Pieds joints dans la conversation électorale
Chers amis,
Les Ontariens vont voter pour élire un
nouveau gouvernement provincial le 6 octobre prochain. Il est temps que nous
nous joignions tous et toutes à la conversation.
Pourquoi? Eh bien parce qu'en tant que
membre du SEFPO, cette élection vous concerne.
Les politiciens qui parlent de coupures
au niveau des dépenses publiques trébuchent les uns sur les autres. Les
libéraux coupent déjà librement sur les emplois et les salaires. Les
conservateurs aiguisent leur hache pour s'y mettre eux aussi – mais avec
encore plus de vigueur.
En 2010, le ministre des Finances libéral
Dwight Duncan a dit : « Il est temps de faire notre part » pour réduire les
dépenses publiques. C'est alors qu'il a annoncé son plan de « gel »
(c.-à-d., de réduction) des salaires des travailleurs provinciaux. Après
avoir annoncé la suppression de 3 400 emplois à la fonction publique en
2009, en 2011 il décide d’en supprimer 1 500 autres. Pour retourner le
couteau dans la plaie, il a embauché un économiste bancaire pour trouver des
façons de vendre nos emplois au secteur privé.
Et puis, il y a Tim Hudak.
Le nouveau chef du parti conservateur
agit comme si le premier ministre Mike Harris n'avait jamais existé.
Aujourd'hui, Harris gagne 750 000 $ par année à un emploi à temps partiel
chez Magna Corp. Mais entre 1995 et 2002, il changeait l'Ontario à temps
plein. Il a attaqué les pauvres et nous a donné le sans-abrisme. Il a
compliqué la procédure d'inscription syndicale. Il a mis la pagaille dans
les secteurs de l'éducation et de la santé et de l'électricité. Il nous a
permis d'hériter du désastre de Walkerton et du scandale de la viande
avariée de Aylmer.
Tout cela a été rendu possible grâce à
ses attaques contre les fonctionnaires et le travail qu’ils accomplissent.
Et voilà que son protégé, Hudak, lui emboîte directement le pas. Son « livre
de changements » est tout à propos de réductions d'impôts (pour rembourrer
les poches des sociétés et laisser mourir de faim les services publics); de
coupures au niveau des services publics (pour payer les réductions
d'impôts); et de privatisation (pour donner des dollars publics aux
mercantis privés).
Ces changements amélioreront nos vies,
d'après lui. Mais ce n'est pas vrai.
J'estime que c'est un privilège de payer
des impôts. Et ce, parce que je sais où cet argent va. Il sert à prendre
soin de nos personnes âgées. Il sert à éduquer nos enfants. Il sert à
protéger notre air et notre eau. Il sert à construire des communautés qui
sont en santé, sécuritaires et prospères.
Mais dans le monde de Tim Hudak, c'est
chacun pour soi. Si pour permettre à votre famille de se maintenir à flot,
vous avez besoin de trois emplois, ça ne le dérange pas. Si vous n'avez pas
les moyens de vous faire soigner, ça ne le dérange pas plus.
Mais la vérité, c'est que ça nous
dérange. Dans le cadre de ces élections, les membres du SEFPO doivent parler
à haute voix du travail qu'ils font. Nous avons contribué à la construction
de cette province. Nous avons contribué à en faire un endroit où il fait
meilleur vivre.
Il est temps de défendre l'Ontario que
nous voulons.
Solidairement,
Warren (Smokey) Thomas, président
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario
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