
Fonction publique de l'Ontario pendant 33 ans; il a pris sa retraite en
2011. Il travaillait au Centre régional Oxford et au ministère du
Travail, London Nord.
Jordan a été premier vice-président, trésorier et
secrétaire de sa section locale. Don a accompli plusieurs mandats à
titre de fiduciaire à la Fiducie de pension du SEFPO.
Jordan était présent à l'appel chaque fois que les
membres devaient faire pression auprès d'un député. À chaque tournée,
les autobus de London ou Windsor s'arrêtaient à Woodstock pour ramasser
Jordan. Il a assisté aux Journées d'action de la FPO et a été en grève
deux fois avec le SEFPO, montrant toujours une présence solide sur les
piquets.
Bourreau du travail dans la région et participant
actif, Jordan a également su laisser la tête du cortège à d'autres
personnes.
Prix Tim Brown
Pauline Saulnier
Pauline Saulnier est une Métis passionnée et fière de
ses origines métis de chaque côté de son arbre généalogique. Pauline
Saulnier est la mère de trois enfants merveilleux : Benjamin, Ashley et
Justin. Elle est aussi la mémé de deux petits-enfants adorables : Kaiden
Pilon et Jolene Saulnier.
Pauline Saulnier travaille au gouvernement de
l'Ontario depuis 1987. Elle est actuellement agente chargée de cas
bilingue pour le Programme ontarien de soutien aux personnes
handicapées, à Orillia. Pauline s'est jointe à la Nation des Métis de
l'Ontario en 1996 et a immédiatement commencé à faire du bénévolat au
sein du comité de direction de l'organisme des Services aux enfants et
familles métis. En 1998, Pauline s'est portée candidate au poste de
secrétaire du Conseil des Métis de la Baie géorgienne et en a été la
présidente de 2000 à 2003. Sous sa présidence, le Conseil des Métis de
la Baie géorgienne a réussi à obtenir des fonds pour ouvrir la
« Boutique métis » (Métis Shoppe), fêter la Journée nationale des
Autochtones, créer un manuel du conseil, faire des levées de fonds,
conduire des réunions du conseil et organiser des activités de
sensibilisation culturelle, telles que des chars allégoriques, des bals,
etc.
En 2007, Pauline Saulnier s'est jointe au Cercle des
Autochtones du SEFPO, alors dirigé par Tim Brown, et en est devenue la
vice-présidente en 2008. Suite au décès de Tim Brown, Pauline Saulnier a
été élue à la présidence du Cercle.
En 2010, Pauline a reçu le Prix Suzanne Rochon
Bennett de bénévole de l'année. Le prix reconnaît les personnes qui
contribuent à l'année longue et depuis plusieurs années à titre de
bénévoles au sein de la Nation des Métis de l'Ontario.
Prix Leah Casselman - Individu
Jennifer Smith
Jennifer Smith, présidente de la section locale 334,
a fait preuve de courage, solidarité et persévérance collective avec ses
membres pendant leur grève de huit semaines à la Société d'aide à
l'enfance de Kawartha-Haliburton.
Elle a su engager ses membres et les médias pour
affronter la tyrannie d'un directeur général méchant, déterminé à briser
le syndicat.
Prix Leah
Casselman - Section locale
Section locale 666
La
section locale 666 représente les travailleurs du
Centre de l'enfant et de la famille. Ces membres servent des centaines
d'enfants dans les régions de Sudbury, Manitoulin et Chapleau qui
souffrent de troubles mentaux et de problèmes de comportement. Ces
professionnels qualifiés fournissent un service sans frais en forte
demande, indispensable pour de nombreuses personnes et essentiel pour
des fournisseurs de services comme la Société d'aide à l'enfance et le
système de justice pour la jeunesse.
Ça fait des années que le secteur de la santé mentale
des enfants n'a vu quasiment aucune augmentation de son financement. En
dépit de fonds insuffisants, les membres de la section locale 666
déploient des efforts exceptionnels pour répondre aux besoins de leurs
clients, et ils n'hésitent souvent pas à leur accorder la priorité.
En plus du manque de fonds, les membres de la section
locale 666 ont dû faire face à un employeur impitoyable, déterminé à
tirer le maximum des membres tout en restant sur la liste des employés
gagnant plus de 100 000 $. Avec un vote de grève initial de 96 pour
cent, ces activistes ont porté leur lutte dans les rues.
Malgré des températures glaciales, ils n'ont pas
cessé de se battre, tout en nouant entre eux des liens d'amitié
durables. Alors considérés comme de simples « bons collègues », les
membres de la section locale 666 sont devenus de véritables « frères et
sœurs » au sein du syndicat.
Après des semaines sur le piquet de grève, les
membres de la section locale 666 ont ratifié un contrat qui s'opposait
aux concessions de l'employeur, illustrant solidarité et puissance
syndicales.
Cela
fait dix-neuf ans que le Comité de rédaction de enSolidarité produit les
mises à jour quotidiennes du congrès. Nous fournirons un dossier des
activités et événements du congrès.
Qui
nous sommes :
Laurie
Sabourin, section locale 368
Karrie
Ouchas, section locale 340
Lisa
Bicum, section locale 125
Nancy
Hart-Day, section locale 234
Virginia Ridley, section locale 116
Les
membres de droit sont :
James
Tocker, personne ressource au Conseil exécutif
Don
Ford, Division des communications du SEFPO