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22 juin 2009
TORONTO – Avec le
délai de grève fixé à 00 h 01 du 24 juin, la question clé à se poser dans le
cadre des pourparlers contractuels entre la LCBO et ses travailleurs syndiqués
se résume à cela : Dalton McGuinty dépensera-t-il 5 M$ par jour pour empêcher le
maintien de bons emplois en Ontario?
En 2007-2008, la
LCBO a envoyé des profits de 1,345 milliard de dollars et 383 millions de
dollars en taxes de vente à Queen’s Park, soit un total de 1,728 milliard de
dollars, ou 4,7 millions de dollars par jour, en moyenne. En période de pointe,
comme à l’heure actuelle, ce chiffre est beaucoup beaucoup plus élevé.
« Ces pourparlers
contractuels sont tout à propos du genre de province dans laquelle nous voulons
vivre, » a déclaré Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO. « Est-ce une
province où la plupart des gens vivent dans la misère, avec des emplois à temps
partiel temporaires, sans avantages sociaux, sans sécurité et sans moyen
d'économiser pour la retraite? Ou en est-ce une qui offre de bons emplois
permettant aux gens de vivre décemment, d'élever leurs enfants comme il faut et
de prendre leur retraite avec dignité ? »
« Si Dalton
McGuinty permet à la LCBO d’obliger les membres du SEFPO de faire la grève,
c'est parce qu’il préfère perdre 5 millions de dollars par jour plutôt que de
défendre les droits des travailleurs ordinaires. »
Soixante pour cent des membres du SEFPO à la
LCBO travaillent occasionnellement et gagnent un salaire moyen inférieur à 20
800 $ par an. Les employés occasionnels n’ont aucuns avantages sociaux, aucune
garantie d’heures de travail et aucun moyen pour planifier leur retraite. Parmi
le personnel avec moins de dix ans de service, 88 pour cent sont des employés
occasionnels.
« Les membres du SEFPO à la LCBO sont comme
des millions d’Ontariens qui essaient de joindre les deux bout en faisant deux
ou trois travaux à temps partiel sous-payés ou qui ont peur de perdre les
emplois à temps plein qu’ils occupent, » a continué Thomas. « Si le premier
ministre ne défend pas les droits et les intérêts de tous ces employés dévoués,
il y a quelque chose qui ne va pas dans cette province. » |