Le président du SEFPO demande la reconnaissance des droits de négociation « le plus tôt possible »

11 février 2008
 

LONDON, ONTARIO – Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, demande au gouvernement McGuinty, et aux collèges de l’Ontario, de reconnaître son syndicat comme agent négociateur pour plus de 12 500 employés à temps partiel et de session « le plus tôt possible. »

« Nous demandons au gouvernement McGuinty d’agir rapidement en établissant une structure législative pour que les travailleurs à temps partiel et de session participent dans la négociation collective, faisant valoir leur droit en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés, » a déclaré Thomas. « Toutefois, nous ne pensons pas que ces travailleurs devraient attendre une seconde de plus que nécessaire alors qu’une nouvelle loi fasse l’objet de préparation, de débat avant d’être adoptée.

« La justice retardée, c’est la justice refusée,” a-t-il dit. « Ces travailleurs ont attendu trop longtemps. »

La reconnaissance rapide des droits de négociation pour les travailleurs à temps partiel et de session des collèges ne devrait pas poser de problème, Thomas a précisé, car toutes les parties qui ont l’intérêt dans le système collégial ont exprimé leur appui – les travailleurs, le gouvernement McGuinty, les collèges, et (le plus récemment) le conseiller du gouvernement sur la question, Kevin Whitaker.

Dans son rapport publié la semaine dernière, Whitaker (qui est aussi président de la Commission des relations de travail de l’Ontario) a dit : « Il n’y a aucune justification pour exclure ces employés de la négociation collective. On doit accorder immédiatement aux employés à temps partiel le droit de se syndiquer. »

Dans le passé, les travailleurs à temps partiel ont été exclus de la négociation collective par une section de la Loi sur la négociation collective dans les collèges. Puis, en juin 2007, la Cour suprême du Canada a affirmé que la négociation collective est un droit protégé en vertu de la Charte des droits et libertés. Le SEFPO a lancé sa campagne de recrutement peu de temps après.

« Au cours des prochains mois, nous viserons à montrer de façon définitive que les employés à temps partiel et de session des collèges de l’Ontario veulent que notre syndicat les représente, » a continué Thomas. « À notre avis, c’est la seule chose qui compte. Après ça, la négociation collective doit commencer immédiatement. »

Thomas a dit qu’au bout du compte c’est à John Milloy, ministre de al Formation, des Collèges et Universités de prendre la décision.

« Bien que les collèges considèrent eux-mêmes comme des entités indépendantes, la réalité c’est qu’ils font partie des établissements financés par le gouvernement provincial, et ce, par l’intermédiaire du ministre, qui en est responsable devant la population de l’Ontario, » a-il dit déclaré. « Il a le pouvoir de diriger les collèges, il le doit. »


www.collegeworkers.org

Renseignements :
David Cox, Communications du SEFPO : (416) 443-8888 poste 8314; (416) 788-9197 (cellulaire)


 

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