OPSEU: Forward Together
   
 
  OPSEU OnLine
Avancer Ensemble SEFPO en Ligne
AccueilAdhesionNouvellesGriefsJuridiqueNegotiationsCourrielLiensRechercheEnglish
Droit du Travail  
   
EXAMENS D'ALCOOL ET DE DROGUES SUR LES LIEUX DE TRAVAIL: Pas permis à moins qu'il y ait un véritable problème de consommation excessive qui ne puisse pas être réglé autrement
Dans une décision de la section locale 793 du syndicat international des conducteurs d'engins de construction et de «Sarnia Cranes», la Commission des relations de travail de l'Ontario devait évaluer si la la politique d'examens de drogues et d'alcool promulguée par «Sarnia Cranes» enfreignait la convention collective.

La politique incluait quatre types d'examens de drogues:«accès préalable aux lieux de travail à haut risque, «un motif raisonnable» d'être préoccupé, mauvaise conduite «après l'incident» et surveillance des employé-e-s à problèmes.

Bien que les examens obligatoires de drogues ne faisaient pas partie de la politique, le conseil devait se prononcer sur les examens de personnes choisies au hasard. Le conseil tient compte du fait que «le motif raisonnable de procéder à un examen» pourrait se dérouler même dans un lieu où il n'y avait pas de doute raisonnable sur l'utilisation de drogues et d'alcool. La potilique soulignait également que le refus d'un employé de subir un examen serait interprété comme un test positif de dopage.

En s'appuyant sur la décision «KVP» qui a fait école depuis 1965, «16 L.A.C. 73» et selon la décision de la Cour d'Appel dans la cause:«Municipality of Metropolitan Toronto»(1990), «69 D.L.R. (4th) 268 (Ont. C.A.), le Conseil a retenu qu'il y avait un devoir implicite des employeurs d'avoir des politiques raisonnables en milieu de travail.

Le conseil a conclu que la politique des examens de drogues et d'alcool était discriminatoire à l'endroit des employé-e-s et contraire aux lois des droits de la personne, en citant une décision de 1998 faite par la Cour divisionnaire portant sur la politique d'examens de drogues et d'alcool de la firme ESSO:«98 C.L.L.C. 145,072».

Le conseil, répétant l'analyse rendue dans la décision de la cause ESSO, statuait qu'un examen ne pouvait pas établir une diminution des facultés au moment précis de l'examen.

Le conseil souligne que si l'examen ne pouvait pas établir le niveau d'incapacité au moment de l'examen, il était alors extrêmement préjudiciable de se fier aux résultats de l'examen pour prendre des mesures disciplinaires contre l'employé-e ou de le(la) congédier. Alors que l'employeur avait la responsabilité de garantir un lieu de travail sans danger et d'assurer que les facultés des employé-e-s n'étaient pas affaiblies, un examen n'était pas la façon de procéder.

Le conseil a également révisé la jurisprudence d'arbitrage sur les examens de drogues dans le lieu de travail. Cette jurisprudence établit que s'il y avait un problème de consommation de drogues dans le lieu de travail et que s'il n'y avait pas d'autre manière moins intrusive pour établir que l'employé-e avait un problème de drogues ou d'alcool, à partir de là et seulement à partir de là, des examens de drogues étaient acceptables dans le lieu de travail.

Dans ses conclusions, alors que le conseil souligne que l'industrie de la construction en était une où «le thé n'était pas la boisson de prédilection», statuait avec emphase qu'il croyait qu'un meilleur programme d'aide aux employé-e-s en plus de promouvoir la santé et des programmes de formation pour les employé-e-s pouvaient permettre d'établir l'incapacité de l'employé-e dûe à la consommation de drogues.

Un employeur ne pourra pas faire subir des examens de drogues et d’alcool à moins qu'il puisse prouver qu'ils sont nécessaires parce que le problème de consommation de drogues et d'alcool a été démontré. L'employeur devra également prouver qu'il est impossible de contrôler l'excès de drogues et d'alcool sans recourir à des examens de drogues.

Page d'accueil  « Droit du Travail »