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23 mars
2009
TORONTO - Face à la pire crise économique qui
ait frappé l’Ontario de mémoire d’homme, le plus important des syndicats du
secteur public des employés provinciaux lance un appel au premier ministre,
Dalton McGuinty, afin qu’il convoque un sommet économique de chefs de file des
entreprises, des syndicats et du gouvernement.
« La crise économique et sociale actuelle à
laquelle est confronté l’Ontario exige rien de moins qu’une mesure hardie pour
produire des solutions pratiques » a affirmé le président du Syndicat des
employés de la fonction publique de l’Ontario, Warren (Smokey) Thomas, lors
d’une conférence de presse tenue à Queen’s Park aujourd’hui.
« Nous proposons que le premier ministre
convoque un sommet des responsables du gouvernement, des entreprises et des
syndicats qui auraient pour tâche de travailler en équipe afin de rédiger un
plan pour la prospérité en Ontario au 21e siècle, » a déclaré Thomas, en
ajoutant qu’il était persuadé que cela constituerait le premier sommet de ce
type dans l’histoire de la province.
« La seule condition préalable devrait être
notre volonté collective de produire des résultats mesurables pour la population
de l’Ontario. Que l’on prenne l’engagement de conclure le sommet avec au moins
un plan en 10 points pour la reprise économique. »
Thomas a affirmé que le budget qui sera
déposé cette semaine donne au premier ministre une occasion idéale d’annoncer
des plans pour un sommet économique.
Lors de la conférence de presse, Thomas a dit
qu’au moment même où cette grande récession frappe de plein fouet des dizaines
de milliers de travailleurs du secteur privé, ce n’est pas le moment de couper
dans les programmes provinciaux car cela déclencherait des mises à pied dans le
secteur public.
« Les chèques de paye du secteur public sont
dépensés dans les commerces et les services locaux dans chaque communauté et
aident à les maintenir en activités. Assurer la circulation de l’argent dépensé
au niveau de l’économie locale est un moyen de combattre une récession, » a-t-il
affirmé.
« Soyons clairs ! Lorsque les travailleurs
sont prospères, les entreprises sont prospères. »
Thomas a affirmé que le SEFPO est
particulièrement préoccupé par le fait que les programmes de recyclage de la
main d’oeuvre des collèges communautaires qui assurent le perfectionnement
professionnel et l’espoir aux travailleurs du secteurs privé au chômage ne
soient pas financés de façon adéquate afin de faire face à la crise. Il a
qualifié cela de « grave erreur qui ne fait qu’affaiblir notre compétitivité
économique et notre infrastructure sociale. »
Il a également affirmé que ce ralentissement
économique frappe durement les familles des travailleurs.
« Le SEFPO n’acceptera jamais des mesures qui
entraîneraient des coupures aux programmes d’aide sociale au nom de la gestion
d’un déficit. Au moment même où ces programmes sont en croissance – comme
toujours lors d’une récession – nous devons disposer des moyens pour faire face
aux défis difficiles qui se présentent devant nous. »
La conférence de presse du SEFPO tenue à
Queens Park n’était que l’une des 12 conférences de presse organisées
simultanément par le syndicat dans chaque région de l’Ontario aujourd’hui. |