Les discussions centrales entre le SEFPO et 48 employeurs de personnel ambulancier
ont été interrompues aujourd'hui après que le gouvernement ait refusé de modifier son
offre salariale de 4.3% étalée sur trois ans.
L'offre du gouvernement demeure très contrastée comparée à celle de 14% offerte au
personnel paramédical par la ville de Toronto
souligne Gord Armes, président du comité de négociation.
La loi provinciale prévoit que les employeurs privés sont reconnus comme «agents de
la Couronne» ce qui veut dire que le gouvernement est réellement l'employeur bien que
les services individuels appartiennent au secteur privé qui en assure l'exploitation.
«Le gouvernement a créé cette situation», soutient Armes. «Ils ne peuvent plus
l'ignorer manitenant».
Le syndicat demandera maintenant la conciliation dans le but de faire bouger les
négociations. «Si la conciliation échoue, je pense qu'on peut s'attendre à une forme
ou une autre de moyens de pression», ajoute Armes.
Le syndicat fera également la demande de négocier les services essentiels exigés par
la loi en cas de grève.
«Nous avons essayé de coopérer à la table, affirme Jamie Ramage, un membre de
l'équipe, qui agit également à titre de vice-président
de la Division des ambulances du SEFPO.
«Nous avons offert d'accepter un contrat d'une plus courte durée s'ils accepteraient
de donner des garanties d'emploi et
l'arbitrage obligatoire mais ils ont complètement rejeté ces possibilités».
La présidente du SEFPO Leah Casselman était furieuse suite aux actions de
l'employeur. «Ce printemps ils nous ont dit qu'ils n'avaient pas les moyens de donner
plus de 4.3% pour cent à nos membres de la fonction publique de l'Ontario»,
souligne-t-elle.«Maintenant, tout d'un coup, ils donnent 45 pour cent d'augmentation
salariale aux juges et 30 pour cent de hausse aux conseillers en médias pour les
ministres du cabinet».
«Il est évident qu'ils ont trouvé de l'argent. Il est temps de partager la
prospérité avec le reste de leurs employé-es», dit-elle. Je ne connais pas de meilleur
endroit pour commencer, qu'avec les gens qui travaillent à sauver des vies».
Le SEFPO représente 1,400 employé-es paramédicaux d'agences de la Couronne en
Ontario.
Les membres du SEFPO dans leurs lieux de travail en Ontario risquent des mesures
disciplinaires au travail s'ils se font prendre en train d'accéder, de sauvegarder et/ou
de distribuer des informations inappropriées provenant de sites pornographiques, de sites
contenant de la littérature haineuse et/ou de l'information concernant des drogues
illégales.
Dans la fonction publique de l'Ontario, le gouvernement de l'Ontario instaure un
nouveau système de filtration internet pour freiner l'accès aux sites contenant ce types
d'informations.
D'autres employeurs pourraient prochainement trouver à propos d'emboîter le pas.
Toutefois, les employé-es ne devraient pas tenir pour acquis que ces sites internet sont
appropriés parce qu'ils sont accessibles du bureau.