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Droit du Travail  
   

QUESTIONS DE DROIT PÉNAL
(Renseignements importants à l’intention des membres du SEFPO)

1. ÊTES-VOUS OBLIGÉ DE RÉPONDRE AUX QUESTIONS POSÉES PAR VOTRE EMPLOYEUR OU PAR LA POLICE ?
  1. EMPLOYEUR : En général, il y a un certain degré d’obligation de répondre aux questions posées par l’employeur sur l’inconduite présumée. Toutefois, l’étendue de cette obligation n’est pas claire. Un employé risque de se trouver dans une situation précaire s’il ne répond pas aux questions; cependant, dans le cas d’une possibilité de poursuite pénale, c’est peut-être mieux de refuser de répondre. Une décision défavorable peut être révoquée par un grief subséquent, tandis que les mauvaises réponses données avant que tous les faits ne soient révélés peuvent être impossibles de changer.
  2. Veuillez noter, toutefois, que la situation est encore plus problématique si l’enquêteur est un inspecteur en vertu de la section 22 de la Loi sur les services correctionnels. Le manque de collaboration avec un inspecteur peut être une raison valable de licenciement. Si l’employé décide de collaborer, l’entrevue doit commencer avec une déclaration indiquant le fait que la participation n’est pas volontaire, mais qu’elle a été faite sous pression, en raison de menace de sanctions. (Pour de plus amples renseignements, reportez-vous à la section « C » TOUS LES CAS, ci-dessous.)

    Si vous avez des questions à ce sujet, n’hésitez pas à communiquer avec votre section locale et/ou délégué du personnel. En cas de besoin, vous pourriez demander de l’aide du conseiller juridique du SEFPO.

  3. POLICE : Dans le cas d’une enquête menée par la police, il n’y a aucun doute que vous avez le droit de rester silencieux et de communiquer avec votre conseiller juridique. Toutefois, vous devez faire très attention à qui vous demandez de l’aide. Les personnes qui ne sont pas avocats de profession peuvent être accusées d’entraver un agent de police dans l’exercice de ses fonctions si elles vous encouragent de ne pas répondre aux questions. C’est à vous de juger vous-même si vous devez rester silencieux ou pas.
  4. TOUS LES CAS : Si vous décidez de collaborer dans une entrevue avec l’employeur ou la police, vous devez négocier les points importants suivants avant de répondre aux questions :
  1. L’entrevue ne doit pas être enregistrée sur cassette, ni audio, ni vidéo; mais plutôt par écrit, à la main (ou par dactylographie, si un ordinateur est utilisé) et le compte rendu de questions et réponses doit être pris mot à mot.
  2. Un accord doit être conclu pour que vous puissiez avoir l’occasion de lire les questions et réponses à la fin de l’entrevue, d’apporter tous les changements nécessaires et de signer aux fins de vérification de l’exactitude. Vous devez recevoir une copie de l’accord avant le départ de l’intervieweur. (Si l’entrevue a été enregistrée par ordinateur et qu’aucune imprimante n’est disponible, l’intervieweur doit accepter de vous faire parvenir une copie de l’entrevue dans un délai raisonnable.)

Si vous avez des questions à ce sujet, n’hésitez pas à communiquer avec votre section locale et/ou délégué du personnel. En cas de besoin, vous pourriez demander de l’aide du conseiller juridique du SEFPO.

2.  VOUS ÊTES ARRÊTÉ PAR LA POLICE – LES CONDITIONS DE MISE EN LIBERTÉ Y COMPRIS L’ABSENCE AU TRAVAIL ET/OU LA CESSATION DE RAPPORT AVEC LE PERSONNEL OU LES CLIENTS

Si vous apprenez de telles conditions de mise en liberté, SOYEZ PRUDENT avant de les accepter. Elles pourraient vous empêcher de retourner au travail. Plutôt que des les accepter telles qu’elles vous ont été imposées, vous devez être conscient qu’il y a toujours possibilité de négociation. Le soulagement de courte durée par suite de la mise en liberté temporaire ne pourra peut-être pas récompenser les effets négatifs à la longue.

Si vous êtes soumis à des conditions de mise en liberté provisoire moyennant une caution, cela pourrait vous empêcher d’assister à une audience disciplinaire menée sur le lieu de travail. Avant de pouvoir assister à cette audience, vous devez demander à la cour de modifier ou d’annuler certaines conditions de mise en liberté. Si vous ne le faites pas à l’avance, vous pourriez être accusé de non-observation des conditions de mise en liberté sous caution et arrêté de nouveau par la police.

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