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25 février
2009
Un arbitre décidera des rémunérations,
avantages sociaux et conditions de travail de plus de 7 000 professionnels de la
santé travaillant auprès de 40 hôpitaux de l’Ontario étant donné que le Syndicat
des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) et les
hôpitaux participants, représentés par l’Association des hôpitaux de
l’Ontario, ne sont pas parvenus à conclure une entente la nuit dernière à la
table des négociations.
« Les Ontariens et les Ontariennes qui
comptent sur des résultats plus rapides et des temps d’attente réduits
découvriront que ces objectifs risquent de ne pas être atteints en raison de
problèmes existants de longue date relativement à attirer et retenir les
professionnels hospitaliers qui n’ont pas été réglés, » a déclaré Yves Shank,
président de l’équipe de négociation du SEFPO. « Les recherches à ce sujet
faites par les hôpitaux eux-mêmes confirment cet état de faits. »
Le syndicat a exprimé sa frustration au sujet
de manque de progrès avec un employeur qui avait les mains liées par son comité
EGAP (le comité consultatif des hôpitaux) lors de cette ronde de négociations.
Les appels adressés aussi bien au comité EGAP qu’aux représentants du
gouvernement de l’Ontario ont échoué pour ce qui est de l’amélioration du
mandat des hôpitaux.
Les hôpitaux sont venus à la table en offrant
nettement moins que les ententes conclues récemment avec les médecins et les
infirmières et infirmiers de la province. Y compris aucune disposition au sujet
de la sécurité d’emploi afin de retenir les professionnels indispensables.
Les professionnels hospitaliers comprennent
toutes les professions qui fournissent des services annexes pour établir les
diagnostics, les services thérapeutiques et de réhabilitation. Ils comportent
les technologues de laboratoires médicaux et les technologues de radiologie
médicale qui effectuent les tests nécessaires pour les médecins afin d’établir
un diagnostic et de prescrire un traitement. Ce sont les pharmaciens et les
techniciens de pharmacie qui s’assurent que les médicaments en doses appropriées
sont administrés. Ce sont les physiothérapeutes, les diététiciens, les
ergothérapeutes, les travailleurs sociaux et les autres professionnels assurant
le traitement et la réhabilitation des patients afin que ces derniers soient
dans un état de santé adéquat pour être renvoyés dans leur foyer.
« Le gouvernement de l’Ontario devrait
travailler pour s’assurer que les exercices pour équilibrer les budgets des
hôpitaux ne résultent pas dans la suppression des postes de ces membres
extrêmement bien formés et essentiels à l’équipe de soins de santé des hôpitaux,
» ainsi a-t-elle déclaré Patty Rout, première vice-présidente et trésorière du
SEFPO. « Ces sont là un bon nombre de travailleurs à la haute formation sur
lesquels le gouvernement compte pour la reprise économique. »
Un sondage du marché du travail par
l’Association des hôpitaux de l’Ontario effectué en 2007 montre qu’après les
infirmiers et les infirmières, les technologues de laboratoire médical sont ceux
qui composent le plus grand nombre de la catégorie d’emplois pour laquelle les
hôpitaux s’attendent à une croissance des besoins en effectifs. Les
diététiciens, les ergothérapeutes, les technologues des voies respiratoires, les
techniciens de pharmacie sont également sur la liste des 10 emplois prioritaires
de l’AHO.
Le gouvernement de l’Ontario et les médecins
de la province ont conclu une entente au mois de septembre 2008 qui prévoit des
augmentations et des primes pour attirer les médecins allant de trois à sept
pour cent par an sur quatre ans, selon la spécialisation des médecins. Les
hôpitaux de l’Ontario et les infirmiers et infirmières ont conclu une entente au
printemps de l’an dernier qui prévoit l’augmentation des salaires de ces
derniers de trois pour cent cette année et d’un autre trois pour cent l’an
prochain. Cette entente avec les infirmiers et infirmières prévoit aussi des
améliorations significatives au sujet des avantages sociaux et des conditions de
travail. Les hôpitaux sont venus à la table avec bien moins que cela afin de
couvrir les coûts généraux des améliorations aux salaires, avantages sociaux et
conditions de travail. |