4 octobre 2012
Le
dirigeant du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario
avertit que si les libéraux de McGuinty adoptent la soi-disant Loi
protégeant les services publics, ils détruiront le processus de négociation
collective protégé par la Constitution pour des dizaines de milliers de
travailleurs du secteur public.
Warren (Smokey) Thomas, le président
du SEFPO, a déclaré qu'à un moment où on envisage de lancer les négociations
pour 38 000 employés de la fonction publique, le gouvernement, qui est
également l'employeur, risque d’adopter une loi qui ferait des négociations
une vaine démarche.
« Adoptée, cette loi donnerait au
Cabinet provincial le droit de refuser, à sa seule discrétion, toute
convention collective conclue à la table de négociation et de la remplacer
par une convention collective de son cru », a déclaré Thomas. « Ce genre de
procédé enlève toute valeur au concept des négociations. Tandis que nous
nous apprêtions à signifier un avis officiel au gouvernement afin de
commencer à négocier en toute bonne foi pour renouveler notre contrat, le
gouvernement signifie en fait au syndicat un avis de ne pas négocier. »
Même le nom de la législation
proposée, Loi protégeant les services publics, est un mensonge
éhonté, selon Thomas.
« Le gouvernement nous dit que cette
législation vise à protéger les emplois et les services », a ajouté Thomas.
« En réalité, le gouvernement a déjà supprimé 3 000 emplois, et les 1 900
autres qu'il envisage encore d'éliminer permettront de gonfler les coffres
de la province d'un peu plus d'un demi-milliard de dollars, un montant qui
suffira amplement à couvrir le gâchis de l'usine de production de gaz. Ces
coupures ont déjà contribué à la réduction ou à l'élimination de services
publics clés. Et McGuinty veut privatiser encore davantage de services,
invitant d'autres fiascos comme CyberSanté et Ornge ».
Thomas a dit que si tout ce que le
gouvernement McGuinty souhaite faire est d'éviter les augmentations
salariales et de prestations, il n'a pas besoin de législation pour le
faire.
« Le gouvernement dit qu'il veut
‹ appuyer sur pause › afin d'empêcher toute augmentation pendant les
négociations collectives. Si c'est le cas, nous acceptons simplement de
prolonger le contrat d'une autre année pour examiner à nouveau la situation
lorsque l'économie de la province ira mieux. »