
14 mars, 2000
Le grief défait le pire des «principes
d'horaires de travail»
La prochaine étape dépend
des sections locales du SEFPO
Votre syndicat a repoussé les pires portions des nouveaux «principes
d'horaires de travail». Les agents de griefs du SEFPO Jim Paul et Scott
Andrews, réunis avec Barry Scanlon, président du CREM (Comité de
relations des employés avec le ministère), ont réalisé des progrès
réels lors de discussions qui ont eu lieu les 29 février et 7 mars. La
réponse de l'employeur, reçue le 9 mars, enlevait un nombre de
violations évidentes de l'entente collective de ces principes. Voici ce
que l'équipe syndicale a accompli:
- L'employeur a enlevé sa demande voulant
que toutes les heures supplémentaires soient payées; ils ont
confirmé que, ou il y a entente conjointe, les membres peuvent
prendre des congés compensatoires dûs pour les heures
supplémentaires.
- Les périodes de repos et de repas ne
seront pas changées. Elles vont continuer comme avant.
- La flexibilité a été donnée aux
établissements individuellement quant à la manière dont elles
fixent les fermetures (mise sous clef) de douze heures.
- Pas de changement en l'an 2000 des
pratiques établissant les horaires de vacances. Les horaires de
vacances actuels et les remplacements prévus doivent continuer comme
avant.
- Dispense de négociations à propos de:
La semaine de travail comprimée de leurs principes d'horaires dans
deux institutions qui font face à une fermeture imminente (nonobstant
le fait que plusieurs institutions sont sur la liste de fermetures
projetées).
«Le fait que les membres appuient le syndicat dans le fait de se
retirer de leurs postes et par d'autres initiatives nous ont vraiment
aidé pendant ces discussions, dit le président du CREM, Barry Scanlon.
Les questions qui demeurent en suspens reliées aux nouveaux principes
d'horaires vont maintenant procéder à la Commission de règlement des
griefs.
«Nous avons offert l'occasion à l'employeur de mettre de côté toute
l'initiative des principes d'horaires, incluant le calendrier de mise en
oeuvre, mais ils ont dit NON», dit l'agent de griefs Jim Paul. «Nous
avons réussi à faire reculer l'employeur face à des violations
évidentes, pures et dures. Nous reprendrons ces questions à la prochaine
étape».
Les négociations locales sont une
possibilité
Les négociations locales sur les horaires sont maintenant une
possibilité pour les sections locales du SEFPO qui ont besoin de
protéger ou d'améliorer leurs horaires existants de semaine de travail
comprimée.
Ne soyez pas intimidés par les menaces de l'employeur au sujet de
quarts de travail de huit heures, conseille Jim Paul.
«L'employeur est arrivé avec ces idées sur comment ils allaient vous
encourager à endosser ces principes sous la menace des quarts de travail
de huit heures», dit Paul. C'est ça leur stratégie de négociation.
Mais ils savent également que les quarts de travail de huit heures
seraient moins efficaces et bien plus coûteux que le système actuel. Ils
n'auraient pas négocié des quarts de travail d 12 heures dès le départ
s'ils n'avaient pas été à leur avantage. «C'est votre choix, c'est à
vous d'accepter ou non ce qu'ils proposent», dit-il. «Si vous n'acceptez
pas, laissez les aller eux, aux quarts de travail de huit heures».
L'employeur a une idée précise en tête à propos de la négociation
des horaires et «nous n'endossons pas leur programme de négociation»,
dit Paul.
Quand vous négociez les semaines de travail comprimées:
- Arrivez avec un mandat précis. Les
sections locales devraient représenter les intérêts de leurs
membres comme dans toute autre négociation.
- Ne laissez pas la direction mettre quoi
que ce soit sur la table localement qu'ils ont déjà retiré des
discussions centrales (voir ci-dessus). S'ils le font, télécopiez
les documents aux soins de Barry Scanlon au (519) 837-9187.
- N'acceptez pas de changements aux
pratiques du passé en ce qui a trait aux horaires de vacances.
- N'acceptez pas de niveaux de personnel
sous la limite raisonnable.
- Faites plier l'employeur à l'ordre sur
les escortes
- Ne pas les laisser inclure de multiples
quarts fixes dans un horaire. Les quarts fixes devraient seulement
être faits sur une base individuelle, à l'extérieur des
négociaitons d'horaires, pour accommoder les gens à cause de
maladies ou pour des raisons de compassion.
- N'acceptez pas de langage sur les
congés statutaires.
- Si l'employeur veut aller à quatre
quarts consécutifs de travail de douze heures, ils ne peuvent pas
imposer cela, ils doivent le négocier.
- Pensez à l'impact sur les postes à
temps plein avant d'accepter d'employer plus de personnel à temps
partiel sur une base régulière. Rappelez-vous: le but de l'employeur
est de réduire le nombre faisant partie du personnel classifié à
temps plein.
Le syndicat continue à se battre pour les conversions telles
qu'établies dans l'entente collective. N'aidez pas l'employeur à
réduire les postes classifiés.
Demandez l'information complète
«Toutes les sections locales devraient demander l'information
complète de l'employeur concernant l'utilisation du personnel non
classifié, les heures de congé autorisées pour les employés à temps
plein, et l'utilisation autorisée des heures supplémentaires sur une
base hebdomadaire, mensuelle et annuelle pour 1998 et 1999», dit le
président du CREM, Scanlon.
«L'employeur a besoin de définir très clairement ce que sont leurs
limites de discrimination financière et ce que seront en tout temps les
niveaux normaux de personnel, préférablement décomposés en segments de
deux heures», dit-il. «Ils devraient également fournir une liste
d'activités (programmes de détente, commissions de libérations
conditionnelles, écoles, etc.) et comment ces activités vont affecter
les horaires».
«Négociez de la manière dont vous le feriez tout le temps», dit Jim
Paul. «Oubliez la menace des quarts de huit heures. Ne les laisser pas
vous éloigner de votre objectif».
Négocier une semaine de travail comprimée ne devrait pas prendre
beaucoup de temps, dit Paul. «Le modèle est là dans l'entente
collective».
Toutes les ententes sur les semaines de travail comprimées devront
être révisées au niveau central par le syndicat, et aucune des ententes
locales qui violent l'entente collective ne seront endossées par le
syndicat.
«Le syndicat continuera à régir les ententes sur les semaines de
travail comprimées et à protéger le contrat», dit Paul. «Que ce soit
fait par le siège social ou par les membres individuellement, la chose
importante est que nous ayons les horaires avec lesquels les membres
peuvent travailler sans perturber indûment leurs vies personnelles».
Pour plus de renseignements sur cette campagne, communiquez avec Don Ford ou Carol
Whitehead au 1-800-268-7376, poste 356 ou 416-443-8888, poste 356. Courriel dford@opseu.org ou cwhitehead@opseu.org
Syndicat des employé-e-s de la fonction publique de l'Ontario
100 Chemin Lesmill, Toronto, Ontario M3B 3P8
www.sefpo.org opseu@opseu.org
Distribution de la version originale autorisée par la présidente du SEFPO,
Leah Casselman.