POUR PUBLICATION IMMÉDIATE Le
6 mars 2006
La qualité de
l'éducation est la question fondamentale à résoudre pour
éviter la grève imminente du personnel scolaire des collèges
TORONTO – La qualité de
l'éducation est la question fondamentale à résoudre pour
éviter la grève imminente des quelque 9 100 membres du
personnel scolaire des collèges de l'Ontario, a déclaré le
Syndicat des employé-e-s de la fonction publique de l'Ontario.
« Cette ronde de négociations
concerne la qualité de l'enseignement donné aux étudiants dans
nos collèges communautaires », a déclaré Madame Leah Casselman,
la présidente du SEFPO. « Nous voulons une réduction de
l'effectif des classes et une augmentation du personnel
scolaire, pour que les personnes responsables de
l'enseignement dans chacun de nos collèges puissent accorder
plus de temps, plus d'attention et un meilleur feedback à
chaque étudiant et étudiante. »
Le Syndicat déclenchera la
grève à 12 h 01 ce soir si les pourparlers manquent de
produire une entente.
« Le rapport de la Commission
Rae a dit que notre niveau de vie, et donc notre qualité de
vie, dépendent d’un accès à une éducation qui équivaut à ce
qui se fait de mieux dans le monde », a fait valoir Madame
Casselman. « Monsieur McGuinty nous a bien fait comprendre
qu'il était du même avis. »
En mai dernier, Monsieur
McGuinty a déclaré que l'amélioration de la qualité de
l'enseignement dans les collèges et les universités devait se
traduire par une augmentation du personnel scolaire et plus de
temps pour les étudiants.
« Le Syndicat négocie pour
obtenir exactement ce que Monsieur McGuinty veut pour nos
étudiants – une éducation de qualité supérieure », a insisté
Madame Casselman.
Les 24 collèges communautaires
de l'Ontario sont représentés dans les négociations par le
Conseil de la rémunération et des nominations dans les
collèges.
« Nous constatons avec
tristesse que la vision de l'employeur en ce qui concerne
l'avenir de l'éducation en Ontario ressemble plus à une boîte
de sardines bon marché qu'à autre chose », ajoutait Madame
Casselman. « L'employeur essaie d'entasser encore plus
d'étudiants dans des classes encore plus bondées, avec de
moins en moins de temps pour chacun de nos étudiants.
Le modèle de la boîte de
sardines transforme nos collèges en usines à diplômes, où la
quantité de diplômés est plus importante que la qualité de
l'enseignement », a-t-elle déclaré. « L'économie globale n'a
que faire d'un vulgaire morceau de papier. L'économie globale
se soucie de la façon dont nos étudiants maîtrisent les
aptitudes dont ils ont besoin. C'est pourquoi nous nous
battons pour une réduction de l'effectif des classes. C'est
pourquoi nous nous battons pour obtenir plus de temps pour
chacun et chacune de nos étudiants. »
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