Le SEFPO a franchi la première étape pour garder ouvert le Collège des Grands Lacs – pour le moment. Les avocats pour le syndicat et le collège ont accepté un accord tel que ordonné par la cour, ce qui permettra au collège de rester ouvert pour les étudiants de première et deuxième années. Le SEFPO a présenté une requête
devant la Cour supérieure de l’Ontario la semaine dernière pour bloquer la fermeture du seul collège francophone de Toronto.
« C’est une victoire pour le SEFPO, pour les étudiants et pour les communautés francophones du sud de l’Ontario, » a déclaré la présidente du SEFPO, Leah Casselman. Le SEFPO représente le personnel scolaire et le personnel de soutien du collège. « Cet accord nous donne à tous plus de temps à réfléchir sur ce qui le mieux pour le personnel, pour les étudiants
et pour la communauté francophone. »
« Rappelons-nous que le collège a été fermé par suite d’un processus illégal auquel aucun étudiant ou membre de la communauté francophone ou du syndicat n’a participé. Tout a été fait à huis clos d’une façon la plus antidémocratique possible, » a-t-elle ajouté.
À la cour, les membres du syndicat ont été accompagnés des étudiants, des représentants de la communauté francophone et de l’Association canadienne française de l’Ontario (ACFO) et du député du NPD, Gilles Bisson, qui a prêté main forte à la tentative de sauver le collège. La fermeture du collège a été annoncée il y a trois semaines.
Selon l’ordonnance de la Cour, le collège doit rester ouvert en attendant d’autres audiences sur l’injonction. Les étudiants qui ont accepté l’offre pour étudier ailleurs peuvent retourner au Collège des Grands Lacs sans aucune pénalité. L’enseignement doit recommencer au collège et le SEFPO précise que les fonds du Régime d’aide financière aux étudiantes et
étudiants de l’Ontario doivent y être alloués. Des audiences sont prévues pour le 15 novembre et le 26 novembre.
Julie Gigliotti, présidente de la section locale 272 du SEFPO qui représente le personnel du collège, a précisé que les négociations ont pris plus de trois heures. « Nous avons besoin de l’appui de la communauté francophone, de l’ACFO et des députés de l’opposition pour garder ouvert le collège, » a dit Gigliotti. « Je suis certaine que nous y arriverons. »
Maintenant, nous devons nous inquiéter des dossiers sur les conducteurs qui tomberaint dans les mains des malfaiteurs et des examens de conduite qui seraient menés par une entreprise privée.
Le projet de loi 65 a eu son vote de troisième lecture le 24 octobre avec un compte de 47 à 36; tous les membres de l’opposition ayant voté contre. Le projet attend toujours la sanction royale et le moment précis est laissé à la discrétion du gouvernement.
Tout s’est produit en dépit de l’action concertée engagée par le SEFPO, le NPD et les Libéraux à l’Assemblée législative.
« Encore une fois, le gouvernement n’écoute ni le grand public, ni l’opposition, ni les employé-e-s de la fonction publique qui comprennent la façon dont les services liés aux examens de conduite sont offerts, » a déclaré la présidente du SEFPO, Leah Casselman.
Action Fax est une publication électronique du Syndicat des employé-e-s de la fonction publique de l'Ontario.
Version originale autorisée pour publication par Leah Casselman, présidente du SEFPO