Combattre le gel des salaires
13 avril 2010
Chères consœurs, chers confrères,
Le gel des salaires que le gouvernement
McGuinty a imposé dans son budget de 2010 ne doit pas être accepté sans être
contesté.
C’est le message clair qui nous a été
transmis lors d’une réunion d’urgence le 8 avril du Conseil exécutif du SEFPO.
À l’heure qu’il est, la plupart d’entre nous
sommes au courant de ce que ce gel des salaires implique aux termes du Projet de
loi 16, le projet de loi Libéral sur le budget, les travailleurs non-syndiqués
vont avoir leurs salaires gelés immédiatement pour une période de deux ans. Les
employeurs sur les lieux de travail syndiqués auront pour directives qu’ils
n’ont pas d’argent pour financer des augmentations de salaires.
Il ne s’agit pas d’un « gel » des salaires,
bien sûr ! C’est tout simplement une coupure. Avec le taux d’inflation prévu à
une moyenne de deux pour cent par an au cours des deux prochaines années, on dit
aux travailleurs de faire don de quatre pour cent de leurs salaires pour
combattre le déficit. Ou, autrement dit, travailler gratuitement une semaine
chacune de ces deux années.
Cela pourrait être accepté plus facilement
si, comme le ministre des Finances Dwight Duncan l’a suggéré dans son discours
du budget, nous étions effectivement « tous et toutes ensemble dans cette
situation ».
Mais, apparemment, ce n’est pas le cas !
Dernièrement, il y a eu beaucoup de
manchettes à propos du fait que presque tous les cadres supérieurs continueront
à obtenir leurs primes salariales « au rendement ». Ce dont on n’a pas parlé ce
sont les coupures fiscales massives aux entreprises qui accentueront les profits
pour des sociétés qui réalisaient déjà des profits comme les grandes banques.
Ces cadeaux fiscaux – payés en partie par le gel des salaires – donneront aux
sociétés la possibilité de payer des primes au rendement même plus grosses à des
cadres déjà riches qui pourraient tout simplement s’en passer.
Ce sont les mêmes gens qui n’hésitent même
pas une seconde à débourser 950 $ par tête pour participer à un dîner de levée
de fonds avec Dalton McGuinty.
Mais qu’achètent-ils, exactement ? Nous le
savons tous. Ils achètent l’accès aux politiciens. Ils achètent leur
influence. Ils achètent les promesses d’encore d’avantage de traitements
spéciaux et de mesures « favorables aux entreprises » dans l’avenir.
Tout simplement, c’est injuste que le
ministre des Finances demande à un travailleur à temps partiel des services de
développement d’accepter une coupure de salaire de (disons) 400 $ par an alors
qu’il demande lui-même 400 $ à des banquiers pour lui dire quoi faire.
Pour assurer l’appui des unités du SEFPO
durant les négociations, vos membres du Conseil exécutif régionaux organiseront
des manifestations pour protester aux levées de fonds des Libéraux. Nous
prendrons une position très ferme sur le Projet de loi 16. En outre, nous
revendiquerons une nouvelle tranche d’imposition plus élevée qui donnera aux
salariés les plus riches de l’Ontario l’occasion de payer leur juste part.
Joignez-vous à nous à ce combat. Pour en
savoir davantage, n’hésitez pas à
communiquer avec les membres du Conseil exécutif de votre région.
En toute solidarité,
Warren (Smokey) Thomas, Président
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario
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