Divison des employé(e)s de la régie
des alcools

Notre LCBO : Gardons-la publique !

À la lumière du déficit ontarien de 21 milliards de dollars, la vente des joyaux de la couronne de l'Ontario se mérite une autre ronde de réflexion.  Notre message est clair : vendre les biens de l'Ontario, quels qu'ils soient, y compris la LCBO, n'est pas prudent.  Pourquoi vendre la poule aux œufs d'or ?

L'an dernier seulement, la LCBO, la Société des loteries et des jeux de l'Ontario (OLG), Hydro One et Ontario Power Generation ont enregistré des profits de 4,3 milliards de dollars.  Année après année, ces fonds sont directement versés dans les coffres provinciaux pour soutenir les soins de santé, l'éducation et d'autres services publics dont profitent les habitants de l'Ontario.  

On a rapporté que le gouvernement de l'Ontario envisageait de faire de ces entreprises une « super société » et de vendre une minorité des parts à des investisseurs privés.  McGuinty tente d'adoucir le sujet de la privatisation en prétendant que cette « super société » ne serait que partiellement privatisée. Il est toutefois plus vraisemblable que l'intention soit d'aboutir à une privatisation totale.  Ce serait là un déjà vu, qui nous ramènerait à l'époque où les sociétés Petro-Canada et Air Canada ont été émises dans le public avant d'être progressivement vendues au secteur privé.

Dalton McGuinty s'est transformé en Goldman Sachs, une banque d'investissement âpre au gain notoire de New York, pour donner des conseils sur la vente des joyaux de la couronne de l'Ontario.  Un reporter a parlé de Goldman Sachs comme d'un « grand vampire à tentacules emprisonnant la face de l'humanité, plantant implacablement ses crocs dans tout ce qui sent l'argent. »  (adaptation libre)  Avec Goldman Sachs offrant conseil à McGuinty sur la privatisation, il est peu vraisemblable que les « meilleurs intérêts » du peuple de l'Ontario soient servis. Nous ne voulons pas que Dalton McGuinty fasse la même erreur que Mike Harris a faite en vendant l'autoroute 407 à bon marché.

La privatisation de la régie des alcools en Alberta, qui a eu lieu en 1993, est une preuve que la privatisation n'est pas seulement une mauvaise idée, mais que c'est aussi une idée coûteuse. Suite à la privatisation, les Albertains ont vu le taux d'incidents de conduite en état d'ébriété et de crimes liés à l'alcool augmenter.  En tant qu'organisme public, la LCBO a le mandat de vendre des alcools de façon responsable.  Chaque année, les employés de la LCBO refusent de servir des milliers de personnes trop jeunes ou en état d'ébriété.  La responsabilité sociale garde nos communautés en sécurité.

Vous pouvez aider à garder notre LCBO publique.  Faites savoir à votre famille, à vos amis et à vos voisins de l’importance de garder la LCBO comme un organisme public.


Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario, 100, chemin Lesmill,  Toronto (Ontario) M3B 3P8  (416) 443-8888

Faites parvenir les questions techniques ou les commentaires sur le site au webmestre

Licence restreinte, droits d'auteur et marques déposées

Produced by OPSSU