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(TORONTO – 11 août 2010) – Le rapport dévastateur de l’ombudsman André Marin sur le monde de prises de décisions secrètes des Réseaux locaux d’intégration des services de santé a exposé la pourriture au centre des RLISS et le moment est venu pour les réformer tous ensemble, ainsi a-t-il déclaré le président du Syndicat des employés de la fonction publique.
« Les résultats trouvés par André Marin font appel à une enquête plein et entière sur les façons peu démocratiques dans lesquelles les RLISS prennent leurs décisions, » a déclaré Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO. « Le génie est sorti de la bouteille et peu importe ce qu’il essaie de faire, le premier ministre ne peut pas le faire rentrer dedans.
« Nous félicitons les efforts de l’ombudsman Marin, mais le travail n’est pas fini jusqu’à ce que les RLISS soient remis en état en mettant l’intérêt public en premier. Ça n’a jamais été le cas depuis le jour où ils avaient été créés il y a cinq ans. »
Dans son rapport publié hier, Marin était direct : L’engagement communautaire dans la prise de décisions relatives à la fermeture des hôpitaux et à la coupure des services n’a « aucun sens ». Le plus choquant, les RLISS ont adopté expressément des règles qui garantissent que les porte-paroles publics ne contribuent rien à la prise de décision. Le ministère de la Santé a depuis ordonné les 14 RLISS de la province de renverser ces mesures antidémocratiques.
Thomas a dit que le gouvernement McGuinty doit assumer la responsabilité du désordre dans lequel se trouvent les RLISS. Il a échappé l’exigence législative de mener un examen complet des RLISS et de la législation qui les gouverne, tout en procédant à la coupure et à la restructuration relatives aux soins de santé.
« Ça ne suffit pas de dire que le problème se résoudra lui-même. Ça ne se fera pas. La prescription requise pour guérir ce corps public malade est la prépondérance supérieure que nous n’avons pas beaucoup témoignée jusqu’à présent, » a continué Thomas.
Il a félicité la Coalition ontarienne de la santé (Ontario Health Coalition) qui a plaidé avec acharnement des changements à apporter à la façon dont les RLISS mènent leurs affaires. Dans une série d’audiences publiques plus tôt cette année qui avait attiré plus de 1 150 participants et avait reçu presque 500 présentations verbales ou par écrit, la Coalition a recommandé des changements de fond en comble aux RLISS.
« Nous avons déterminé que les RLISS manquent tellement de confiance publique, si imparfaits dans leur taille et si confus dans leur mandat, que nous avons recommandé que la province change de direction et crée des nouveaux corps de planification régionale responsables avec un mandat clair et fondé sur des principes, » selon le rapport de la Coalition.
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