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9 novembre 2009
TORONTO – Les négociations reprennent le 10
novembre entre le personnel scolaire des collèges communautaires et leur
employeur, alors que le syndicat qui représente ces enseignants espère pouvoir
conclure un accord.
« Un accord est possible, mais seulement si
celui-ci respecte le personnel scolaire et les étudiants, » a déclaré le
président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario, Warren
(Smokey) Thomas. « Mais à défaut de régler les questions de liberté académique
et de qualité de l’éducation, les administrateurs des collèges provoquent le
SEFPO à demander à ses membres un vote de grève et fixer des dates de grève. »
Le SEFPO représente plus de 9 000 membres du
personnel scolaire dans les 24 collèges communautaires. Une nouvelle ronde de
pourparlers contractuels avec l’employeur – le Conseil de la rémunération et des
nominations dans les collèges (« le Conseil ») – est prévue du 10 au 12
novembre.
À la suite d’une grève de trois semaines en
mars 2006, l’arbitre William Kaplan avait mis en place un groupe de travail
mixte avec présidence indépendante sur la charge de travail, la liberté
académique et la qualité de l’éducation. Un rapport unanime de ce groupe
d’experts a été publié en mars 2009.
Le SEFPO estime nécessaire de voir les
recommandations de ce groupe de travail intégrées dans la prochaine convention
collective, y compris un modèle collégial pour déterminer les méthodes
d’évaluation des étudiants. Le Conseil a refusé cette revendication.
Le syndicat cherche également à obtenir du
libellé de la convention qui garantit la liberté académique telle qu’elle existe
dans d’autres institutions postsecondaires publiques dans la province.
Bien que les collèges aient établi des
partenariats avec des universités en Ontario et à l’échelle mondiale pour
partager des programmes d’enseignement et qu’ils aient obtenu le droit
d’accorder des diplômes, le Conseil refuse de négocier toute disposition
relative à la liberté académique pour son personnel scolaire.
« En manquant à ses obligations vis-à vis du
rapport du groupe de travail sur la charge de travail et en refusant de négocier
de bonne foi des améliorations aux conditions d’apprentissage dans les collèges,
le Conseil met les étudiants en danger encore une fois. Nous trouvons cela tout
à fait inacceptable, » a déclaré Thomas.
Le SEFPO s’efforce de faire apparier les
accords récents sur les salaires offerts et acceptés par d’autres enseignants
postsecondaires. |