27 février 2008
En ayant assez du nombre de cas à traiter qui
constituent le double de la moyenne des cas au niveau national et d’un
gouvernement provincial qui est indifférent à un problème qui touche 325 000
ontariens et ontariennes vivant dans la pauvreté, les syndicalistes qui
représentent le Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH)
ont convenu mardi d’organiser une Journée d’action à l’échelle de la province le
4 mars.
« Il y a des jours où on aimerait
littéralement pleurer », nous a déclaré Wendy Tabor, représentante syndicale du
POSPH à Woodstock lors d’une réunion extraordinaire à Toronto.
« Tous ce qu’on me répète à la journée longue
c’est « contente toi de faire ton travail ! ». Le problème c’est que nous ne
pouvons pas juste nous contenter de faire notre travail car il y a trop de cas
urgents à traiter. On a atteint le point de rupture. »
Cette proclamation d’une Journée d’action
résulte d’une sérieuse pénurie d’effectifs et d’un manque de financement qui ont
provoqué une crise dans un programme provincial qui administre et distribue
plus de 2,6 milliards de dollars en versements de soutien au revenu à des
personnes ontariennes handicapées vivant dans la pauvreté. Les clients de ce
programme attendent parfois des mois avant de recevoir le versement des
allocations et des services qui leurs sont dus en raison de l’arriéré de cas à
traiter.
La Journée d’action va consister à tenir des
piquets d’information lors de l’heure du déjeuner à midi à l’extérieur des 44
bureaux du POSPH partout en Ontario et pour le SEFPO, qui représente 1 200
travailleurs des POSPH, de faire pression sur les députés provinciaux pour
qu’ils interviennent auprès de la direction de ces bureaux locaux.
Les experts en matière de revenu en Ontario
traitent chacun en moyenne 530 cas. La même catégorie de travailleurs en
Colombie-Britannique ont une charge de travail dans un rapport d’environ 300 :
1. En Nouvelle-Écosse, au Manitoba et en Saskatchewan le rapport est moindre
encore et inférieurs à 200 : 1.
Le SEFPO demande que 60 millions de dollars
soient inclus dans le budget provincial de ce printemps afin de ramener la
charge de travail d’un travailleur du POSPH plus près du rapport de la moyenne
nationale soit environ 250 : 1.
Le président du SEFPO, Warren (Smokey)
Thomas, a déclaré aux représentants syndicaux que la crise dans le POSPH frappe
directement au coeur de la bataille contre la pauvreté du gouvernement McGuinty,
qui s’est engagé à réduire de 25 % la pauvreté au cours des cinq prochaines
années.
« Comment le gouvernement peut-il prétendre
être sérieux au sujet de la réduction de la pauvreté alors qu’il nie à des
ontariens et des ontariennes vivant dans la pauvreté les services publics
auxquels ils ont légitimement droit ? » a demandé Thomas.
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