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24 novembre 2009
TORONTO - Les délégués au congrès de la
Fédération du travail de l'Ontario ont unanimement condamné les collèges de la
province pour leur manque de volonté à négocier de bonne foi dans le cadre des
négociations avec les 9 000 membres du personnel scolaire.
« C'est de l'antisyndicalisme. Imposer une
convention collective est injuste et on doit en finir avec ça. S'ils veulent
une grève, ils en obtiendront une comme ils n'en ont jamais vu auparavant », a
déclaré Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, devant des centaines de
délégués qui l'acclamaient.
Une résolution d'urgence, soumise au congrès
par le SEFPO, attaquait les collèges pour leur décision d'imposer
unilatéralement des conditions d'emploi au personnel scolaire des collèges
communautaires le 18 novembre dernier. Elle en appelait du premier ministre
Dalton McGuinty et du ministre de la Formation et des Collèges et Universités,
John Milloy, d'exiger des négociateurs des collèges qu'ils retournent à la table
et négocient de bonne foi.
La résolution indiquait également que le
Conseil, qui représente l'employeur dans les 24 collèges communautaires de
l'Ontario, avait suspendu tous les comités mixtes syndicaux-patronaux, évitant
effectivement que tous les griefs passent à l'arbitrage.
Et elle mentionnait aussi que le Conseil
avait refusé de soumettre au vote des membres du personnel scolaire les
conditions d'emploi qu'il avait imposées.
Plus de 15 conférenciers ont pris la parole
pour soutenir la résolution, dont des délégués syndicaux d'autres secteurs du
SEFPO, du Syndicat des métallurgistes unis, du SCFP et d'autres syndicats
importants.
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