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22 octobre 2009
TORONTO – Le syndicat représentant le plus
grand nombre d’employés du gouvernement provincial est ouvert à un dialogue sur
les dépenses publiques futures en Ontario mais il est contre un résultat
prédéterminé si ce résultat signifie plus de dommages aux services publics.
« Nous faisons bon accueil à l’invitation du
ministre des Finances Duncan de nous joindre à lui pour des consultations visant
à établir un budget au printemps, » a déclaré le président du Syndicat des
employés de la fonction publique de l’Ontario, Warren (Smokey) Thomas. « Mais
ces pourparlers vont se heurter à un mur si le véritable ordre du jour du
gouvernement consiste simplement à couper et réduire ses dépenses pour se sortir
de la récession aux détriment des services publics et des gens dévoués qui les
dispensent. »
« Tâchons d’éviter de faire la même erreur
que lors de l’imposition du contrat social de 1993. Les mesures arbitraires ne
sont pas la façon de mettre en œuvre une politique saine au niveau fiscal et des
relations de travail. »
Thomas a déclaré qu’il avait été offusqué par
la déclaration du ministre devant la Chambre que l’Ontario était maintenant
avant dernier pour ce qui est des dépenses de programmes par tête parmi les
autres juridictions canadiennes.
« Qui peut se réjouir de cela ? Ce ne sont
certainement pas les enfants qui ont besoin de la protection d’une Société
d’aide à l’enfance ou ceux qui ont besoin d’un traitement dans nos services de
santé aux personnes mentalement et physiquement handicapées surpeuplés et sous
financés. Ce ne sont pas les personnes vivant dans les communautés dont les
hôpitaux ont été fermés et les services d’urgence ont été éliminés ».
«Quand il s’agit de services publics en
Ontario laissez-moi rappeler ceci au premier ministre McGuinty : il n’y a plus
de gras à couper ! Tout ce qui reste c’est les muscles et les os et si on
insiste pour plus de coupures l’Ontario risque de tomber à genoux ».
Le président du SEFPO à poursuivi en répétant
son appel à rebâtir les services publics comme étant le moyen le plus sûr de
restaurer la santé économique des communautés qui ont été les plus durement
touchées durant cette récession.
«Partout en Ontario, dans des endroits tels
que : Windsor, Durham, la péninsule du Niagara et le Nord où la récession a fait
le plus de victimes, ce sont les chèques de paye du secteur public qui
maintiennent les familles ensemble et les communautés intactes. Dans une telle
équation les réductions du secteur public constituent une recette pour la
création d’une situation désastreuse. »
L’Allocution du ministre des Finances de
l’Ontario prononcée devant l'Assemblée législative peut être consultée à
http://www.fin.gov.on.ca/fr/budget/fallstatement/
2009/index.html |