11 octobre 2012
TORONTO – Le Syndicat des employés de la fonction
publique de l’Ontario a déposé une contestation judiciaire contre le projet
de loi 115 le jeudi 11 octobre 2012. La FEESO, la FEEO et le SCFP ont
déposé des contestations similaires dans le but de protéger les droits de
négociation garantis par la Charte canadienne des droits et libertés.
« La négociation collective est
essentielle à la démocratie, » a déclaré Warren (Smokey) Thomas, président
du SEFPO. « En légiférant les contrats des travailleurs de l’éducation d’un
bout à l’autre de l'Ontario, les libéraux de McGuinty ont dénié aux
travailleurs leurs droits fondamentaux en vertu de la Charte canadienne des
droits et libertés. C'est en réalité une vraie menace contre toutes les
négociations collectives dans les secteurs public et privé. »
« En outre, le projet de loi 115 donne au
gouvernement le pouvoir de contrecarrer le droit des travailleurs de faire
la grève. Cette tentative est inacceptable, » a continué Thomas.
« Ce projet de loi des libéraux de
l'Ontario est anticonstitutionnel, » a dit Thomas. « Les droits de
négociation collective sont essentiels à la démocratie : ils sont protégés
par la Charte pour une raison précise. »
« Nous avions raison en avertissant que
le projet de loi 115 n’était que le début, » a dit Thomas. « De même que la
Loi protégeant les services publics. Elle permettrait au gouvernement de
décider des résultats des négociations contractuelles avant même de les
entamer. »
« Nous avons déposé une contestation
judiciaire contre le projet de loi 115 et ferons tout ce qu'il faut pour
assurer qu'il soit abrogé. On ne peut pas permettre aux libéraux de
l'Ontario de s'en tirer avec cet incroyable mépris pour la démocratie. Nous
appuyons tous les travailleurs de l'éducation, tous les gens qui travaillent
dans cette province, nos étudiants, et tous ceux qui dépendent des services
publics, » a continué Thomas. « C'est une lutte qui vaut la peine. »
En plus de ce projet de loi
anticonstitutionnel contre les travailleurs de l'éducation de l'Ontario, la
situation est aggravée par les coupures à la Fonction publique de l’Ontario,
la tentative de contrôler les régimes de retraite et le sous-financement
chronique des services de soins de santé, des services d'éducation et des
services sociaux.
Le SEFPO représente plus de 130 000
travailleurs dont 2 000 aux conseils scolaires de l'Ontario.