22 janvier 2008
OTTAWA – La campagne d’adhésion au syndicat pour obtenir les
droits syndicaux pour les employés à temps partiel et de session dans les
collèges communautaires de l’Ontario s’est transformée en une bataille sur la
liberté d’expression au collège Algonquin d’Ottawa.
Le collège a fait savoir au Syndicat des employés de la fonction
publique de l’Ontario (SEFPO) qu’il ne peut pas coller d’affiches ou même parler
de personne à personne au sujet de la campagne d’adhésion syndicale dans les
zones communes sur le campus durant les pauses.
« Cette censure évidente d’une activité légitime et légale
constitue un viol des droits du personnel au collège Algonquin » a déclaré Roger
Couvrette, président de l’organisation provinciale des employés à temps partiel
et de session. « Le collège n’a aucun droit d’empêcher les travailleurs de
s’informer au sujet de la campagne d’adhésions syndicale.»
Couvrette a déclaré que le collège contrevient à l’article deux
de la Charte canadienne des droits et libertés, qui garantit la liberté
d’expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’association, ainsi
que d’autres droits. Il projette avec d’autres activistes du SEFPO de coller des
affiches avec la copie de la Charte lors d’un événement médiatique aujourd’hui à
10h30.
La campagne d’adhésions syndicale du SEFPO, qui se déroule dans
24 collèges communautaires et concerne plus de 12 500 travailleurs, est la
campagne de recrutement syndicale la plus importante dans l’histoire de
l’Ontario.
« Lorsque nous avons la possibilité de proposer aux employés de
signer une carte syndicale, la majorité écrasante de ces derniers signent sans
l’ombre d’une hésitation, » a affirmé Couvrette. « Le collège Algonquin sait que
le seul moyen de nous empêcher d’obtenir les droits syndicaux consiste à
empêcher les travailleurs de s’informer au sujet de notre campagne, mais cela ne
marchera pas.»
« Si, dans le passé, les travailleurs avaient attendu la
permission de leur patron pour adhérer à un syndicat, ils seraient encore en
train d’attendre, » a-t-il ajouté. « Nous n’allons pas attendre. Nous informons
nos collègues de travail de ce que représente pour nous tous et toutes le droit
à la négociation collective et nous allons poursuivre cette tâche.»
Couvrette a appelé cette opposition du collège Algonquin à la
campagne d’adhésions syndicales « une mesure à courte vue ».
« Les bons dirigeants de collèges savent que de meilleurs
emplois pour les employés à temps partiel et de session vont améliorer leur
recrutement de personnel et le taux de rétention de leurs employés, en outre,
cela ne peut qu’améliorer la qualité de l’éducation dispensée aux étudiants que
nous servons tous.» |