POUR PUBLICATION IMMÉDIATE 16
novembre 2006
L’organisme du travail basé à
Genève condamne le gouvernement de l’Ontario : McGuinty doit agir
'rapidement' pour permettre au personnel à temps partiel des collèges de
l’Ontario de négocier collectivement
TORONTO – Le Syndicat des
employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) se réjouit de la
décision d’aujourd’hui de l’Organisation internationale du Travail (OIT)
de blâmer avec rigueur le gouvernement de l’Ontario d’exclure les 16 000
employés à temps partiel des collèges de la négociation collective.
L’OIT basée à Genève a
pris sa décision en réponse à une demande du Syndicat national des
employées et employés généraux du secteur public (SNEGSP), l’allié du
SEFPO au niveau fédéral. Le SNEGSP a fait appel à l’OIT de faire
enquête sur la Loi de la négociation collective dans les
collèges de l’Ontario, qui interdit aux employés à temps partiel des
24 collèges de l’Ontario d’adhérer à un syndicat et de s’engager dans la
négociation collective.
Leah Casselman, présidente du SEFPO, a demandé au premier ministre
Dalton McGuinty de corriger immédiatement cette erreur historique. « La
position du gouvernement de l’Ontario est inexcusable; il le sait et il
est temps pour qu’il répare cette injustice. »
« J’encourage vivement
McGuinty de tenir compte de la décision de l’OIT et d’introduire
immédiatement des amendements à apporter à la Loi de la négociation
collective dans les collèges de l’Ontario afin d’assurer que
les employés à temps partiel des collèges peuvent adhérer à un syndicat
comme tous les autres travailleurs. »
La décision de l’OIT se
lit en partie : « ... le comité ne trouve aucune raison pour laquelle
les principes relatifs aux droits fondamentaux d’association et de
négociation collective accordés à tous les travailleurs ne devraient pas
s’appliquer également aux employés à temps partiel. »
Elle se poursuit ainsi :
« ... tous les travailleurs, sans aucune distinction, qu’ils soient
employés de façon permanente, pour une durée fixe ou à contrat,
devraient avoir le droit d’adhérer à une organisation ou à un syndicat
de leur choix » et elle fait appel « au gouvernement de l’Ontario de
prendre rapidement des mesures de circonstance, en consultation avec ses
partenaires sociaux, afin d’assurer que les employés à temps partiel du
personnel scolaire et de soutien des collèges d’arts appliqués et de
technologie ont le droit plein et entier de se syndiquer et de négocier
collectivement, comme tous les autres travailleurs. »
L’Ontario est la seule
province où il est interdit aux employés à temps partiel et de session
des collèges d’adhérer à un syndicat. Les travailleurs à temps partiel
des universités de l’Ontario ont le droit à la négociation collective.
Texte intégral de la décision
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Pour de plus amples
renseignements, communiquez avec :
David Cox, Service
des communications du SEFPO, 1-800-268-7376 x 8314