18 avril 2008
TORONTO – Le gouvernement McGuinty a trahi
plus de 12 500 travailleurs à temps partiel et de session des collèges dans une
audience à la Commission des relations de travail de l’Ontario hier, selon le
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario.
Lors d’une audience à la Commission hier, un
responsable du ministère du Procureur général a protesté bruyamment contre la
demande du SEFPO pour représenter les travailleurs à temps partiel et de session
des 24 collèges communautaires de l’Ontario et a insisté qu’elle ne devrait pas
donner lieu à un vote d’accréditation.
« Hier, le gouvernement McGuinty a soutenu la
position des collèges à cent pour cent, » a déclaré Warren (Smokey) Thomas,
président du SEFPO. « Alors que ce gouvernement ait répété à maintes reprises
son appui aux droits syndicaux des travailleurs à temps partiel et de session;
au bout du compte, tout ce que ces travailleurs ont reçu de leur gouvernement
n’est qu’une paire de claques sur les joues. »
La Commission des relations de travail vient
d’annoncer aujourd’hui qu’elle ne ordonnerait pas la tenue d’un vote pour les
travailleurs en question.
Thomas a dit que si c’est pour rien d’autre,
l’intervention du gouvernement à la CRTO a servi de clarifier les relations
entre le gouvernement et les collèges.
« Par ses gestes hier, le ministère du
Procureur général a montré clairement que les collèges communautaires et le
gouvernement qui les finance font partie de la même entité unique en son genre,
» a-t-il déclaré. « Cela veut dire que le premier ministre de l’Ontario peut
ordonner les collèges de reconnaître immédiatement le SEFPO comme agent
négociateur pour les travailleurs à temps partiel et de session des collèges.
Nous lui demandons de le faire.
« Près de 7 000 travailleurs des collèges ont
signé des cartes syndicales avec la compréhension qu’ils ont les mêmes droits
que n’importe qui de négocier pour améliorer leurs salaires et conditions de
travail, » Thomas a continué. « Pour que le gouvernement McGuinty écrase les
rêves et les aspirations de ces Ontariennes et Ontariens qui travaillent fort,
ce serait honteux et dégoûtant. »
Le président du SEFPO a fait vœu
d’intensifier la campagne du syndicat visant à représenter les travailleurs à
temps partiel des collèges dans les jours et les semaines à venir.
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