Le nouveau projet de loi pour reconnaître les droits des travailleurs à temps partiel des collèges vient avec une étiquette de prix élevé, selon le SEFPO

10 juin 2008
 

TORONTO – Le projet de loi bien attendu du gouvernement McGuinty pour reconnaître les droits de négociation collective des travailleurs à temps partiel et de session vient avec une étiquette de prix élevé, selon le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario.

Aujourd’hui à Queen’s Park, le gouvernement a introduit des changements à la Loi sur la négociation collective dans les collèges (LNCC) permettant de créer un cadre juridique pour plus de 12 500 travailleurs des collèges d’adhérer à un syndicat et de négocier de meilleures conditions de travail. Mais ce projet de loi ferait aussi des changements à la LNCC qui risquent de toucher défavorablement la négociation collective d’environ 16 000 travailleurs syndiqués à temps plein. Par exemple, il permettrait d’éliminer les dispositions de la loi qui interdisent les collèges d’engager des remplaçants durant une grève ou un lock-out.

« C’est vraiment scandaleux que ce gouvernement puisse penser que la reconnaissance des droits de la Charte d’un groupe de travailleurs signifie qu’un autre groupe doit abandonner d’autres droits, » a déclaré Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO. « Les droits de la Charte ne sont pas quelques avantages dont nous profitons; ce sont des droits, purs et simples. Ils ne peuvent pas, et ne doivent pas, être considérés comme des jetons à la table de négociations. »

En raison de la LNCC, les travailleurs à temps partiel et de session des collèges n’ont pas droit légal de se syndiquer depuis 1976. Mais il y a un an, la Cour suprême du Canada a décidé que les droits de négociation collective sont protégés par la Charte canadienne des droits et libertés. En août 2007, le gouvernement McGuinty s’engage à réécrire la LNCC pour reconnaître les droits de négociation des travailleurs à temps partiel et de session.

Depuis ce temps-là, des milliers de travailleurs à temps partiel et de session ont signé des cartes syndicales du SEFPO. Le syndicat a fait la demande auprès de la Commission des relations de travail de l’Ontario pour être accrédité comme leur agent négociateur en avril 2008.

« Les travailleurs à temps partiel et de session des collèges désirent ardemment de se syndiquer et de participer à la négociation collective, » a continué Thomas. « Mais ne vous trompez pas; nous voulons que ce projet de loi soit adopté comme une vraie loi aussitôt que possible, et nous encourageons toutes les parties d’en débattre à l’Assemblée législative et de passer aux audiences des comités sans retard inutile. Mais nous nous attendons définitivement à ce que des changements soient apportés. »


Pour de plus amples renseignements : Randy Robinson (416) 788-9134 (cellulaire)


 

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