Ce sont les membres du SEFPO qui donnent le ton
7 décembre 2010
Chers amis,
Le 3 décembre, les membres du SEFPO ont
assisté à 24 événements d’un bout à l’autre de l’Ontario avec un seul but :
entamer une conversation publique à l’égard de la réduction d’impôts des
sociétés.
Ni les Libéraux ni les Conservateurs ne
veulent que cette conversation se produise. Sous Mike Harris, sous Dalton
McGuinty, les sociétés les plus rentables de cette terre ont eu tout ce
qu’elles voulaient. Et quel que soit le problème, leur solution a toujours
été la même : donner aux sociétés plus d’argent.
Notre syndicat met au défi cette opinion
générale. Nous parlons du fait que chaque dollar que nous faisons don aux
sociétés provient des soins de santé, de l’éducation, de la protection de
l’environnement, et d’autres services. Et quand il ne sort pas des
services, il sort des salaires des travailleurs.
Cers travailleurs – nos membres –
dépensent les salaires qu’ils gagnent, et leurs salaires représentent
l’assise économique de chaque communauté. Si vous les coupez, vous couperez
les économies locales.
Pour leur part, les défenseurs de la
réduction d’impôts des sociétés disent qu’ils créent des emplois.
Quelquefois, ils disent même que la réduction d’impôts crée tellement
d’emplois qu’elle paie pour elle-même. C’est un mythe.
Évidemment si les impôts des sociétés
étaient 100 pour cent des profits, nous n’aurions pas d’investissement du
tout, mais ça, ce n’est pas ce dont nous parlons. Les impôts des sociétés
en Ontario sont déjà plus bas que ceux de nos concurrents. De les réduire
davantage retire l’argent des éléments essentiels à une économie en pleine
croissance. Des éléments tels que les soins de santé publique. Une main
d’œuvre instruite. Un système moderne de transports et de communications.
De Thunder Bay à Windsor à ma ville
natale de Kingston, nos membres mettent la réduction d’impôts des sociétés
sur la carte politique de l’Ontario. Nous mettons au défi le statut quo.
Depuis trop longtemps, on a dit aux
travailleurs de partout que nous aurons un meilleur avenir si nous donnons
aux sociétés ce qu’elles veulent aujourd’hui. Mais ce qui se passe en
réalité, c’est tout à fait le contraire. Les salaires dégringolent. Le
nombre d’emplois dégringole. La qualité des emplois dégringole.
Nous avons besoin d’une meilleure
solution. Et ça commence avec le fait de mettre au défi les gens qui gèrent
réellement cette province et la façon dont ils le font.
Je tiens à féliciter et remercier tous
nos mobilisateurs et membres du syndicat qui ont organisé, dirigé et
participé aux activités relatives à la réduction d’impôts des sociétés.
C’est votre travail qui donne le ton en Ontario. Dans les mois et les
années qui viennent, votre travail transformera l’Ontario – pour le mieux.
Solidairement,
Warren (Smokey) Thomas, président
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario
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