15 septembre 2008
Le gouvernement de l’Ontario a enfreint sa
propre législation du travail en entrant dans un accord illégal avec une
association qui représente ses superviseurs, selon le Syndicat des employés de
la fonction publique de l’Ontario.
Le gouvernement a fait marche arrière à
l’égard des discussions avec le SEFPO visant à moderniser ses relations de
travail, et, au contraire, a signé un accord avec l’association qui représente
ses superviseurs pour restructurer la Fonction publique de l’Ontario touchant
aux droits des membres du SEFPO.
Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, a
dit qu’il était très déçu des mesures prises par le gouvernement libéral de
McGuinty. « Tout ça, c’est une vraie comédie. Évidemment, ils organisaient les
consultations avec des résultats prédéterminés. Si ça, c’est un signe de ce qui
va venir, les négociations collectives vont être très difficiles en Ontario cet
hiver. »
En août, le gouvernement de l’Ontario avait
convoqué des consultations avec tous les agents négociateurs qui représentent
ses employés, y compris le SEFPO, la Ontario Provincial Police Association, et
la Association of Management, Administrative and Crown Employees of Ontario (AMAPCEO)
et les ingénieurs professionnels. Parmi d’autres propositions, le gouvernement
cherchait également à embaucher des consultants pour mettre à jour ses systèmes
de technologie de l’information.
Lors des pourparlers, le gouvernement a
proposé toute une série de changements comme son « option prioritaire » sur
laquelle il a fait marche arrière. Le 10 septembre, le jour où le gouvernement
a manqué à sa parole à l’égard de son « option prioritaire », il a signé une
entente à huis clos avec la AMAPCEO qui comprenait des changements pouvant
toucher à la juridiction du SEFPO et donner à l’association le droit de veto sur
toute autre législation proposée.
Le SEFPO a déposé une plainte contre le
gouvernement en raison de pratique déloyale de travail et a demandé à la
Commission des relations de travail de l’Ontario de déclarer l’accord signé avec
la AMAPCEO nul et non avenu et de payer au SEFPO des dommages-intérêts de 5
millions de dollars. Le SEFPO a aussi déposé de nombreux griefs à propos du
travail des milliers d’entrepreneurs non syndiqués que le gouvernement a
embauchés.
Le SEFPO entrera dans les négociations
contractuelles avec le gouvernement au nom des 45 000 employés de la province
cet automne. |