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Communique 2005
 


POUR PUBLICATION IMMÉDIATE Le 27 janvier 2005

Le SEFPO continue à lutter pour les droits des francophones : les Libéraux se voient défendre la décision « illégale » des Conservateurs

TORONTO – Le gouvernement Harris avait illégalement et anticonstitutionnellement fermé le seul collège français de la région du sud-ouest de l’Ontario, ayant fait du tort aux communautés d’expression française et violé leurs droits constitutionnels, les avocats qui représentent le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) et la communauté francophone ont dit à la Cour supérieure de l’Ontario cette semaine.

Les avocats, Annie Berthiaume, Sean McGee et Marc Cousineau, du cabinet juridique Nelligan O’Brien Payne, ont dit à la Cour supérieure de l’Ontario (Cour divisionnaire) que la fermeture du Collège des Grands Lacs (CGL) en 2001 a violé les droits linguistiques des minorités comme c’était le cas de l’hôpital Montfort. Ont assisté aux audiences de la révision judiciaire, les membres de la communauté francophone, les anciens membres du personnel du collège et les membres du SEFPO.

Leah Casselman, présidente du SEFPO, était déçue de voir que le gouvernement libéral défendre la décision des Conservateurs de fermer le collège sans consultation valable, surtout quand le gouvernement présentait son argument en anglais. « Il semble que les Libéraux vaillent vraiment se retrouver sur le mauvais côté de la décision historique relative aux droits des francophones. Au lieu de renverser le méfait de Harris, ils l’ont approuvé sans discussion. Pour les francophones, et pour nos membres, le premier mandat des Libéraux ressemble de plus en plus à un troisième mandat conservateur. »

Casselman a aussi dit qu’il était bizarre d’entendre les avocats du ministère des Collèges et Universités donner comme raisonnement que les étudiants au CGL ne pouvaient pas obtenir une bonne éducation parce que les classes étaient « trop petites ».

Trois ans et demi après la fermeture, le CGL existe toujours sur papier pour payer les agents d’administration et embaucher les avocats. « Il coûte probablement plus cher de fermer ce collège que de le garder ouvert, » a-t-elle dit.

Le SEFPO représente le personnel scolaire et le personnel de soutien de tous les collèges communautaires de l’Ontario. Les délégués au Congrès 2002 du syndicat avaient voté à l’unanimité pour appuyer cette contestation judiciaire.

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Renseignements : David Cox (416) 788-9197