
24 janvier 2000
Les membres doivent choisir:
Le ministère des services sociaux et communautaires va privatiser les institutions pour
jeunes contrevenants
Dois-je
rester ou partir?
Les membres du SEFPO de 5 institutions pour jeunes
contrevenants ont cinq jours pour décider s'ils veulent travailler pour un employeur du
secteur privé quand leur
travail sera donné en sous-traitance. Lors de rencontres
qui se tiennent aujourd'hui, le ministère des services sociaux et communautaires a
distribué des avis à près de 5 cents membres.
Le gouvernement projète d'ouvrir les soumissions
prochainement, et prévoit que les 5 institutions seront privatisées d'ici 6 à 8 mois.
Les 5 institutions sont: Le Centre de détention Genest à London, le Centre Syl Apps à
Oakville, le Centre de détention York à Toronto, le Centre de détention Sault-Ste.Marie
et «Project Dare» à South River, (près de North Bay).
La présidente du SEFPO Leah Casselman est agente de
services correctionnels au Centre Syl Apps, elle est une des personnes qui devra faire ce
choix cette semaine.
«La privatisation est mauvaise pour les
travailleurs-euses, et elle est mauvaise pour les services que nous donnons», dit
Casselman, agente de services correctionnels auprès de jeunes contrevenants. «Il est
clair que les institutions privées sont plus dangereuses, plus coûteuses, et moins
responsables que celles qui sont sous le contrôle direct du ministre. La seule chose qui
fait fonctionner les institutions privées est le dévouement des employé-e-s qui
travaillent avec les jeunes».
En 1997, le vérificateur provincial Erik Peters disait que
la province n'avait aucun moyen de savoir si les agences pour jeunes contrevenants à
l'extérieur du secteur public en Ontario rencontraient les critères provinciaux ou non.
Le vérificateur disait qu'il y avait un faible niveau de responsabilité commune entre le
ministère et les agences».
En 1999, Peters confirmait que les choses ne s'étaient pas
améliorées.
«Avec cette privatisation, ils prennent la portion la plus
stable du système et ils la détruise», soutient Casselman.
L'appui du SEFPO
Les membres du SEFPO qui veulent plus de
renseignements pour prendre leur décision devraient joindre leurs présidents locaux. Les
sections locales du SEFPO ont le soutien complet des agents à la sécurité d'emploi du
SEFPO, des représentants du personnel, des agents au service de recrutement et des autres
membres du personnel durant cette période difficile.
Escortes: progrès au niveau des habits de travail
Le SEFPO continue à faire des progrès aux chapitres de
l'équipement et de la formation pour les escortes dans la communauté.
Dans une entente conclue le 19 janvier, la division des
services correctionnels a accepté de fournir des habits de travail aux agents qui
effectuent des escortes dans la communauté pour qu'ils soient mieux identifiés. Cela
inclut:
- Chapeaux d'hiver avec une vignette comparable à celle sur
les casquettes de baseball du ministère;
- Blouson complet identifié:«services correctionnels»,muni
d'une doublure avec fermeture-éclair semblable à ceux donnés aux huissiers provinciaux;
- Imperméables bleus avec vignette des services
correctionnels à l'endos
- Un nouveau manteau d'hiver avec vignette des services
correctionnels à l'endos; et
- D'autres améliorations au chapitre des vêtements
L'entente, qui est maintenant un ordre de la commission de
résolution des griefs, exigera également de l'employeur de fournir de meilleurs
équipements tels des masques à gaz dans les véhicules et de la formation.
Le texte complet de l'entente est disponible dans le site
anglais du SEFPO à l'adresse suivante: http://www.opseu.org/ops/ministry/locktalk/grievance.htm.
Mais ne sont-ils pas en train de privatiser les escortes?
Tel que rapporté dans l'édition du 30
décembre 1999 de «Parlons Prisons», le SEFPO a déposé des plaintes à la Commission
des relations de travail de l'Ontario concernant le projet du gouvernement de privatiser
le transport des détenus.
Dans ses plaintes, le syndicat argue que l'annonce de la
privatisation est une revanche contre le syndicat, pour avoir eu trop de succès, en
combattant pour obtenir des escortes sécuritaires dans la communauté.
Les plaintes du syndicat suivent les étapes qui mènent à
l'arbitrage. Restez branchés.
Pour plus de renseignements, contactez Don Ford au
1-800-268-7376, poste 356 ou au (416) 443-8888, poste 356. Courriel: dford@opseu.org
Syndicat des employé-e-s de la fonction publique de l'Ontario
100 Chemin Lesmill
Toronto, Ontario M3B 3P8
opseu@opseu.org
www.opseu.org www.sefpo.org
Version originale autorisée par la présidente du SEFPO,
Leah Casselman.