12 juillet 2012
TORONTO – Tim Hudak, le chef du parti
conservateur, se montre enfin sous son vrai jour en dénigrant le soutien de
notre syndicat pour des causes de justice sociale appuyées par nos membres,
a déclaré le président du Syndicat des employés de la fonction publique de
l'Ontario.
Warren (Smokey) Thomas a répondu au
dernier communiqué de presse de Monsieur Hudak, dans lequel il pointe du
doigt le SEFPO pour un voyage de solidarité en Afrique australe prévu pour
le mois de septembre.
« On peut se demander si Tim Hudak était
en faveur du régime raciste de l'apartheid en Afrique du Sud », a dit
Thomas. « Ou s'il désapprouve l'appui que notre syndicat offre au Congrès
national africain de Nelson Mandela. Si l'on se fie à ses récentes diatribes
antisyndicales publiées sur le site même du parti conservateur, il
semblerait bien que ce soit le cas. »
Selon Thomas, Hudak déforme délibérément
les faits pour soutenir sa plate-forme de destruction des syndicats en
Ontario. Hudak prétend que les syndiqués n'ont aucun contrôle sur l'usage de
leurs cotisations et, selon lui, ils devraient être autorisés à choisir de
ne pas cotiser, sans toutefois perdre les avantages conférés par une
convention collective.
« Le SEFPO a pris la décision
démocratique en 2004 de mettre de côté un petit montant d'argent pour
soutenir certains projets en Afrique australe, y compris des organismes
communautaires qui luttent contre le VIH/sida », a encore dit Thomas. La
décision a été confirmée à l'unanimité chaque année par la suite. Les
délégués du SEFPO, élus par l'effectif, se rencontrent chaque année et
parlent au nom des 130 000 membres du syndicat. »
En septembre prochain, le SEFPO envoie
une délégation en Afrique australe pour faire l’expérience de la solidarité
internationale. Thomas est fier de ces membres et sait qu'ils seront
d’excellents ambassadeurs pour leurs lieux de travail, leur syndicat et
leurs communautés. Ils en apprendront davantage sur l’humilité des
villageois et sur le besoin de développement international, des valeurs
qu’on apprécie en Ontario et qui sont aujourd'hui la cible du gouvernement
fédéral Harper.
« Nos membres recueillent leurs propres
fonds pour participer à ce voyage », a déclaré Thomas. « Monsieur Hudak
devrait songer à discuter avec les femmes des Premières nations, à Kenora et
Sudbury, qui ont organisé ventes de pâtisseries, repas et autres activités
pour recueillir des fonds pour ce voyage. Ou peut-il devrait-il communiquer
avec cette dame, à la Casey House HIV/AIDS Hospice, à Toronto, qui se
réjouit tant de visiter les projets de la Fondation Stephen Lewis que notre
syndicat soutient en Afrique australe. Le chef du PC pourrait aussi
rencontrer les deux jeunes travailleuses de la santé, elles-mêmes mères, qui
ne peuvent attendre de se rendre dans le village du Malawi où elles aideront
à construire une nouvelle clinique de soins de santé. Et pour finir, Tim
Hudak devrait avoir une conversation avec le membre de Windsor, qu'il
mentionne dans sa déclaration, qui a réuni les uniformes et chaussures
nécessaires pour une équipe de soccer dans le même village de Makupo. »
Thomas a déclaré qu'en diabolisant
aveuglément les syndicats, Hudak ne fait rien d'autre que prouver son envie
de voir s'élargir davantage l'écart entre les riches et les pauvres. « Nous
nous couchons le soir la conscience tranquille, sachant que nous avons
contribué à la lutte contre la pauvreté et l'injustice en Ontario et
ailleurs dans le monde », a ajouté Thomas. « En nous joignant à d'autres,
nous contribuons à la justice sociale et à la solidarité dans le monde.
Hudak irait volontiers à l'encontre de personnes comme Nelson Mandela et
Stephen Lewis si ça pouvait lui permettre de soutenir sa plate-forme
anti-travailleurs. »