5 octobre 2012
TORONTO – Moins de 24 heures après que le Syndicat des
employés de la fonction publique de l'Ontario ait offert au gouvernement de
l'Ontario de prolonger son contrat pour mettre en veilleuse toute
augmentation salariale et de rémunération, les libéraux de McGuinty ont fait
savoir qu'ils voulaient entamer des négociations qui ne manqueront sans
doute pas d'entraîner des coupures draconiennes.
Selon le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas,
McGuinty et le ministre des Finances, Dwight Duncan, ont désormais montré
leurs véritables intentions, en dépit de leur discours public « d'appuyer
sur pause » en ce qui concerne les augmentations dans le secteur public.
« Ce gouvernement n'a pas de bouton 'pause' », a déclaré
Thomas, « tout ce qu'il veut, c'est appuyer sur le bouton 'retour rapide'.
La législation qu'ils proposent ne signifie qu'une seule chose. Leur
intention est de dépouiller notre convention collective de façons dont Mike
Harris n'aurait pu que rêver il y a près de 20 ans ».
La Loi protégeant les services publics que propose le
gouvernement lui permettrait de rédiger son propre contrat avec ses employés
et de le leur faire avaler, qu'ils le veuillent ou non, a encore dit Thomas.
« Aucune négociation véritable ne peut avoir lieu si
cette loi est adoptée », a ajouté Thomas. « Le gouvernement le sait. La
seule raison pour laquelle le gouvernement veut s'asseoir à la table de
négociation est d'exiger des concessions et des réductions et d'ouvrir la
voie à la privatisation et à la vente d'autres services publics. Pour le
moment, notre convention collective est le seul obstacle au démantèlement
des services publics dans cette province. »
Thomas demande au gouvernement d'abandonner la
législation proposée et de faire en sorte que de véritables négociations
collectives puissent prendre place, tel que le promet notre Charte des
droits et libertés.
« Nous sommes bien conscients des réalités économiques »,
a dit Thomas. « Personne ne cherche à faire fortune ici. Nous sommes
informés, raisonnables et réalistes. Mais cette attaque du gouvernement
libéral nous arrive avant même que nous ayons eu une seule réunion et que
nous ayons déposé une seule proposition sur la table. Les relents de
désespoir qui s'échappent de ce gouvernement affectent de toute évidence
leur jugement. Nous invitons McGuinty à faire une vraie pause, à abandonner
ce projet de loi incomplet et à permettre la conduite de négociations utiles
pour les travailleurs et pour les citoyens, pour la protection véritable de
nos services publics. »