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L’Ontario mérite mieux que le duo Hudak-Hillier : une lettre de Warren (Smokey) Thomas


Madame, Monsieur,

Les conservateurs Tim Hudak/Randy Hillier ont récemment publié un document de réforme du droit du travail intitulé « Les voies de la prospérité : des marchés de travail flexibles ».

Le parti sans idée et sans chef a enfin fait l'aveu de sa vision d'un Ontario à bas salaires. Pour faire bonne mesure, les réformes proposées s'en prennent aussi aux travailleurs accidentés et à la présidente de la CSPAAT, Elizabeth Witmer. Ce n'est pas une façon de diriger une province.

C'est la même vieille formule. Attaquer les syndicats et diaboliser la classe moyenne. Quand les bonnes idées commencent à manquer, pourquoi ne pas recommencer à se chicaner? Compter sur la colère. Séparer les Ontariens plutôt que de les unir. Détruire plutôt que bâtir. Il ne fait aucun doute qu'Hudak et ses collègues sont malheureux et frustrés! Ils ont vraiment besoin d'aide, mais certainement pas « à la Randy Hillier », conseiller « de confiance » et député provincial.

Vraiment Monsieur Hudak? Randy Hillier, porte-parole du travail? N'est-ce pas celui-là même qui n'avait pas payé ses impôts et qui avait ensuite reproché à son épouse d'avoir oublié? Ancien dirigeant de l'Association des propriétaires fonciers, n'est-ce pas le même justicier contre-pouvoir qui râlait contre le gouvernement auquel il veut désormais se joindre? Chaque membre de votre caucus à qui j'ai parlé m'a assuré qu'Hillier était un rebelle, une véritable source d'embarras, sauf vous bien sûr. Mais après tout, vous n'avez pas eu grand chose à dire dernièrement.

Prenons par exemple la fin imposée par McGuinty de notre industrie des courses de chevaux. C’est une attaque directe au cœur de l'Ontario rural. Entre temps, des syndicats comme le SEFPO travaillent main dans la main avec les gens en milieu rural, sel de la terre, qui essaient de gagner leur vie en faisant le travail qu'ils ont toujours fait et qu'ils aiment.

C'est la raison d'être des syndicats. Ils veulent pour tous ce qu'ils cherchent pour eux-mêmes : justice, équité et salaires décents. Les syndicats sont également porte-parole de la classe moyenne. Il suffit de tourner notre regard au sud de nos frontières, où les « états assurant le droit au travail » ont détruit les syndicats. Ces états sont les plus durement touchés. Au fur et à mesure que la densité syndicale rétrécit, la classe moyenne disparaît. Plutôt que d'inspirer l'unité nécessaire dans les périodes difficiles et de bâtir, les conservateurs d'Hudak/Hillier préfèrent diviser, conquérir et blâmer.

L'Ontario a besoin d'un dirigeant visionnaire qui encourage les entreprises, la main-d'œuvre et le gouvernement à travailler ensemble pour le bien de tous. Nous devons en faire plus pour coexister. Nous devons collaborer et accorder la priorité à l'Ontario.

Avec le leadership lâche de Monsieur Hudak, il n'est pas étonnant que le premier ministre fuie ses responsabilités. L'Ontario mérite mieux. En mettant de côté notre ego et en travaillant ensemble, nous transformerons « la course vers l'abîme » en un sprint à la victoire. C'est notre vision pour l'Ontario. À la façon ontarienne.

 

Warren (Smokey) Thomas



 


Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario, 100, chemin Lesmill,  Toronto (Ontario) M3B 3P8  (416) 443-8888

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