29 janvier 2008
TORONTO, TIMMINS – La campagne de recrutement visant à
concrétiser la représentation syndicale de plus de 12 500 travailleurs des
collèges de l’Ontario atteint sa vitesse maximale cette semaine, selon le
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario.
« Depuis le lancement de notre campagne octobre dernier, nous
avons fait énormément de progrès et avons réalisé notre objectif intérimaire de
faire signer les cartes syndicales aux employés à temps partiel et de session
dans les 24 collèges communautaires de l’Ontario, » ainsi a-t-il déclaré Warren
(Smokey) Thomas, président du SEFPO. « Nous avons mis en place des rouages qui
nous permettront d’atteindre notre cible finale dans les 10 à 12 prochaines
semaines. Nous ferons tout ce qu’il faudra faire pour être accrédités comme
agents négociateurs de ces travailleurs dans les plus brefs délais. »
Il est devenu possible d’organiser la plus grande campagne
syndicale dans l’histoire de l’Ontario en juin 2007 quand la Cour suprême du
Canada a affirmé que la négociation collective est un droit protégé par la
Charte canadienne des droits et libertés. En août 2007, le gouvernement McGuinty
a annoncé son intention de reconnaître les droits de négociation de ces
travailleurs.
En raison d’une clause étrange de la compliquée Loi sur la
négociation collective dans les collèges, les travailleurs à temps partiel et de
session avaient été exclus de l’adhésion à un syndicat. La décision de la Cour
suprême du Canada annule cette exclusion, selon le SEFPO.
Roger Couvrette, président de l’organisation provinciale des
travailleurs à temps partiel et de session, a précisé que la syndicalisation
aura un effet « positif et remarquable » sur la qualité de l’éducation offerte
par tous les collèges.
« Des conditions de travail et des salaires bien inférieurs aux
normes des employés à temps partiel et de session ont donné lieu à une crise de
rétention et de recrutement dans les collèges, » Couvrette a déclaré. « Les
membres du personnel scolaire ou de soutien à temps partiel s’amènent au collège,
s’efforcent de s’y adapter, deviennent découragés par le mauvais traitement, et
s’en vont. Quand de bons employés prennent la porte, ce sont les étudiants qui
en subissent les conséquences. »
Couvrette est en tournée au collège Northern; il rencontrera les
médias à une conférence de presse à Timmins à 10 h 30. Les recruteurs de la
campagne au collège Humber à Toronto ménageront une rencontre avec les médias
dans leur collège aujourd’hui à 14 h 15. |